13/10/2008

Le Wall Street Journal et le capitalisme

Dans le petit épisode financier que nous traversons, il y a une expression qui revient souvent et qui parvient encore, étonnamment, à conserver quelque succès. Cette expression, c’est « laisser-faire ». Les banques se cassent la gueule ? Laissez faire. Les assureurs dérouillent ? Laissez faire. Les bourses s’affolent et perdent 10% par jour ? Laissez faire. Le marché tout entier s’effondre et emporte avec lui les épargnes et les retraites de millions de pauvres gens ? Laissez faire. Pourquoi ? Parce que le marché s’autorégule et que le capitalisme a ceci de supérieur aux autres systèmes qu’il corrige lui-même ses erreurs.

 

Lors de la chute du Mur de Berlin, des idéologues – professeurs d’économie, banquiers d’affaires ou investisseurs – ont été inspirés par les événements. Briser les murs semblait être une bonne idée, un truc libérateur. L’économiste américain Francis Fukuyama avait développé une thèse comique qui allait servir de petit livre rouge aux libéraux du monde entier. Cette thèse se résume ainsi : la démocratie libérale est la forme ultime de gouvernement humain et la chute du communisme représente donc la fin de l’histoire en ce qu’elle permet aux démocraties libérales de dominer le monde entier sans plus aucune résistance. On a gagné, ils ont perdu, donc nous avions raison, ils avaient tort et désormais plus rien ne nous arrêtera. En d’autres mots : laissez faire.

 

Cette proposition de liberté totale aura permis, par exemple, qu’on développe des produits financiers basés sur de la dette et non plus sur du capital, et qu’on accorde de la valeur à ces produits sans aucune base réelle, même en sachant qu’ils n’avaient absolument aucune valeur ailleurs que dans des livres de compte. Un peu comme à l’époque où on s’était mis à nourrir des vaches avec des farines animales. Depuis Fukuyama a changé et pense que les institutions financières doivent être sérieusement contrôlées, mais le pauvre homme n’arrive pas à décider comment elles doivent l’être exactement. Il en fait des nuits blanches en se rongeant les ongles dans sa maison de la banlieue riche de Washington, tandis que des John et des Mary par millions continuent de se faire éjecter de la leur qui de toute façon ne vaut plus un kopeck. Mais les disciples de Fukuyama, comme tous les disciples, ne changent pas de main et continuent d’ânonner leur mantra. Comment leur en vouloir : ils n’en connaissent pas d’autre.

 

Thomas Franck du Wall Street Journal, un papier plus connu comme temple du libéralisme, vient me soulager en soulignant l’insupportable cynisme de ces idéologues. Ceux qui défonçaient toutes les régulations pour laisser place au capitalisme le plus irrationnel sont aujourd’hui les mêmes qui critiquent les erreurs de gestion des banques et décrètent qu’on doit les laisser couler, quand on sait que c’est précisément à cause de ces théories que les banques ont commis de telles erreurs. Le gouvernement a failli à ses plus devoirs les plus élémentaires, le marché est parti en vrille, et la seule chose à faire serait donc de le regarder se casser la gueule et tuer des milliers de gens ? Comme si, en pleine crise de vache folle, on proposait comme seul remède des stocks de farines animales à prix cassé.

 

Le capitalisme me plaît en ce qu’il a un fondement pragmatique, celui de l’offre et de la demande. Même le philosophe Henry David Thoreau lui trouvait des vertus lorsqu’il voyait les habitants de Concord, Massachusetts, dans leurs activités de commerçants ingénieux et raisonnables. Mais ce laisser-faire, dans les circonstances que nous traversons, n’a évidemment plus rien de pragmatique. C’est la réponse de l’idéologue borné, incapable de réforme puisqu’un monde parfait ne se réforme pas. Les apparatchiks soviétiques qui emportèrent l’URSS avec eux dans la tombe ne pensaient pas différemment. Maintenant si ces idéologues policés, ces professeurs bien nourris devaient tous ensemble faire faillite, je deviendrai volontiers leur disciple ne serait-ce que pour quelques instants, pour dire à leur suite : laissez faire.

