28/12/2008

RIA Novosti et l'UE en échec

J’appelle à la barre une photo, parue cette semaine un peu partout dans la presse. On y voit deux présidents, le russe et le serbe, Medvedev et Tadić, se serrant chaleureusement la main. Ils scellent un énorme paquet d’accords gaziers valant dans les 2.5 milliards de dollars. Dans RIA Novosti, de Moscou, Alexandre Medvedev se gargarise : « C’est un événement historique ». Le symbole est très fort lorsqu’on sait que Tadić a fondé deux campagnes présidentielles sur le thème de l’intégration dans l’Europe. Et que ses adversaires, dont l’ex-Premier ministre Koštunica, ne voulaient pas coopérer avec le Tribunal de La Haye et faisaient déjà, eux, les yeux doux à Moscou. Et pourtant, après quelques années et moult déceptions, Tadić s’est résolu à pactiser avec un allié puissant (mais dont l’histoire a prouvé, avec une lugubre régularité, la rouerie et la duplicité envers le petit frère serbe). Et l’UE ne peut s’en prendre qu’à elle-même pour ce retournement.

 

Car ce qui s’est passé la semaine dernière à Moscou est plus proche de la défaite européenne que d’une victoire russe, encore relative et probablement pas définitive. Partout dans les Balkans et dans les pays de l’Est de l’Europe, un vent de révolte est en train de souffler. C’est sur ce vent que l’avion de Tadić s’est porté jusqu’à Moscou. Des sondages récents m’ont fait me frotter les yeux d’incrédulité. En Roumanie, en Hongrie, en Tchéquie, en Croatie, en Pologne, une portion nettement grandissante et parfois déjà majoritaire de la population est en train de se retourner contre les bienfaiteurs de Bruxelles. Lorsque je vivais en Serbie, vers 2002-2004, l’UE était encore largement considérée comme un futur très enviable, un rêve. Or avec le temps, les pesantes leçons d’éthique dont les étalons de mesure ont été égarés, les interminables tracasseries administratives, les chantages et les coups tordus, ce rêve est en train de se transformer en lendemain qui chante. Une chanson que d’anciens pays communistes connaissent par cœur.

 

Dans son livre La doctrine du choc, Naomi Klein a décrit avec une précision clinique les désastres économiques et sociaux provoqués en Pologne par les besoins de l’alignement démocratique et libéral. Une statistique entre autres : le nombre de personnes vivant sous le niveau de pauvreté est passé de 15% en 1989 à 59% en 2003. Ainsi cette succession d’ajustements, ces restructurations et ces transformations ont fini, 20 ans plus tard, par agacer. Non seulement les bienfaits dont ont pu bénéficier les nouveaux membres de l’UE ne sont pas ou plus très visibles, mais les méfaits commencent à se faire sentir en terme de chômage, de croissance et d’inégalité de la compétition. La France ne permettra jamais à la Pologne de toucher les subventions agricoles qu’elle s’octroie, et l’Allemagne fera tout son possible pour interdire aux travailleurs polonais d’accéder librement à son marché. Pour ceux qui voudraient sauter dans le train en marche comme la Serbie ou la Croatie, les exigences institutionnelles et économiques sont devenues telles que chaque gouvernement n’a plus qu’un seul agenda : faire avaler la pilule bruxelloise. Sachant qu’il finira bien par le payer aux prochaines élections.

 

Plus grave encore, après son échec aux négociations avec l’OTAN en juin dernier, la petite Macédoine est en proie à des déchirements qui menacent sa fragile survie. Le blanc-seing donné à l’indépendance du Kosovo par Bruxelles a donné du courage à la moitié albanaise du pays, qui est en train, peu à peu, de diviser la Macédoine en deux, en risquant de replonger la région dans la guerre, ou en tout cas dans une instabilité violente et durable. Dix ans après la fin de la guerre de Yougoslavie, on n’a pas fini de dépecer les Balkans sur des lignes ethniques, réalisant dans de jolis bureaux bruxellois l’abominable projet que Milosevic, Tudjman et Izetbegovic avaient entamé avec des AK47. On y a cautionné l’indépendance du Kosovo tout en brandissant le mot « exception », et puis on a fait les yeux ronds lorsque, six mois plus tard, Saakachvili sautait sur l’Ossétie pour tuer dans l’œuf tout tropisme kosovar, provoquant le pataquès que l’on sait.

