30/11/2008

France Info et la crise, 2ème

On entend des choses incroyables ces jours-ci à la radio sur la crise. Même moi, tiens. Je laisse à ceux qui m’auraient entendu le soin de me refaire le portrait, et m’en vais incontinent vous réparer celui d’un fâcheux nommé Hervé Gattegno. Journaliste d’investigation, il a sévi au Monde et au Point durant de longues, trop longues années. Comme tant d’autres représentants de l’élite, française ou pas, le pauvre a mangé la même soupe depuis une éternité et se trouve incapable, aujourd’hui, de nous servir autre chose. Ça n’est pas un problème de compréhension mais plutôt de sclérose intellectuelle. L’exemple de ce soir est cliniquement explicite.

Ainsi, on évoquait la crise (what else ?) l’autre soir sur France Info et Gattegno y allait du bon vieux refrain sarkozyste : c’est l’Angleterre qui a tout compris et vers elle donc que les Français doivent regarder pour relancer la machine économique. Il y a un ou deux ans, j’aurais applaudi, du bout de mes mains gantées, mais enfin je m’y serais accordé. Ce qu’Hervé n’a pas compris, c’est que la crise est passée par là et a tout changé dans son sillage. Mais vraiment tout changé, du sol au plafond, et il faut vraiment être un résident permanent du Café de Flore (9 Euros la pression) pour ne pas s’en rendre compte.

Voilà ce qui est, en gros, en train de se passer dans le royaume d’Outre-Manche. Le maire du quartier financier de la City a annoncé récemment que la crise allait coûter à son seul quartier la modique somme de 70'000 emplois en 2009. Et ça n’est pas que du banquier qu’on décapite, c’est de la secrétaire, de l’agent de propreté, du serveur de pub, du livreur, etc. A Londres et dans les grandes villes anglaises, le marché de l’immobilier s’est littéralement effondré en un an, dans certains endroits de plus de 25%. Des entreprises et des chaînes de magasins ferment tous les jours, notamment les magasins Woolworth’s qui emploient 30'000 personnes à eux seuls. Le pire pour la fin : les dernières prévisions font état d’un quasi doublement du chômage au long terme, de 400'000 à 700'000 demandeurs, sur 2009.

Mais pour Gattegno, c’est bien le modèle à imiter. Quel est ce modèle ? Well, c’est assez simple. On devient une société de services presque exclusivement, on revend tous les joyaux industriels à des étrangers, on flexibilise le marché de l’emploi au maximum, on libéralise à fond l’accès au crédit à la consommation pour permettre à des gens qui travaillent 10 heures par jour pour des salaires misérables de se payer quand même une deuxième voiture, les plongeant dans un système infernal de dettes pour le restant de leurs pauvres vies. Chaque ménage britannique a actuellement une dette hors hypothèque de 40'000 francs suisses à servir. Beau modèle, enviable et certainement durable.

Pourtant, même si ce système a du plomb dans l’aile et que l’Angleterre se prépare à encaisser une des plus grosses crises économiques et financières de son histoire récente, elle demeure un modèle. Pas pour les raisons que ce pauvre Gattegno répète sans les comprendre. Ce modèle, c’est celui de l’évolution, basé sur une démocratie effective et fonctionnelle. En effet, je fais confiance aux Anglais et à leurs institutions pour se sortir, une fois de plus, de ce mauvais pas et pour se réinventer assez rapidement. La France fonctionne, elle, sur un modèle de révolution : on fait du plat pendant cinquante ans, on fait tout péter d’un seul coup, les têtes volent. Et on repart au plat pendant cinquante ans. Jusqu’à la prochaine, qui semble se rapprocher. Lugubre escalier.