Commentaires

Mon cher David,

Si je partage votre avis sur certains aspects les plus extremes du liberalisme a outrance, je ne suis pas si convaincu par votre article. Les gouvernants prenants toutes ces mesures d'urgence aujourd'hui dont tous des tenants de l'economie de marche et du capitalisme. La methode meme qu'ils utilisent pour renflouer le systeme est capitaliste. En effet, il n'est ecrit nul part que cet argent est simplement donne aux banques et autre societes en detresse. Dans tous les cas, il prend soit la forme d'un pret soit d'une prise de participation. Dans ce dernier cas, les societe etant pratiquement au bord de la faillite, les actions ne valent pas grand chose et donc, lorsque le marche redecollera, ce qui, a mon avis, arrivera inevitablement tot ou tard, les etats pourraient meme faire des benefices.
Alors certes, il s'agit de l'argent du contribuable, investit par l'Etat. Mais L'etat est un joueur parmis les autres du systeme. L'etat utilise les regles et les outlis du capitalisme pour le sauver.
Aussi, je pense que ce sauvetage demontre, justement, que le capitalisme peut se sauver lui-meme.

Écrit par : Carl Schurmann | 13/10/2008

Je crains fort, cher ami, que nous soyons parfaitement d'accord. En effet, je ne dis nulle part que les mesures prises par les états sont mauvaises. En fait je n'en ai pas la moindre idée et de toute façon nous manquons de recul pour en décider, même si les bourses ce matin entonnent la semaine avec joie. Ce qui est sûr, c'est que ces mesures ne sont pas du tout friedmaniennes ou inspirées du "laisser-faire". J'étais invité à la radio la semaine dernière face à un professeur d'économie qui déclarait sans ciller qu'il "faut plus de faillites et surtout ne pas intervenir". Il qualifiait donc les mesures gouvernementales comme un péché contre le capitalisme. Ainsi cette notion de "sauver lui-même" est trompeuse en ce qu'elle obscurcit le débat pragmatique avec cette seule réponse, une réponse essentiellement idéologique. Or il est évident que les récentes mesures gouvernementales sont inspirées du capitalisme. Elles prouvent une chose essentielle cependant: qu'il existe plusieurs façons de penser et donc de pratiquer le capitalisme. Ce que les idéologues précités, inspirés de Friedman et Fukuyama, refusent absolument d'envisager.

Écrit par : david laufer | 13/10/2008

Si on voulait faire moins de capitalisme, une solution serait de coopérativer les banques en faillite. Le modèle coopératif c'est du capitalisme "soft", car il suppose que le capital appartient à l'entreprise et pas à ses propriétaires-sociétaires (par exemple, les réserves sont inpartageables).

Écrit par : PtitSuisse | 13/10/2008

Qu'il existe plusieurs manieres d'envisager le capitalisme parait une evidence, meme si certains que vous citez s'y refusent. En fait, je pense que tous les Capitalistes sont d'accord sur les fondamentaux. Ils divergent sur leus mise en application. D'autre part, n'oublions pas que le Capitalisme a, dans sa forme moderne, pres de cinq cents ans, depuis la premiere societe par action que fut la societe neerlandaise des Indes Orientales. Adam Smith ne theorisa que bien plus tard un systeme deja existant. Aussi, sur cinq cents ans, il est normal que le systeme evolue. C'est d'ailleurs, et le point est recurant, ce qui fait sa force.
La deregulation massive qui commenca grosso modo en 1978 et recu un gros coup d'accelerateur avec le tandem Reagan-Thatcher est probablement - il est encore trop pour pour l'affirmer categoriquement - arrive a son terme. Il nous faut donc trouver les regles du jeu pour les vingt a trentes prochaines annees.
Mais avant de vouer cette version du capitalisme aux gemonies, je tiens tout de meme a rappeller que sur les trentes dernieres annees, il a accelerer profondement la creation de richesses. Certes les riches se sont enrichis plus vite que les pauvres, elargissant par la le fosse separant les plus riches des plus pauvres. Donc, c'est un systeme qui a fait ses preuves.
Je me trompe peut-etre car il me faudrait plus de recul pour etre categorique, mais il semblerait que la crise financiere est proche de la fin. Alors ensuite, il nous faudra regarder ce qu'il en est de la crise economique qui, elle, n'a pas encore vraiment commence ou commence tout juste. Mais une fois ces deux crises passees, je parierai que sur l'ensemble des trentes annees passees, le bilan de ce systeme restera globalement positif. Beaucoup de richesses auront ete detruite, certes, mais proportionellement au surplus cree par ce systeme, malgre les crises de 86, 90 et 2000, cela semblera peu.
Evidemment, les richesses accumulees ces trentes dernieres annees sont digerees depuis longtemps et les pertes a venir feront psychologiquement bien plus mal, mais objectivement, je pense que le systeme aura bien fonctionne dans l'ensemble, sur sa vie de trente ans.

