14/09/2008

B92 et la diaspora

Quand l’automne arrive, je me souviens de Belgrade. Lorsqu’on s’y promène vers la fin du mois de septembre, une odeur forte rampe parmi les rues grises et décrépies : c’est les poivrons que l’on grille pour les dépecer et les préparer pour l’hiver. Voilà une odeur qu’on n’oublie plus jamais, qui annonce la fin d’une saison et le début d’une nouvelle, des traditions culinaires régionales que l’on perpétue en famille dans la cuisine. J’en deviens tout nostalgique, m’imaginant Belgrade ce dimanche soir, voulant y être moi-même, retrouver mes amis, cette atmosphère que j’aimais tant lorsque j'y vivais autrefois.

 

Il existe une autre forme de nostalgie à laquelle je ne suis pas sensible. Ou, plus exactement, que j’abhorre. C’est la nostalgie non pas rapportée au temps, mais à l’espace. C’est comme cela que je définis le complexe de la diaspora. Pour l’illustrer, j’appelle à la barre Vojislav Šešelj (Chechel), en détention préventive depuis 2003 au Tribunal International de La Haye, accusé de crimes de guerre et de génocides. Šešelj est le fondateur et toujours Président du très puissant et très nationaliste Parti Radical Serbe (SRS). De sa cellule, il continue de donner les lignes directrices de son parti.

 

En Serbie, c’est Tomislav Nikolić qui dirige le parti et qui le mène aux élections. Enfin, jusqu’à la semaine dernière. Le Parlement s’apprêtait à voter le Pacte de Stabilisation avec l’Union Européenne, au sein duquel Nikolić et son SRS avaient obtenu les amendements qu’ils réclamaient. Coup de théâtre : 15 minutes avant le vote, Šešelj fait parvenir une lettre à ses députés et leur enjoint de voter contre le Pacte. Nikolić, furieux et humilié, quitte séance tenante la direction du parti, emportant avec lui une bonne partie des députés dans une scission suicidaire pour le SRS. Le SRS ne vote pas, le Pacte passe. Nikolić attend quelques jours puis annonce solennellement qu’il quitte le SRS et fonde un nouveau parti. Son analyse de ce qui s’est passé me permet d’illustrer mon propos : « Šešelj ne comprend plus ce qui se passe en Serbie, il est depuis trop longtemps à La Haye. »

 

Je pense que c’est exact et que Šešelj, confronté à ce qui se passe aujourd’hui en Serbie, comprenant les forces qui dominent la scène politique, aurait signé ce Pacte. C’est son éloignement qui distord sa perception de la situation réelle. Il est victime d’une grave illusion sur son propre pays, illusion qui le pousse dans les derniers retranchements d’un jusqu’au-boutisme haineux. Fidèle à quelques principes essentiels, la réalité n’a sur lui aucune prise et plus il vit loin de chez lui, plus il idéalise cet espace, et moins il le comprend. C’est un exemple archétypique du complexe de la diaspora, cette nostalgie rapportée à l’espace.

 

Car si Šešelj est serbe, et que beaucoup de Serbes souffrent de ce syndrome, ils ne sont évidemment pas les seuls. Ils rejoignent tous ceux qui ont dû quitter une patrie qui souffre, et pas toujours de leur plein gré. On a souvent collé ce terme de diasporiques aux seuls Juifs, mais il s’applique aussi bien aux Iraniens, aux Libanais, aux Kosovars ou aux Arméniens. Fuyant des coups d’état ou des régimes autoritaires, ils ne peuvent pas rentrer chez eux, où ils devraient faire face soit à la prison, soit à la pauvreté. Ils en développent, de l’étranger où ils ont un sort plus heureux, une profonde culpabilité en pensant à leur patrie qui souffre, ainsi qu’une immense frustration de n’y rien pouvoir faire. Ces sentiments violents se traduisent souvent par un irrédentisme et un manque d'humilité exaspérants. Les Israéliens sont bien plus pacifiques et ouverts aux compromis que les Juifs new yorkais, et les Serbes de Serbie sont aujourd’hui plus atlantistes que ceux de Zurich ou de Chicago.