Commentaires

Excellente analyse, comme d'habitude, j'ai envie de dire. Surtout pour ce qui est de l'analyse du Royaume-Uni dont la derniere revolution (et la seule, d'ailleurs) remonte a Cromwell. Ce pays n'etant pas englue dans des dogmes, dans des verites philosophiques est un pays foncierement pratique. Un truc marche, on le prend, il ne marche plus, on le balance sans etat d'ame. Cela va de la machine a tartiner le nutella a l'employe et jusqu'au fonctionnement meme de la societe en general.
Bien, cela etant dit, si je suis d'accord avec vous pour que la France ne se montre pas pressee de balancer son patrimoine industriel a la facon dont l'a fait Thatcher pour le Royaume-Uni, c'est parceque, contrairement au Royaume-Uni des annees 70, la France a des perles industrielles, comme Alstom, Airbus, etc.
L'industrie britanique des annees 70 etait moribonde. Les greves incessantes et le je-m'en-foutisme general, aussi bien au niveau de la direction que des travailleurs a fait que ce qui avait les bijoux de la couronne de l'Industrie britanique etaient dans un etat de decrepitude telle que les abandonner et faire peau neuve etait tout a fait logique. Je prendrai simplement l'exemple automobile. La qualite des voitures produites par les Trois grands de Detroit passeraient pour des bijoux de qualite par rapport a ce que produisaient les Britaniques. Que ce soit, Rover, Vauxhall, MG ou autre, ces voitures etaient cheres, mal construites, tombaient toujours en panne. Meme les marques de prestige comme Jaguar ou meme Rolls Royce etaient de qualite douteuse.
Il existe encore une industrie britanique de pointe mais marginale. Au moins est-elle, aujourd'hui, de qualite.

Écrit par : Carl Schurmann | 01/12/2008

J'oubliais un aspect crucial du dispositif Reagano-Thatchero-Blairien: la privatisation. Tout y est passé, même l'armée, même la sécurité nationale. Evidemment, les trains, les téléphones, une bonne partie (la meilleure) du dispositif hospitalier, tout cela rendu, en quelques années, soit hors de prix pour le pékin moyen, soit d'une qualité épouvantable. La notion de service public comme ennemi absolu a continué d'exister en GB bien après que celui-ci ait été réduit à une portion congrue dans le paysage économique. La différence, c'est qu'au lieu d'avoir un fonctionnaire à engueuler aujourd'hui, vous avez un employé du privé qui s'en fout encore plus dans la mesure où il aura un autre job dans deux semaines. En plus, comme mon expérience me l'a montré plusieurs fois, notamment lorsqu'il m'a fallu ouvrir une ligne téléphonique, on passe des mois à hurler sur des gars qui vous apportent les mauvais appareils, se trompent de connection et vous laissent pour seul cadeau un formulaire de "customer complaint", que bien sûr personne ne lira. La notion selon laquelle le privé est plus efficace que le public a rencontré sa limite en GB et aux US, pour une raison simple: passé une certaine taille, une société est ingérable, qu'elle soit privée ou publique. A ce tarif là, autant ne pas engraisser des actionnaires au passage.

Écrit par : david laufer | 01/12/2008

Vous donnez l'exemple de BT et je dois avouer etre d'accord sur ce cas precis. Neanmoins, la privatisation est quelquechose que j'approuve systematiquement a une condition: la mise en concurence.
Les services d'etats n'ont aucune incitation a s'ameliorer car ils sont en general en situation de monopole. Hors, lorsque ces memes services sont prvatises et mis en concurence, en general la qualite s'ameliore et les prix baissent. Et c'est la que le bas blaisse. Comment mettre en concurence les reseaux ferres? A monis de construire trois voies parralleles, ce qui est completement absurde, de fait, deux trains n'iront jamais au meme endroit au meme moment en partant du meme point. Donc il ne peut y avoir concurence.
En fait, le probleme n'est pas vraiment la concurence prive/public, mais plutot monopole/concurence. Or, le fait est que dans la plupart des case le prive rhyme avec concurence et public avec monopole.