Écrit par : Carl Schurmann | 13/10/2008

Il reste une grande, une énorme angoisse que m'inspire mes 20 ans en Afrique. Si vous vivez à Tombouctou, vous voyez bien que ces braves gens font beaucoup trop d'enfants par rapport aux capacités réelles de production de biens de cette région. Tout est basé sur l'apport articiel d'aide internationale et plus elle est importante, plus il y a d'enfants. Je n'ai rien contre les enfants, mais chez nous on en fait quand on peut les assumer. J'ai beaucoup critiqué mes frères africains sur ce chapitre-là, d'autant plus que, au cas où vous ne l'auriez pas compris, je les aime beaucoup.
Et les milliers de milliards détruits, ils ont produit combien d'êtres humains suspendus dans le vide, sans contrepartie économique, sans couverture or ? On peut sauver des banques, mais des centaines de millions d'urbains qui ne savent rien faire d'utile ? Avant, ils produisaient et transportaient de la coke pour bourrer le pif des morning bulls parfaitement stupides, et maintenant ???

Écrit par : Géo | 13/10/2008

Il semblerait que de grands évenements vont ce produirent prochainement, certains parlent de l'effondrement total du dollar pour la fin de l'année, ainsi que des bourses, des plus grandes banques, et qui vont en profiter pour créer le nouvel ordre mondial, avec à la clé la plus énorme des tromperies que l'homme moderne va connaître ! L'amérique du nord va fusionner avec le Mexique, le Canada, et l'Alaska ! pour créer une nouvelle monaie, L'améro. Et contrer ainsi l'euro et le yen, car la technique de la planche à billets ne fonctionne plus ! et le bourbier dans lequel ils ce sont mis, et insurmontable ! Si vous n'avez pas remarqué, que ces messieurs d'amérique nous livrent une guerre économique, et pratiquent la tactique des ondes de chocs sur l'économie (théorie de l'électromagnétisme) pour le "re-façonner" à leurs convenances ! Si vous laissez faire, leur nouvel ordre mondial aura gagné, et nos libertés finiront par disparaître. J'aimerai que les choses ce passent dans le calme, car l'Amérique n'est pas obligée de mettre la planète à "feu et à sang" ni de créer des famines, et n'est pas obligée de construire une dictature pour arriver à leurs fins ! Quand à l'Europe, elle semble suivre à la "lettre" les recommendations du grand frère,( discours de Sarkozi sur le NOM ) Mais quand est-il de la Suisse ? Comme d'habitude, elle "Paye" les "Hold Up" de ces olligarchies du complot.

Écrit par : Pat2San | 14/10/2008

Avant tout commentaire, il serait utile de se mettre d'accord sur une définition du capitalisme. Le mot est malheureusement mis à toutes les sauces, et même dans la littérature spécialisée, on en trouve trente-six définitions. Lorsque vous dites, David, que le capitalisme vous plait pour telle raison, je ne suis pas bien sûr de ce que je dois comprendre au juste.

Écrit par : stéphane staszrwicz | 16/10/2008

@Geo: vous avez raison, c'est bien là qu'est l'os et c'est la raison de mon irritation. Tandis qu'ils s'amusent de voir les effets d'une crise dont ils ne souffriront jamais, et dont ils partagent la responsabilité avec leurs travaux théoriques.

@Stéphane: bien sûr, il n'est pas évident de définir le mot capitalisme, mais avec l'idée d'offre et de demande, je crois quand même qu'on s'approche d'un des fondamentaux du système.

Écrit par : david laufer | 16/10/2008

Le capitalisme, c'est la séparation du moyen de production de son utilsateur.

Écrit par : PtitSuisse | 16/10/2008

Vous voulez probablement parler de la séparation entre l'usage des moyens de production et leur propriété. C'est probablement là un élément de définition possible, mais d'abord il n'est pas toujours avéré --- tous les petits entrepreneurs et les petits commerçants sont à la fois propriétaires et usagers de leurs instruments --- et ensuite il ne suffit pas à distinguer le capitalisme d'autres régimes --- le communisme soviétique retirait aussi aux travailleurs la propriété (étatisée) de leurs moyens de production.

Écrit par : stéphane staszrwicz | 16/10/2008

@stéphane.

Les petits entrepreneurs et les petits commerçants ne sont pas des entreprises capitalistes, justement. Si il n'y avait qu'eux, on ne serait pas dans une économie capitaliste.