 

L’Europe de l’Est a toujours été le champ de bataille des empires orientaux et occidentaux. Quand ça n’était pas Gengis Khan ou Staline, c’était Marie-Thérèse ou Napoléon. Pour une fois, l’adhésion à une nouvelle forme d’empire, l’Union Européenne, ressemblait à une promesse pour tous ces pays, en réalité fort différents les uns des autres. L’UE, c’était un ancrage politique résolu à l’Ouest et une coopération économique pragmatique avec la Russie. Ce double-jeu permettait à la région tout entière de renouer avec la stabilité et la prospérité. Mais près de vingt années de petits pas et de promesses non tenues auront fini de dégoûter jusqu’aux plus ardents promoteurs de Bruxelles qui sortent en claquant la porte. Et si Bruxelles persiste à s’entredéchirer, si les populations d’Europe orientale s’en détournent et que leurs dirigeants font le voyage de Moscou, on peut commencer à avoir peur pour le projet tout entier. Après quelques années d’enthousiasme prudent, l’espoir que je mettais dans l’Union Européenne est en train de prendre un coup de vieux. Et la perspective de son hypothétique disparition ne me fait pas pour autant danser de joie : les délabrements d'empires possèdent entre eux de regrettables similitudes.

23:58 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (15)

Commentaires

Je vous remercie d'en parler et de reconnaître (contrairement à Philippe Nantermod) ces sondages effectués dans la population.

"En Roumanie, en Hongrie, en Tchéquie, en Croatie, en Pologne, une portion nettement grandissante et parfois déjà majoritaire de la population est en train de se retourner contre les bienfaiteurs de Bruxelles."

Il faudrait aussi parler des Croisades.
Les roumains ont subi beaucoup de pertes pendant ces siècles, parce qu'en route pour la Terre Sainte, on ne faisait pas dans le détail.

"L’Europe de l’Est a toujours été le champ de bataille des empires orientaux et occidentaux."

La Roumanie a gardé les hordes ottomanes loin des royaumes de l'Occident.
D'ailleurs le Pape a nommé "champion du Christ", Étienne III le Grand, ou encore Ştefan cel Mare, Étienne le Grand et le Saint, (né en 1433 à Borzeşti - 2 juillet 1504 Suceava), qui fut le prince de Moldavie de 1457 à 1504.
Il est célèbre dans toute l'Europe pour sa résistance contre l'Empire ottoman.

Merci encore.

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 29/12/2008

Ne faudrait-il aussi distingur différentes phases dans le processus de désenchantement? Ne connaissant nullement les pays de l'est, je me tourne naturellement vers ceux du sud, qui ont également fait l'objet d'une intégration tardive, mais plus ancienne. Ces pays ont bénéficié de nombreuses aides au développement, donc l'intégration européenne était communement acceptée jusqu'aux années 2000, où les prix ont commencé à monter irrésistiblement alors que les salaires stagnaient : dans ces pays, il est assez courant de faire une corrélation avec l'introduction de l'euro. Bien entendu, l'euro n'est pas responsable de tous les bienfaits ou méfaits qu'on lui attribue, mais il est une cible identifiable. Ainsi, et pour arriver à votre exemple, ne faudrait-il pas comparer, par exemple, les politiques économiques sur plusieurs années de deux (ou plusieurs) pays de l'est récemment intégrés à l'UE afin de déterminer dans quelle mesure le désenchantement est réellement dû à l'UE, ou s'il s'agit d'un rejet des politiques et des problèmes internes, cristallisés dans un ennemi extérieur, qui a l'avantage d'être visible et assez encombrant.