Écrit par : Carl Schurmann | 01/12/2008

Hélas, ce paradigme ne fonctionne plus au-delà d'une certaine taille, et c'est bien là le problème. Le marché tend toujours vers des monopoles. Peu importe qu'ils soient publics ou privés. On a détruit les monopoles d'état, et on a peu à peu reconstitué des monopoles privés. La différence, c'est que le monopole d'état enrichissait l'état, et que maintenant il enrichit des actionnaires à l'autre bout du monde qui peuvent décider du jour au lendemain de couper le robinet. Ils ont le droit de le faire, ils le font souvent, et n'en ont rien à foutre.

Écrit par : david laufer | 01/12/2008

"J'oubliais un aspect crucial du dispositif Reagano-Thatchero-Blairien: la privatisation. Tout y est passé, même l'armée, même la sécurité nationale. Evidemment, les trains, les téléphones, une bonne partie (la meilleure) du dispositif hospitalier, tout cela rendu, en quelques années, soit hors de prix pour le pékin moyen, soit d'une qualité épouvantable"

Je ne sait pas si pour l'armée,vous confondez privatisation ou professionalisation.L'armée en Grande bretagne reste quand même sous la responsabilité du ministère de la défense.Quand aux services public comme les chemin de fer,ce sont les décennies de sous investissements de l'état qui en en sont la cause du délabrement des infrastructure.Quand le socialisme fait de tel dégat,il a falut un remède de cheval pour remettre l'économie sur pied.Le bilan du tchatherisme est plutôt bon.du reste ni la gauche ni la droite n'a remis en cause par la suite la voie libéral.

@ Carl,

La concurrence sur le rail existe.non pas au nivaux des infrastructures,mais au nivaux des prestations de sociétés privées,comme c'est le cas avec les transport aériens dont les aéroports sont généralement en mains public.Il faut juste un peu d'organisation.

@ David Laufer
"Hélas, ce paradigme ne fonctionne plus au-delà d'une certaine taille, et c'est bien là le problème. Le marché tend toujours vers des monopoles."

Les monopoles ne sont pas le conséquences du marché,(puisque dans une vrai économie de marché la liberté d'entreprendre fait partie du jeu) mais plutôt de son protectionnisme ou d'une réglementation qui donne le droit ou non a tel personne de monter sa société.Ce sont le cas des télécoms ou c'est l'état qui fixe le nombre d'opérateurs et non le marché.Il en va de même pour l'audio visuel.Même si celà se détend en Suisse,la SSR continu de jouir d'un statut privilégier.

D.J

Écrit par : D.J | 01/12/2008

La différence entre le modèle britanique et Français,c'est que ce dernier fonctionne mal en cas de conjoncture mondial favorable contrairement à l'Angleterre qui à réduit ses déficites publics et qui a apporté le plein emplois.Non seulement la France ne copie pas ce qui va bien chez ses voisins,mais elle reste un exemple pour personnes.On en rediscutera de la conjoncture mondial dans 2 ou 3 ans.Et celà recommencera avec une angleterre dynamique et une France molle.

D.J

Écrit par : D.J | 01/12/2008

Cher DJ, vos remarques en appellent d'autres, mais je me limiterai à l'essentiel. Je constate que vous vous rangez complètement du côté d'Hervé Gattegno en ce que vous persistez, aujourd'hui encore, et face à la déroute de tout un système, à en faire l'éloge. Je le dis en fin de blog: j'ai foi en l'Angleterre et en sa culture de démocratie, et beaucoup moins en la France et son système plus hiérarchique où le talent peine à percer. Mais refuser de constater que, peut-être, les politiques entamées par Reagan et Thatcher, exportées dans le monde entier et poursuivies par Blair sont en grande partie à l'origine idéologique et pratique de la déroute historique que nous enrergistrons, voilà qui me laisse sans voix. Dont acte.

Écrit par : david laufer | 01/12/2008

Petit commentaire sur les réformes libérale en grande-bretagne dans le secteur financier.

Si le cas des chemins de fer est très connu, une affaire est cependant très emblématique des années Thatcher, affaire qui a connu en 2008 un dénouement intéressant.