 

Evidemment, le concept de diaspora suisse n’existe pas. On quitte toujours la Suisse de son plein gré, et on y laisse derrière soi une qualité de vie bien souvent supérieure à celle que l’on trouvera ailleurs. Alors, pourquoi la quitter ? Et comment qualifier ce million de Suisses qui vivent à l’étranger ?

20:47 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (21)

Commentaires

1. Seselj n'est pas n'importe quel Serbe. C'est celui qui a dit en 98 qu'il faut pendre tous les étrangers au premier réverbère à la première bombe tombée sur le Kosovo. Il ne restait pas beaucoup d'étrangers au Kosovo à ce moment-là, j'en faisais partie et je ne suis pas prêt d'oublier la peur qu'il m'a filée...
2. Ce que vous dites en général sonne une fois de plus très juste.
3. Mais la Suisse...
Je parie que la plupart des expatriés ou ex-expatriés comme moi n'aime pas ce qu'elle est devenue. On dirait que ses élites veulent s'ingénier à gommer, à effacer tout ce qui faisait sa qualité...

Non seulement les trains ne partent plus à l'heure mais ils sont scandaleusement trop chers et n'offrent que quelques places assises à des gens qui payent plein tarif, dans des trains où les voyous se sentent libres de faire ce qu'ils veulent...et la Poste a tout d'un atelier protégé pour débiles mentaux profonds. Incompétence et cherté sont les deux mamelles de notre Patrie chérie.

Écrit par : Géo | 14/09/2008

Je ne suis pas sûr que Šešelj soit un exemple archétypale d'hystérisation patriotique par diaspora. Il avait déjà de son pays une vision passablement idéalisée et exaltée lorsqu'il y résidait. Sans cela, il ne se serait probablement pas retrouvé à La Haye. Un meilleur exemple d'effet de l'éloignement serait donné par un homme dont l'attitude envers son pays aurait été tiède ou ordinaire tant qu'il s'y trouvait, pour changer radicalement avec l'exil.

Il est piquant, comme vous l'observez, que nostalgie s'utilise aujourd'hui dans un sens d'abord temporel, alors que son étymologie faisait surtout référence au tourment dû à l'éloignement spatial...

Écrit par : stéphane staszrwicz | 15/09/2008

"Incompétence et cherté sont les deux mamelles de notre Patrie chérie." C'est un peu cru. Mais ca n'est pas très lointain de la réalité, hélas. Heureusement, notre belle patrie n'est pas seule dans son cas. Une fois de plus, c'est la distance entre l'image et la réalité qui fait mal.

@Stéphane, c'est vrai que Šešelj est de toute facon cinglé. Mais comme Nikolic l'était aussi, et qu'il l'est un tout petit peu moins depuis quelques mois, j'en déduis que la réalité a plus de poids sur lui que sur Šešelj. Hence my choice.

Écrit par : david laufer | 15/09/2008

"Incompétence et cherté sont les deux mamelles de notre Patrie chérie." C'est un peu cru"
Vous avez raison bien sûr. Mais les Suisses se sont endormis sur leurs lauriers. Surtout dans le domaine de la banque au cas où vous n'en auriez pas entendu parler...
A part cela, ce qui arrive aux banques suisses est à mon avis encore un effet pervers de l'américanophilie dégoulinante qui sévit dans les milieux d'affaires...

Écrit par : Géo | 15/09/2008

Je ne sais pas si vous avez vu la série "Rome", produite par HBO. Il y a un passage qui m'a plu, c'est l'explication que donne César à la confiance qui l'habite avant la bataille de Pharsale où Pompée l'attend avec 5 fois plus de soldats. Il explique ceci: "Nous allons gagner parce que nous avons l'avantage, et nous avons l'avantage parce que nous n'avons pas le choix. En effet, nous devons gagner, ou mourir. Les soldats de Pompée peuvent perdre, et vivre, donc ils ont le choix."