Écrit par : Inma Abbet | 29/12/2008

@Scipion:Vous declarez que"Sans ennemis, on ne peut pas exister". Je ne suis pas entierement convaincu de cela. En effet, cela denote une definition negative de l'identite. On EST uniquement car contre un autre.
Je pense, pour ma part, que l'on appartient a une communaute par une appartenance. Alors, je peux peut-etre vous rejoindre sur le fait que ceux qui ne se reconnaissent pas dans cette appartenance ne font probablement pas partie du groupe.
Cela etant dit, je pense qu'un des grands problems de l'UE est que personne ne sait de quoi il s'agit. C'est une locomotive qui avance a toute vitesse et les politiques semblent plus s'inquieter de la vitesse que de la direction. Or les citoyens de cette union sont de plus en plus nombreux a vouloir savoir ou on les emmene.
Les discours ne sont pas encourageants. On nous parle de prosperite, de libre circulation des personnes et des biens, etc.
Je veux bien. Quand a moi, et je ne pense pas etre le seul, je veux qu'oin me donne un concept unificateur, une definition. Une clarification de ce a quoi on tend. Si c'est une federation, genre Etats-Unis d'Europe, qu'on nous le dise, mais s'il s'agit d'un simple marche commun, je veux egalement le savoir.
Personnellement, j'ai une vision d'une Europe reunissant tous les pays jusqu'a l'Ukraine et la Bielorussie et figeant ensuite ses frontieres. Je suis personnellement contre la rentree de la Turquie.
Mais cela etant, je suis ouvert a toute discussion, pour autant qu'on me dise ou on va.
D'autre part, je souhaiterai voir une plus grande representativite des electeurs a Bruxelles. A part le parlement dont le role, je l'avoue, m'echappe totalement, je ne comprends pas bien qui decide de quoi et, plus important, a qui ces gens rendent-ils des comptes.

Écrit par : Carl Schurmann | 31/12/2008

@Inma, ce que vous soulignez, c'est ce qu'ignorent beaucoup d'Européens de l'Ouest, à savoir qu'il existe entre la Pologne et la Buglarie, en dépit d'un passé communiste, autant ou plus de dissimilitudes qu'entre, disons, le Portugal et la Hollande. Et ceci était déjà vrai du temps du communisme. Malgré le surnom de "bloc", ce glacis soviétique n'a jamais été unifié et les différences qu'on y trouve aujourd'hui ne sont que la continuation de celles d'hier. Ainsi les les difficultés que rencontre la Hongrie aujourd'hui n'ont pas grand chose avec celles que rencontre sa voisine croate. Pourtant, celles-ci sont très souvent liées, à divers degrés, aux relations entre Ouest et Est, entre Moscou et Bruxelles, et Washington. Pour la Croatie, les difficultés liées à la coopération avec le TPI ont des conséquences directes sur son entrée dans l'UE. Pour la Hongrie, il s'agit de politique interne et de marché du travail, avec des grèves de plus en plus fréquentes liées à un refus de s'aligner sur des normes impossibles à suivre.

@Scipion, l'exemple yougoslave, entre autres, vous donnerait tort. Voilà une identité qui a été totalement et intégralement acceptée pendant des décennies avant de disparaître pour des tas de raisons que je ne vais pas lister ici. Mais on ne peut pas nier le succès de l'aventure yougoslave en termes d'identité et d'appartenance. Et ce qui se définissait avant tout cette identité, c'était l'appartenance à une culture commune, une langue commune, une géographie, une histoire, même si subsistaient très clairement d'énormes différences internes qui n'étaient pas du tout gommées. Seulement, on insistait surtout sur les similitudes, plutôt que sur les dissimilitudes. Et surtout, on ne se définissait pas CONTRE qui que ce soit, mais POUR la Yougoslavie, cette quête commune, même si l'opposition à Staline a donné un sérieux coup de boost à Tito en 48. On était yougoslave de citoyenneté, et de nationalité serbe, macédonienne, croate ou même musulmane, inventée par Tito en 74. Ce qui aura foutu en l'air ce projet, c'est la dictature communiste, l'absence de démocratie. Parce que sinon, je ne donnerais pas cher de l'identité suisse qui repose sur des histoires et des langues infiniment plus diverses que celles qui composaient la Yougoslavie. Et la Suisse, comme la Yougoslavie, ne doit pas son succès à l'identification d'un ennemi commun. Encore qu'avec l'UDC, on soit de plus en plus dans cette dialectique.