Une très vieille institution bancaire existe en angletterre depuis des siècles, ce sont les "building societies". A l'origine, ces banques facilitaient l'épargne des classes ouvrières pour leur permettre d'accéder à la propriété. Basé sur le modèle coopératif, c'était des institutions temporaires qui étaient fondées par une communauté et qui fermaient quand tous ses membres avaient acquis un bien immobilier et remboursé les prêts. Par la suite elle sont devenues des banques permanentes offrant tous les services d'une banque traditionelle en plus du prêt hypothécaire.

Ce genre de vieux reliquat issus de la mobilisation ouvrière, mutualiste et collectiviste, a bien sûr été la cible des réformes libérales dans les années 80, quant bien même ce sont des institutions 100% privée. La manière de s'attaquer à ces banques a été particulièrement sournoise. Sous prétexte de donner plus de "liberté" aux sociétaires des "building societies", il leur a été imposé de permettre la démutualisation et la transformation en SA si 75% des membres le demandait.

Petite parenthèse pour comprendre pourquoi c'était un coup bas particulièrment insidieux. La caractéristique d'une coopérative c'est que, ne pouvant pas lever de fond en faisant appel à des actionnaires, elle doit pour croître accumuler des résèrves considérables. Ces réserves sont impartageables, sauf en cas de dissolution: les sociétaires ne peuvent pas en recevoir une partie, si par exemple ils choisissent de quitter la coopérative. Dans le cas d'une transformation en SA, ce mode de fonctionnement n'existe pas: le capital social est partagé entre les actionnaires.

Ce qui devait arrivé arriva: des petits malins adhérèrent en masse aux "buildigns societies" dans le seul but de voter la démutualisation et la transoformation en SA, provoquant le partage des réserves. Ils vendaient tout de suite leur action et empochaient un juteux bénéfice. L'hémorragie a été stoppée à la fin des années 90 quand une nouvelle réglementation a empêché les sociétaires de vendre leurs actions immédiatement après une démutualisation.

La petite histoire a une fin tout à fait morale. Thatcher avait initié la démutualisation en pensant bien sûr que ce vieux reliquat ouvrier collectiviste ne pouvait être que bien moins efficace qu'une SA capitaliste moderne.
La crise 2008 lui donne tord. Plus une seule des anciennes "building societies" démutualisée en flamboyante banque capitaliste n'exite, elles ont toutes fait faillite, on été absorbée, voire même nationalisée, comme Bradford & Bingley !

Et ces infames banques collecitiste, qui devait paraître à Thatcher comme une épine communiste logée dans l'angleterre libérale dont elle révait ? Celles qui ont résister au pillage des années 90 ?

http://www.independent.co.uk/news/business/analysis-and-features/the-return-of-the-building-society-credit-crisis-what-credit-crisis-760127.html

Elles se portent bien, merci pour elles ;-). La plus grande d'entre elle, la Nationwide, a vu les dépots de nouveau client augmenter de 96% sur un an, son profit croitre de 30% durant la première moitié de l'année 2008. En octobre, prêt de 4milliard de livre ont afflué dans les coffres des banques mutualistes anglaises.

Écrit par : PtitSuisse | 02/12/2008

"Mais refuser de constater que, peut-être, les politiques entamées par Reagan et Thatcher, exportées dans le monde entier et poursuivies par Blair sont en grande partie à l'origine idéologique et pratique de la déroute historique que nous enrergistrons, voilà qui me laisse sans voix. Dont acte."

Cette déroute comme vous le nommé,est une crise du secteurs financier.Ni Reagan ni Tatcher n'ont été des traders.Malgré un ralentissement conjoncturel la mondialisation du commerce libéral et l'innovation ne sont pas en panne et que comme toute les crises du sythème capitaliste,la solution n'est pas le socialisme,mais la continuité du systhème libéral.Du reste il y a interet à ce que le tatcherisme et le reaganisme ne soient pas rejeter les responsables politiques.Moi j'y crois pas.