J'ignore si c'est historique, mais c'est parlant. L'Europe, c'est l'armée de Pompée.

Écrit par : david laufer | 15/09/2008

c'est choli mais à mon avis peu historique...
Celui gagnait en ces temps heureux avait une fâcheuse tendance à passer ce qui restait au fil de l'épée. AI ne faisait pas suer le peuple avec ses conneries de dames patronesses. Les troupes de Pompée devaient avoir un certain intérêt à ne pas avoir le bras trop mou.
Mais bon, je jipote un peu...

Écrit par : Géo | 15/09/2008

SS@ "Il est piquant, comme vous l'observez, que nostalgie s'utilise aujourd'hui dans un sens d'abord temporel, alors que son étymologie faisait surtout référence au tourment dû à l'éloignement spatial..."
Certes, mais ce n'est pas contradictoire. Le retour au passé, à l'âge d'or, aux valeurs d'autrefois, c'est encore du retour qu'il s'agit. Un autre peuple de navigateurs fous parle de saudade, qui contient ces deux formes...
Et last but not least : c'est seulement aujourd'hui que ces notions sont si distinctes : combien de temps a mis Ulysse pour retrouver Ithaque, y avez-vous pensé ??? Pour remonter d'Afrique australe, les Portugais devaient attendre les bons vents, tous les six mois...

Écrit par : Géo | 15/09/2008

"combien de temps a mis Ulysse pour retrouver Ithaque, y avez-vous pensé " Kostrowitsky y a songé, à en croire un de ses alexandrins fameux. Mais quand même, l'accent sur le retour au passé au lieu du retour au pays doit révéler quelque chose sur notre modernité. Surtout qu'il s'agit d'un retour impossible par définition...

Écrit par : stéphane staszrwicz | 15/09/2008

"Kostrowitsky y a songé, à en croire un de ses alexandrins fameux."
Merci de le citer, je ne connais pas cet auteur...
Le retour impossible à l'âge d'or est un des mythes les plus solides et les plus récurrents de l'humanité, au cas où vous ne vous en seriez pas aperçu...

Écrit par : Géo | 15/09/2008

DL@ Allez visiter le site de Morning bull, il y est dit exactement ce que j'écris et eux sont des pros...

Écrit par : Géo | 15/09/2008

@ géo,

"[...] Le printemps tout mouillé la veilleuse l'attaque / Il pleut mon âme il pleut mais il pleut des yeux morts / Ulysse que de jours pour rentrer dans Ithaque [...] "

In "La nuit d'avril 1915", Wilhelm Albert Włodzimierz Apollinary de Wąż-Kostrowicki (ou d'autres orthographes), dit Guillaume Apollinaire.

Écrit par : stéphane staszrwicz | 15/09/2008

Bon, SS, la prochaine fois que je parlerais du gypse, je dirais du CaSO4. J'ai fait une matu latin-grec, cela m'a appris à haïr les lettreux. Vous me prouvez que ce n'est pas pour rien...
Et pour en revenir à Ulysse, plutôt que de faire le précieux ridicule, vous auriez pu vous souvenir qu'ils ont mis dix ans pour atteindre Troie.
10 + 20 = 30 ans...
Que devient la différence entre espace et temps ? Il n'y en avait pas !

Écrit par : Géo | 16/09/2008

La distinction entre la nostalgie qui se rapporterait au temps et celle qui se rapporterait à l'espace ne me paraît pas pertinente. Le temps est une notion dynamique, l'espace est une notion statique. Le nostalgie est le regret de quelque choae de passé, elle se rapporte forcément au temps, parfois avec une composante spatiale. Quand on pense avec nostalgie à un lieu, il y a nécessairement un lien avec ce lieu et ce lien doit avoir été fort et s'être par la suite distendu ou rompu et c'est la modification de ce lien dans le temps qui fonde la nostalgie. On ne peut pas avoir de nostalgie pour un lieu avec lequel ni soi-même ni ses ancêtres n'ont jamais eu de relation.