Ensuite, le communisme c'est de donner le moyen de production à leurs utilisateurs en supprimant la possibilité de son appropriation privée. Que cela ne ce soit pas réalisé dans les fait, on est d'accord, mais théoriquement on aurait abouti à un situation non capitaliste.

Il existe une solution non capitaliste tout à fait réaliste et que nous pratiquons tous les jours: la coopérative. Dans une "vraie" coopérative (je dis ça car il existe une multitude de modèle coopératif), le capital appartient à l'entreprise elle même: par exemple, qui détient Migros ?

Écrit par : PtitSuisse | 17/10/2008

"le capital appartient à l'entreprise elle même: par exemple, qui détient Migros ?"
En Suisse, les managers les plus franchement puants, ce n'est pas du tout ceux que la presse de caniveau désigne, c'est précisèment ceux de la pieuvre Migros. Etonnant, non ?
Vous savez comment le chocolat Frey est devenu propriété de la Pieuvre ?
Vous avez entendu ce que disent les horticulteurs suisses aujourd'hui au 12:30 sur RSR1 ???
Si cela c'est votre modèle, je préfère l'UBS de Marcel Ospel. Des bandits, oui, mais qui l'assument.

Écrit par : Géo | 17/10/2008

"Ensuite, le communisme c'est de donner le moyen de production à leurs utilisateurs en supprimant la possibilité de son appropriation privée. Que cela ne ce soit pas réalisé dans les fait, on est d'accord, mais théoriquement on aurait abouti à un situation non capitaliste."

Ah!vous trouvé que que le systhème communiste ne sait pas réalisé?Expilquez-moi quelle genre d'économie à été appliqué dans l'ex bloc communiste.

Le systhème capitaliste est viable sur l'envie des investisseurs d'investire et d'en tiré un profit sur les risques.Supprimer ce dernier et c'est tout un édiffice qui risque de s'écrouler.Les coopératives ne sont pas une mauvaise chose en soit puisque celà reste un choix de commerce comme un autre.Imposer un seul systhème commercial n'a jamais été la soluton.

"Les petits entrepreneurs et les petits commerçants ne sont pas des entreprises capitalistes, justement. Si il n'y avait qu'eux, on ne serait pas dans une économie capitaliste."

Faux! Je connais plein de petites entreprises du bâtiment Par ex qui sont des Sociétés anonymes ou des SARL.

Écrit par : D.J | 18/10/2008

"Faux! Je connais plein de petites entreprises du bâtiment Par ex qui sont des Sociétés anonymes ou des SARL."

Je ne parle pas de ça, uniquement des sociétés à raison individuelle, soit une personne ou un ensemble de personne, et sans employés: dans ce cas on ne peut pas parler d'entreprise capitaliste, car il n'y a pas de division entre le travailleur et le détenteur du capital.

Écrit par : PtitSuisse | 18/10/2008

Ptit Suisse@ Petits bourgeois de tous les pays, unissez-vous ?
Il serait temps d'alunir ou d'atterrir, selon votre choix.
On continuera la discussion quand ce sera fait...

Écrit par : Géo | 18/10/2008

Je ne sais pas qui détient la Migros, mais je doute que la réponse ait beaucoup d'importance pour l'employé moyen. Une caissière de supermarché n'a pas davantage d'emprise sur son outil de travail et sur l'usage qu'elle en fait lorsqu'il appartient à une coopérative ou à des actionnaires extérieurs.

Le critère de la séparation entre l'usage et la propriété entrerait peut-être dans une définition du capitalisme, mais il n'y suffit pas.

Écrit par : stéphane staszrwicz | 18/10/2008

@ PtitSuisse,

Votre discoure repose uniquement sur le statut juridique d'une entreprise.Que se soit une SA ou une raison individuel,celà reste un commerce à but lucratif.

Il à rive le plus souvent qu'une raison individuel passe de la SARL et ensuite à la SA.Celà permet de protèger son patrimoine privé chèrement acquis par le travail et le risque en cas de faillite.

D.J

Écrit par : D.J | 18/10/2008

"Je ne sais pas qui détient la Migros, mais je doute que la réponse ait beaucoup d'importance pour l'employé moyen. Une caissière de supermarché n'a pas davantage d'emprise sur son outil de travail et sur l'usage qu'elle en fait lorsqu'il appartient à une coopérative ou à des actionnaires extérieurs."

Stephane à raison de relever ceci.Du reste on se demande si le statut de coopérative à encore un sens pour Migros ou COOP.