Quand à l'origine de la crises des subprimes qui a infecté les secteur financier mondial,je vous signal que les démocrates américains tant Carter que Clinton,ont amendé des lois contaignant les banques à ne pas refuser des crédit à des personnes à risque et sans parler de Fanny et Mac deux institutions parapublics qui ont garantis sous couvert de l'ètat des crédits pourris.Ce n'est en tout cas pas Reagan qui a été derrière celà.

D.J

Écrit par : D.J | 02/12/2008

D.J, vous propagez la propagande libérale bien rôdée, la réalité n'est pas si simple.

Déjà Fanny et Freddy ont été privatisée, donc ce sont des instutions issues d'une volonté de déréguler le marché. A noter qu'en parallèle il existe une 3e institution, Ginnie Mae, 100% en main étatique, qui n'a pas fait de vague et à rempli son rôle "social" depuis des années sans faire de perte.

Ensuite, pas mal de banques privées sont rentré sur le marché des subprime sans qu'on leur demande rien, c'est même à eux qu'on doit la grosse augmentation des prêts subprime des années 2000.

Voilà un document intéressant:

http://www.ofheo.gov/media/mmnotes/MMNOTE083.pdf

Écrit par : PtitSuisse | 03/12/2008

Comme vous le dites,la réalité n'est pas simple.Mais de prétendre comme le disent certains que cette crise est dûe à une dérégulation à outrance du marché financier tient de l'idéologie anti-libéral.

Je suis également les débats télévisé généralement sur la France et à chaques fois les spécialistes de la question répètent que le marché financier n'a jamais été dérguler comme on veut nous le faire croire.Dans cette affaire tout le monde a une part de responsabilité.Les banques lors de ces prêt à risque,n'ont pas cru bon dans les contrats de mentioner les risques encouru.Un peu comme si l'industrie pharmaceutiques vendaient un médicament contre le cancer,sans en indiquer les effets indésirables graves dans la notice d'explication.La aussi l'état porte une responsabilité de ne pas obliger les banques à indiquer les risques que encourent l'emprunteur.

D.J

Écrit par : D.J | 03/12/2008

En simplifiant peut-être votre propos, DJ, à des fins pédagogiques, peut-on dire que selon vous nous n'assistons à rien d'autre qu'à une grande offensive anti-libérale vouée à l'échec et que, toujours selon vous, l'état, quelle que soit la nation, quelles que soient les circonstances, a toujours tort ?

Écrit par : david laufer | 03/12/2008

"En simplifiant peut-être votre propos, DJ, à des fins pédagogiques, peut-on dire que selon vous nous n'assistons à rien d'autre qu'à une grande offensive anti-libérale vouée à l'échec et que, toujours selon vous, l'état, quelle que soit la nation, quelles que soient les circonstances, a toujours tort ?"

C'est exactement celà chez les anti-libéraux .Mais celà reste plus le fait de prendre ses désirs pour la réalité. Jean François Revel,appelait ça "la grande parade".

Quand à l'état,il n'a pas toujours tort.Mais il est souvant le problème.Mais apparament vous m'avez mal lu.J'ai bien préciser que les responsabilités étaient partagées.

D.J

Écrit par : D.J | 03/12/2008

Intéressante analyse... mais sur la question monétaire, rien. Quel avenir voyez-vous pour la livre sterling, chers blogueurs?

A propos de l'observation des modèles politiques britannique ou français: quid du modèle suisse, ça passe ou ça casse?

Écrit par : Refera | 05/12/2008

Le modèle suisse, c'est la démocratie directe. On peut tergiverser et alambiquer le propos, c'est un bonheur de constitutionnaliste. Mais la démocratie directe demeure notre modèle, ainsi que, jusqu'ici, notre force. Et comme modèle, pour nous, ça fonctionne. Même si je doute fortement qu'il puisse s'appliquer à des nations de 60 millions d'habitants et sur des territoires très étendus. Ainsi la force de la démocratie américaine, comme lors de l'élection présidentielle, est de reposer sur des counties et des états, et non pas de tout miser sur Washington. C'est donc adaptable, mais je pense que la version helvétique de démocratie directe n'est pas forcément exportable telle quelle.