Écrit par : Henri Laufer | 17/09/2008

@HL: évidemment, je ne peux pas avoir de nostalgie de la pampa argentine, que je ne connais pas et avec laquelle je n'ai aucun lien. Le disaporique est nostalgique de sa patrie d'origine, ou même parfois d'adoption. Mais il n'a pas besoin pour souffrir de son complexe d'en être éloigné sur le long terme. La seule composante nécessaire, c'est de n'y pas vivre. Je connais des Serbes et des Iraniens diasporiques qui retournent chez eux tous les ans et même plus. Mais ils souffrent grandement de leur complexe tout de même.

Il y a donc un mot que je n'ai pas écrit dans mon texte et qui explicite ce que je veux dire. C'est le mot "déformant". La mémoire est un outil déformant, c'est une vérité physiologique: on ne se souvient jamais de la réalité telle qu'elle fut vécue, mais bien plutôt telle qu'elle fut ressentie. Thatcher, avec son Alzeihmer, oublie que son mari est mort, mais se souvient de ses négociations avec Reagan et Gorbatchev: c'est que ces négociations furent un moment d'intensité émotionnelle incomparable, alors que son mari fut auprès d'elle tous les jours de sa vie. Or, le diasporique souffre de la même distortion de perception, parfois dans le temps, mais ce qui en fait sa spécificité, c'est qu'il en souffre dans l'espace, qui devient une notion figée dans son univers, mais instable dans la mesure où cette notion dépend de sa perception. Il revient dans sa patrie d'origine pour les vacances et n'y voit que les aspects qui correspondent à son complexe d'éloignement: la nourriture, les endroits aimés, quelques personnes, des odeurs, etc. Mais il ignore tout de la vie réelle sur place, la vie professionnelle, politique, les problèmes administratifs, la mentalité mouvante, etc. Le diasporique voit et connaît cet espace, mais il en a oublié les contingences réelles. En quelque sorte, il n'y voit plus que ce dont il rêve lorsqu'il en est éloigné. Il est incapable, à moins de de s'y établir, de sortir de son rêve, ou de son complexe. Il y a donc effectivement une composante de nostalgie classique, celle dont souffre aussi Seselj. Mais la spécificité du complexe diasporique, c'est bien pour moi cette composante spatiale de la nostalgie qui fait de tout endroit un espace rêvé et figé. C'est bien cela qui est dangereux dans ce complexe, et dans la relation que les diasporiques entretiennent avec leur patrie d'origine.

Écrit par : david laufer | 17/09/2008

Henri Laufer @ Là, je vais prendre la défense de SS. Il est parti comme je le fais souvent aussi de la simple étymologie, la "douleur du retour"...
Il m'a semblé intéressant de constater que ce concept s'est complétement transformé avec l'évolution des transports. Autrefois, certains d'entre nous sont partis coloniser des terres lointaines sans aucun espoir de retour. Aujourd'hui, vous revenez des lieux les plus lointains en quelques heures. Peut-être ce concept de "douleur du retour" reprendra son sens quand on colonisera d'autres planètes...
"Le temps est une notion dynamique, l'espace est une notion statique", dites-vous. Mais le temps que l'on met pour parcourir l'espace a énormèment changé...

Écrit par : Géo | 17/09/2008

DL@ Vous ne mentionnez pas que la nostalgie est double. Après trente ans, Ulysse était certainement heureux de retrouver sa terre; pour Pénélope, je ne me prononcerais pas, ma réputation est suffisamment noire, n'en rajoutons pas.
Mais la nostalgie des rivages de Troie (ou de Circé...) ne l'a t-il jamais traversé ?
Cela s'appelle la malédiction de l'expatrié, le virus de l'Afrique ou d'ailleurs...
Vous ne regrettez jamais les guinguettes des bords de la Sava ? c'est un des plus merveilleux endroits de la planète...
On se croirait dans un tableau de Renoir, sauf que les filles y sont encore beaucoup plus jolies...

