08/02/2009

Le Monde et Xavier Fortin

Même si j’en avais eu des avant-goûts assez relevés par le passé, je réalise tous les jours un peu plus, depuis que j’ai un enfant, l’insondable hypocrisie d’un système qui agit par protection anticipée. Ce système ne protège pas du tout mon enfant : il se contente de vérifier cinq fois que, si quoique ce soit lui arrive, les polices d’assurances ont été bien remplies et payées et qu’on ne puisse se plaindre de rien à personne. L’amour que me procure mon fils suffit la plupart du temps à me faire oublier ces mesquineries. Et puis il est bien entouré, l’hôpital est tout prêt, les gens de la garderie sont gentils et notre pédiatre est excellent.

Mais lorsque j’ai lu l’histoire de Xavier Fortin la semaine dernière, je me suis pris à rêver. Voilà un type qui a pété une durite, quitté sa femme, pris ses deux garçons de 6 et 7 sous le bras et qui est allé vivre avec eux au fond de la nature. A travers les lignes, on saisit que le gaillard n’est pas complètement réglo et qu’il doit traîner dans sa tête des valises un peu lourdes. Mais selon les premiers témoignages, ses deux fils qui ont maintenant 17 et 18 sont en bonne santé morale et physique. Ils tressent à leur papa des couronnes et s’échinent à le faire sortir de prison. Formé comme instituteur, il les a apparemment éduqués selon le programme de l’Education nationale et les emmenait à la découverte de la nature l’après-midi. Aidé activement par son propre père et par des amis, Xavier Fortin a ainsi vécu en cavale dans son propre pays avec ses deux garçons pendant 10 ans.

Sa capture provoque des réactions révélatrices. Libération envoie un reporter sur place pour nous décrire les lieux et recueillir les témoignages divers. L’article est très intéressant et bien écrit, mais toujours sur le ton de l’enquête anthropologique qui tente de rappeler au lecteur type que la France s’étend au-delà des boulevards des Maréchaux. Mais c’est le Monde qui retient mon attention ce soir. Une certaine Patricia Jolly y a pondu un article d’une redoutable coquinerie. Pendant plusieurs paragraphes, la journaliste se moque de la défense que les deux garçons offrent à leur père en disant en substance que, comme ils ont certainement été abusés, leur témoignage n’a quasiment aucune valeur. Avant même de conclure elle a déjà jugé et renvoyé Xavier Fortin aux fers pour le restant de ses jours. Elle termine son rouleau de PQ par cette question : « L'arrestation de leur père a-t-elle fait prendre conscience à [ces deux garçons] que la société est régit [sic] par des lois ? »

Je ne veux pas défendre Xavier Fortin, il a un avocat pour cela et j’ignore presque tous les détails de son aventure. Mais la question de cette employée de rédaction provoque chez moi et, j’espère, beaucoup d’autres gens, une violente réaction urticante. Car il semble que pour Jolly et pour une part grandissante de la société, la seule chose qui nous relie désormais, le seul lien qui ait une quelconque valeur, c’est la loi. On peut nourrir ses enfants uniquement de chips, de coca et de beignets, les mettre au lit à 11h30 du soir, les mettre devant la télévision 10 heures par jour, les laisser hurler non-stop dans les McDonald’s et se comporter plus salement que des porcs, leur apprendre à haïr un conjoint divorcé, on ne risque rien tant qu’on a un siège enfant dans sa voiture et qu’on les a bien vaccinés.

Dans cette société de cuistres, le recours à la loi comporte un double avantage. D’une part, c’est indiscutable, tangible, écrit noir sur blanc. Et surtout, comme ça n’est qu’une question de moyens et d’arguments, c’est contournable le jour où ça devient embarrassant. Il n’y a pour cela qu’à faire de nouvelles lois. Peu importe que Fortin ait peut-être bien éduqué ses enfants puisqu’il a enfreint la loi. Pour ces gens-là, ce qui est légal est nécessairement juste. Et dans le monde qu’ils nous préparent, nous nous détesterons tous à mort, nous porterons tous une arme, nous vivrons dans des bunkers sous alarme, mais tout sera parfaitement contractualisé. C’est là qu’une évasion dans une cabane au fond de l’Ariège devient séduisante.