Quant à la livre, l'effondrement du dollar ne lui fait pas de bien. Je n'exclus pas un basculement vers l'Euro. Pas tout de suite, mais cela devient envisageable.

Écrit par : david laufer | 05/12/2008

"Et comme modèle, pour nous, ça fonctionne. Même si je doute fortement qu'il puisse s'appliquer à des nations de 60 millions d'habitants et sur des territoires très étendus."

Si l'on prend la France par exemple qui a une popolace de 60 millions d'habitant,je pense que si vous dite vrai sur la difficulté de transposer notre démocratie direct sur un pays tel ce dernier,le président de la république devrait fair consulter ses citoyens plus souvant,surtout sur des réformes irréformables,comme l'éducation national ou l'université et non sur des sujets comme la constitution européenne ou personne ne prend des risques suivant le résultat.

Je prend exemple sur le systhème de démocratie direct californien ou l'on vote sur de nombreux sujets dans ce pays de 33 millons d'habitants.Mais je ne connais pas les mécanismes démocratiques de cet état.

Il est vrai que les américains ne misent pas tout sur Washington.Du reste ils ne l'aiment pas trop et se méfient du pouvoir fédéral,raison du fort taux d'abstentionisme lors d'éléction national.Les américains préfaire se retourner pour des raisons comme le social par exemple envers les autorités locales ou à des fondation privées.Idème pour l'éducation et de l' organisation de leurs trains trains quotidien.

D.J

Écrit par : D.J | 05/12/2008

"Les américains préfaire se retourner pour des raisons comme le social par exemple envers les autorités locales ou à des fondation privées.Idème pour l'éducation et de l' organisation de leurs trains trains quotidien."

Non, pour l'éducation, il compte sur le contribuable suisse: nous détenons pour 9 milliards de prêt étudiants US depuis peu, ne l'oublions pas ;-) !

Écrit par : PtitSuisse | 05/12/2008

@PtitSuisse,

Ce que je veut dire,c'est ques les américains de la classe moyenne préfaire souvant mettre leurs rejetons dand le privé ou comme celà se fait de plus en plus,ce sont les parents qui se charge de leurs faire l'instruction.

Toujours au nivaux local,tant à Milwaukee,qu'en Floride,les américain expérimente le fameux chéque éducation.

Pour les universités,outre le contribuable suisse(je vous fait confiance sur cette info)les unis américaines misent énormement le partenaria avec des entreprises privées.

La médiocrité des couvertures social aux états unis au nivaux national,sont souvant comblés par les initiatives local ou par les entreprises.

D.J

Écrit par : D.J | 06/12/2008

Les USA n'ont pas de quoi être fier de leur système éducatif. Ils sont à peine dans la moyenne de l'OCDE dans les études PISA qui évalue le niveau à la fin de la scolarité obligatoire, alors que leur système coûte très cher. De plus, une chose que PISA ne montre pas (les études évaluent la lecture/compréhension de la langue, les maths et les sciences), c'est que les enfants américains n'apprennent que très peu les langues étrangères, ce qui devraient faciliter l'apprentissage des maths et des sciences en libérant des plages horaires.

Écrit par : PtitSuisse | 07/12/2008

"Les USA n'ont pas de quoi être fier de leur système éducatif. Ils sont à peine dans la moyenne de l'OCDE dans les études PISA qui évalue le niveau à la fin de la scolarité obligatoire, alors que leur système coûte très cher."

C'est pour celà que les Américains,surtout les riches et la classe moyene,évitent l'école publics quand il en ont les moyens.

Seul l'exemple du chèque éducation à Milwaukee et en Floride a permis d'élever le nivaux scolaire dans le public chez les élèves,même pour les pauvres et les immigrés.

Vous savez,dans les grandes ligne,les Américains ne s'avent pas n'aiment être étatistes.

D.J

Écrit par : D.J | 08/12/2008

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