Écrit par : david laufer | 31/12/2008

@Scipion, pour prouver votre point de vue, vous balancez allégrement le bébé avec l'eau du bain. L'aventure yougoslave s'est achevée sur un sanglant échec, mais en soi elle n'a rien d'un échec. L'opposition qui dressait la Yougoslavie était réelle, mais surtout dirigée vers des ennemis intérieurs. Moscou et Washington, dès le milieu des années 50 étaient devenus des pays amis, et Tito était invité partout. Le passeport yougoslave ouvrait le monde entier. Les ennemis intérieurs étaient les nationalismes, serbes, croates, et albanais, et bien sûr l'opposition à la personne de Tito qui était sévèrement punie. L'identité yougoslave, née à la fin du 19e siècle, offrait, avec la relative prospérité assurée par Tito, une véritable alternative à laquelle une écrasante majorité de la population a cru avec enthousiasme, jusqu'à ce que leurs petits chefs, une fois le loup mort, ne parviennent à se partager la couverture qu'en la déchirant. Vraiment, c'est bien plus de démocratie qu'il est question que d'identité, dans la question yougoslave, et peut-être, aussi, dans la question européenne. Qu'ai-je en commun avec un habitant d'Aarau ou de Wil, sinon la possibilité réelle et concrète de décider, année après année, des termes de notre cohabitation dans un ensemble commun? Les habitants de Yougoslavie, un peu comme les citoyens de l'UE, n'ont pas réellement cette possibilité, c'est pourquoi je suis inquiet pour le futur de cette dernière lorsque les signes d'un profond mécontentement populaire, général et puissant, commencent à se manifester.

Écrit par : david laufer | 01/01/2009

Si la confédération suisse avait un canton kosovar albanophone, elle ne tarderait pas à éclater...
Il y a des ethnies plus douées que d'autres. Mes amis macédoniens me disaient
qu'il y a 20-30 ans, il n'y avait que quelques centaines d'Albanais parmi eux. Voyez le résultat... (grâce aux Américains : je vous rappelle que la mafia américaine est en mains kosovares...)

Écrit par : Géo | 01/01/2009

David Laufer, vous dites que "ce qui aura foutu en l'air le projet yougoslave, c'est la dictature communiste, l'absence de démocratie."

N'est-ce pas plutôt la Constitution de 1974, qui prévoit une décentralisation telle qu'elle ne pouvait que provoquer des volontés centrifuges chez les Républiques du Nord du pays? En Belgique, la régionalisation du pays est en train de mener aux mêmes résultats...

Écrit par : Jean-Baptiste Blanc | 02/01/2009

La constit de 74 introduisait pas mal de nouveautés en effet, dont le concept de nation musulmane, avec les succès que l'on sait...

Je ne prétends absolument pas ici donner les raisons définitives de l'éclatement de la Yougoslavie. Je vois les choses avec mon instinct, ma connaissance pratique de la région, et de l'histoire que je n'ai pas vécue. Tout est donc discutable.

L'absence presque complète de démocratie, le culte de la personnalité et la volonté délibérée de Tito de défendre à quiconque de prétendre le remplacer un jour, tout cela aura scellé le sort de cette république. Pour faire un paralèlle qui en fera grincer plus d'un, si l'on ne juge les aventures politiques qu'à l'aune de leur acte final, le franquisme est un grand succès, et d'ailleurs nombreux sont ceux qui le pensent. Même si l'Espagne franquiste était plus pauvre, plus isolée, plus répressive et plus dictatoriale que la Yougoslavie titiste. L'assassinat par ETA en 74 du successeur putatif de Franco, l'amiral Carrero-Blanco, et la joie que cet évènement a provoquée, donnent une bonne idée de la dose de haine et de dégoût que provoquait en réalité ce régime. Alors que la Yougoslavie titiste n'a jamais provoqué, du vivant de son fondateur, de tels actes de violence. En revanche, une fois le gourou décédé sans successeur ou ligne de conduite claire, ne restaient que les seconds couteaux, de petits chefs communistes (et qui le sont restés jusqu'au bout en dépit des apparences), sans principes, sans remords, et jouant sur les blessures et l'histoire sanglante de leur pays comme d'un stradivarius. Après, on peut évidemment parler de constitution, ou comme Scipion de fatalité historique et de nature humaine, mais il n'en demeure pas moins que la Yougoslavie a été un peuple en large majorité très heureux, paisible et prospère durant 30 ans. Que cela fût rendu possible grâce à l'absence de démocratie en dit long sur l'histoire de cette région, mais surtout condamnait par avance l'aventure à l'échec, comme le pressentait par ailleurs Tito lui-même.