D.J

Écrit par : D.J | 18/10/2008

"Du reste on se demande si le statut de coopérative à encore un sens pour Migros ou COOP. "
Aucun sens, bien entendu, au delà de votre carte qui vous redonne du 1% et accès aux réductions. Plus que ça, bon courage...

Écrit par : Géo | 18/10/2008

"Je ne sais pas qui détient la Migros, mais je doute que la réponse ait beaucoup d'importance pour l'employé moyen. Une caissière de supermarché n'a pas davantage d'emprise sur son outil de travail et sur l'usage qu'elle en fait lorsqu'il appartient à une coopérative ou à des actionnaires extérieurs. "

Pas étonnant, puisqu'il s'agit d'une coopérative de consommation, pas une coopérative de production. Dans le cas de la Migros, le capital appartient à ses clients, pas à ses salariés.


"Le critère de la séparation entre l'usage et la propriété entrerait peut-être dans une définition du capitalisme, mais il n'y suffit pas."

Vous en avez une autre ?

Écrit par : PtitSuisse | 19/10/2008

"Votre discoure repose uniquement sur le statut juridique d'une entreprise.Que se soit une SA ou une raison individuel,celà reste un commerce à but lucratif.

Il à rive le plus souvent qu'une raison individuel passe de la SARL et ensuite à la SA.Celà permet de protèger son patrimoine privé chèrement acquis par le travail et le risque en cas de faillite."

ça reste surtout un moyen d'accumuler les efforts du travail des autres dans son patrimoine privé.

Écrit par : PtitSuisse | 19/10/2008

"Stephane à raison de relever ceci.Du reste on se demande si le statut de coopérative à encore un sens pour Migros ou COOP. "

Une coopérative est avant tout un moyen particulier d'organiser la détention du capital de l'entreprise, ça ne l'empêche pas d'être tout aussi "rapace" que les autres, mais au moins il n'y a pas d'appropriation du résultat du travail des salariés par des capitalistes.

Écrit par : PtitSuisse | 19/10/2008

"ça reste surtout un moyen d'accumuler les efforts du travail des autres dans son patrimoine privé."

"mais au moins il n'y a pas d'appropriation du résultat du travail des salariés par des capitalistes."

Je vous signal que les salariés bénéficie de l'effort du travail via les salaires et les prestations socials payés par les employeurs capitalistes.

Les salariés se constituent aussi des patrimoines par l'effort du travail.Etre propriétaires de son logement n'est pas réservé à une élite.

Précisons bien que le terme de salarié dans ces derniers commentaires concernent les travailleurs et non les patrons,vu que dans les SA ou SARL,les patrons sont aussi salariés de l'entreprise.

Si il y a bien des rapaces qui s'approprient le résultat du travail des salariés,c'est bien l'ètat et ses impôts.

D.J

Écrit par : D.J | 19/10/2008

"Je vous signal que les salariés bénéficie de l'effort du travail via les salaires et les prestations socials payés par les employeurs capitalistes."

Tout travail mérite salaire. Ensuite il est faux de dire que l'employeur paie une partie des cotisations sociales. En fait c'est bien l'entier qui est porté par le salarié. En effet, un employeur évalue bien la rentabilité d'un salarié en comptant le salaire brut total qu'il aura à débourser, charge patronale comprise.

"Les salariés se constituent aussi des patrimoines par l'effort du travail.Etre propriétaires de son logement n'est pas réservé à une élite."

Acheter une maison pour soi, celà reste de la consommation, cela n'a donc rien à voir avec la production capitaliste.

Écrit par : PtitSuisse | 19/10/2008

"Ensuite il est faux de dire que l'employeur paie une partie des cotisations sociales. En fait c'est bien l'entier qui est porté par le salarié. En effet, un employeur évalue bien la rentabilité d'un salarié en comptant le salaire brut total qu'il aura à débourser, charge patronale comprise."

Faudra m'expliquer un peu mieux en quoi les employeurs ne paient pas des côtisations socials.Les charges patronals ne sont pas reporté sur les salaires bruts des employés,mais sur le prix de vente d'un travail,d'un produit ou d'une prestation fourni aux clients.

Faux pas tout mélamger.

Quand à la consommation et la production capitaliste,l'un sans l'autre n'est pas possible.

D.J

Écrit par : D.J | 19/10/2008

"Quand à la consommation et la production capitaliste,l'un sans l'autre n'est pas possible"

Ah ? Et pourtant si on en est là aujourd'hui, c'est bien parce que tout les financiers semblaient le croire...

Écrit par : PtitSuisse | 20/10/2008

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