Écrit par : Géo | 17/09/2008

Mon sentiment en lisant ces lignes, c'est que la définition des mots souvent suffit à régler leur compréhension. Mr Chechelj est manifestement et au fond de sa géôle batave, nostalgique de sa Serbie rêvée. Le décalage entre son regard et la réalité est une manière d'illustrer ce que dit le Littré (mais aussi wikipédia) sur ce mot 'nostalgie', à savoir qu'il s'agit d'un MAL DU PAYS. Je crois que Lieu et Temps sont ici subjectifs et liés sans ordre ni raison, la nostalgie est "ce dépérissement causé par un désir violent de retourner dans sa patrie" pour reprendre encore le Littré. Cette patrie peut aussi bien évoquer le moment de sa naissance (paternité) que son lieu (pays). Je dis sa naissance mais ce peut être aussi ses premières amours ou son service militaire... En somme le dépérissemnt nostalgique est provoqué par des causes spatiotemporelles qui ont leur propre hiérarchie et l'on peut abhorrer ou adorer, ces causes ne sont pas choisies par le sujet, elles sont sa nostalgie.
J'ai toujours été surpris qu'une radio puisse prendre ce terme de nostalgie pour se qualifier & se vendre. J'oubliais la dimension d'envoûtement qu'il cache. De la nostalgie naissent des mythes et c'est bien connu les mythes sont de gros mensonges, des enjoliveurs de vices! C'est donc assez raisonnable pour une radio de vendre des enjoliveurs, surtout qu'ils n'ont rien à faire, le public se charge de tout! Donnez quelques années à un air populaire et il vous racontera avec précision et enthousiasme toute son époque, âge d'or il va sans dire...
Enfin, comme DL se demande comment qualifier le million de suisses qui vivent à l'étranger et que je vous écris de Paris où je vis depuis 10 ans, je dois admettre que je suis bien en mal pour trouver ce qualificatif. L'expatrié dont parle Geo semble le plus proche terme pour parler de cette réalité ambigüe du suisse primo ambassadeur à son insu de toute une réalité fantasmée et secondo fuyard de son plein gré d'un excès de bien-être par exemple, qui couperait du monde et de ses nécessités, comme un papillon fuyant la chrysalide qui a su le protéger. Mais l'appel du vent et des fleurs a eu raison de cette nymphe, comme l'appel des côtes marines et des grands espaces physiques ou intellectuels de bien des helvètes. Des chiffres font de la Suisse l'un des plus importants pays en terme d'expatriés! Sans doute la difficulté à cultiver une identité suisse en Suisse explique en bonne partie l'absence de diaspora à l'étranger. Je découvre aussi que cette diaspora quand elle veut exister, est le plus souvent composée de personnes âgées, comme si ce sentiment d'appartenance ne venait qu'avec le temps... et nous revoilà au point de départ!

Écrit par : Paul Laufer | 17/09/2008

Expatrié? Hm, non. Ca ne se dit qu'à l'étranger. Un Suisse qui visite son pays n'est plus expatrié dès qu'il passe Bardonnex ou Vallorbe. Mais ca ne qualifie pas la chose d'une manière générale. En plus, expatrié, c'est un phénomène à part, qui n'exclut pas qu'on soit en même temps diasporique. Faire partie de la communauté des expatriés, c'est un des trucs les plus tristes qui soient, et j'y reviendrai dans un article bientôt.

Moi je préfère la version officielle: ceux qui ne vivent pas en Suisse sont "Les Suisses de l'étranger". C'est assez poétique, assez suranné comme expression.

Écrit par : david laufer | 17/09/2008

Il y a beaucoup de Laufer sur ce blog. Je dis ça, je dis rien.

Écrit par : Géo | 17/09/2008

@geo. Entre nous, vous aussi vous êtes un laufer?

Écrit par : Paul Laufer | 17/09/2008

Disons j'étais. Mon ménisque ne me le permet plus...

Écrit par : Géo | 17/09/2008

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