Écrit par : david laufer | 02/01/2009

@ J'avoue etre quelque peu decontenance a lire vos propos sur le sentiment naturel d'appartenance. Ou encore que l'indentite est anterieure a la conscience qu'on en a.
A ce regime-la, nous viverions encore en communaute de villages.
Voyez dans Jean de Florette la haine que l'on peut avoir pour l'autre, quand celui-ci est du village d'a cote. J'espere que l'homme peut evoluer et avoir une vision plus large de son appartenance. Sans compter que je ne vois aucune contradiction a avoir plusieurs identite qui se superposent.
On peut etre, par exemple, Alsacien, Francais et Europeen en meme temps. Il n'y a la aucune contradiction.
Je pense que l'identite Europeenne peut se forger, et pas necessairement contre un ennemi, que celui-ci soit la Russie, le Monde Arabo-Musulman, les Etats-Unis ou qui que ce soit d'autre. Mais il faut un dosage bien prepare d'elements concrets et d'ideaux. Or pour l'instant, d'ideaux, points, et de faits concret, peu de positifs (d'autant plus que quand une politique de Bruxelles a un effet positifs, les gouvernements nationaux ont vite fait de s'attribuer la paternite de ces succes).
L'image de Bruxelles est on ne peut plus calamiteuse, avec un parlement dont les pouvoirs sont inconnus, un executif que personne ne comprend entre la comission et le conseil, aucun des deux corps n'etant d'ailleurs elus soit directement par le peuple, soit indirectement par le parlement.
Je pense qu'il serait temps de prendre une pause et faire reflechir les differents peuples a ce qu'ils veulent de l'Europe quitte a produire une europe a deux vitesses.
Enfin, concernant la Russie, vos deux principaux arguments sont la capacite militaure et les ressources naturelles.
Le premier argument me semble exagere. D'apres ce que j'ai pu lire, la capicite militaure de la Russie est encore bien inferieure a ce qu'elle etait en 1991. D'autre part, a quel prix pour la population. Si l'Europe a une capacite militaire si terne, ce n'est pas faute de moyens, mais faute de volonte. Nous ne depensons rien pour la Defense.
Le deuxieme argument concernant la ressources naturelles presente un antecedent que je redoute. Avec le meme argument, il faudrait integrer l'Afrique du Nord et, pourquoi pas, l'Afrique dans son ensemble. Le Moyen Orient aussi...

Écrit par : Carl Schurmann | 04/01/2009

Une chose est sure et certaine :

"Ce sont nos ennemis de demain, si ce n’est déjà d’aujourd’hui…"

Ce sont nos ennemis d'hier.

Pour rappel le siège de Vienne en 1683 ... un seul exemple.

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 05/01/2009

Scipion@ Vous écrivez trop bien et des choses trop importantes pour ne faire que des commentaires, fût-ce chez les plus intelligents. Ouvrez votre propre blog et donnez vos commentaires sur le monde en partant de vous. Sinon, c'est l'éternel débat avec les gauchistes bornés, qui tourne la confrontation croyant-athée en roupie de sansonnens...

Écrit par : Géo | 05/01/2009

"à une complaisance maximum pour les musulmans"
Vous avez entendu Genoud sur RSR1 ce matin ? Ce gaillard est censé être ce que les cathos appellent un évêque ou un cardinal et il attaque durement les Croisades. Les Croisades, ce n'était pas pour délivrer les lieux saints des mains des Infidèles ? Les cathos ont mis 1000 ans pour admettre que la terre tournait autour du Soleil, et aujourd'hui ils deviennent des spécialistes de l'anilingus sur musulman. Tant mieux, cela les fera périr très vite...

Écrit par : Géo | 05/01/2009

Je me permet de parler d' "identité européenne", vu que je suis aussi roumain.
Comment voulez vous vous identifier aux européens (?) de la Nouvelle-Calédonie, Guyane et Djibouti ? ? ?

Nous sommes en 2009 et pourtant cela persiste encore et toujours.

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 05/01/2009

A mon avis, nous ne serons bientôt plus les seuls à nous en apercevoir, et le retour de flammes risque de choquer nos belles âmes d'ici peu. Toutefois, ce n'est pas le sort de la Pieta qui va mettre le feu aux belles âmes chrétiennes de nos concitoyens, mais un énième meurtre du type Epalinges. Comme je l'écrivais à ce pauvre voyou gauchiste Pascal Holenweg, je ne dois pas être le seul à affûter mes grands couteaux à l'attention de ses copains tueurs de l'Est.
On va au devant d'une grande explication. Avec les tueurs de l'Est ou alors avec leurs défenseurs dévoués, les petits juges gauchistes.

Écrit par : Géo | 05/01/2009

"Ce n'est pas mon problème[..]".
C'était pour élargir juste le débat.

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 06/01/2009

Les commentaires sont fermés.