10:42 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (14)

Commentaires

"Car il semble que pour Jolly et pour une part grandissante de la société, la seule chose qui nous relie désormais, le seul lien qui ait une quelconque valeur, c’est la loi"
Peut-être, mais seulement dans la mesure où la loi est maintenant à 90 % aux mains des femmes, ne l'oubliez pas. Il y a eu un cas célébre à Genève. Un type très bien, travaillant dans le bois et se passionnant pour son métier, épouse une fille du N et lui fait deux enfants. Elle s'ennuie ici, devient alcoolique, découvre son homosexualité et s'enfuit en Finlande avec ses enfants. Elle se met en ménage avec une dame de là-bas et une juge lesbienne lui accorde la garde des enfants, après une ignoble campagne de dénigrement contre le Père, orchestrée par l'Internationale lesbo-socialiste ... (je reste encore gentil dans la dénomination), avec interdiction pour le Père de voir ses enfants. A force d'alcoolisme, la dame meurt et sa compagne se met en ménage avec une autre, conservant la garde des enfants avec interdiction de visite de l'affreux Père. Si ce n'est pas du rapt légal d'enfants, ça...
Mais l'Internationale lesbo-socialiste n'a pas les pouvoirs de retenir les enfants devenus adultes et au moins l'un d'entre eux est revenu à Genève raconter les détails de son enfance à son père.
Si vous ne me croyez pas, j'ai les noms...

Bien. Au-delà du tripal, à propos du procès de l'assassinat d'un sexagénaire à Clarens, une remarque m'a fait bondir dans le 24 heures de hier samedi, sous la plume de G-M Bécherraz : "A nous de juger", à propos de la différence de traitement entre l'assassin de 17 ans et demie (déjà en congé et au bistrot à Vevey, se vantant du pied qu'il a pris à commettre son crime) et l'instigatrice de 18 ans et demie, condamnée à 20 ans (qui se traduiront en quelques années d'hôtel trois étoiles, grâce à la fine équipe de comiques psychiatres, de procureur d'opérette et de rigolos spécialistes de droit pénal de l'UNIL qui sévit dans le canton de Vaud...):
"Deux poids, deux mesures ? mais c'est exprès! Les juges ne font qu'appliquer la loi, voulue ou en tous cas non contestée par le peuple."
Plus malhonnête, jésuitique de caniveau, difficile de trouver. Je suis sûr que 99% du peuple est opposé à cette clémence. Quand le peuple vote une loi pour emprisonner à vie les criminels spécialement dangereux, la clique des petits juges poussent des cris et en appellent aux droits de la femme (les hommes (en Suisse...) sont des femmes comme les autres, comme dit Bonnant...). Les petits juges ne cessent de nous rappeler que la loi n'est pas un livre de cuisine et que chaque cas est particulier. Et dans ce cas-là, ils agissent de façon parfaitement contraire.

Ce n'est pas directement lié à l'affaire Fortin, mais cela en dit long sur les rapports entre les sentiments populaires et la pratique du droit actuelle.

Écrit par : Géo | 08/02/2009

« Dans cette société de cuistres, le recours à la loi comporte un double avantage. D’une part, c’est indiscutable, tangible, écrit noir sur blanc. Et surtout, comme ça n’est qu’une question de moyens et d’arguments, c’est contournable le jour où ça devient embarrassant »

Je me demande depuis un certain temps si ce qu'on appelle la "liberté de choix" n'est pas un moyen comme une autre de multiplier les interdictions de toute sorte, tout simplement parce que les gens sont incapables de se mettre d'accord sur l'étendue de leurs propres droits. Dans un groupe, il y a des règles du jeu reconnues et la déviance est plus ou moins tolérée. Dans un groupe qui rejette toute règle par principe, c'est la déviance qui finit par devenir "normale", et la seule loi applicable est celle du plus fort, avec sa ribambelle d’attitudes prohibitives et nuisibles, comme dans l’exemple de Géo. Un autre exemple, enfantin : nous avions des crèches à l'école, des chansons et des sapins de Noël. La plupart des enfants aimaient Noël, mais certains s'en moquaient éperdument et détournaient les chants pour en faire des versions obscènes. L'attitude des cancres du fond de la salle était tolérée par les professeurs, qui faisaient semblant de ne rien entendre, sans être encouragée. Aujourd’hui, si un élève n’aime pas Noël, il faut supprimer crèche, sapin et chansons de l’école, et tout cela au nom de la liberté religieuse, du libre choix ou de quelque chose de ce genre. Nous retrouvons une démarche semblable avec les vaccins, ou avec d’autres modes de vie ou d’éducation. Il me semble qu’en cas de conflit, c’est le principe de la moindre nuisance qui devrait être suivi et non pas celui du bon plaisir et du choix-droit du monsieur ou de la dame ou du faiseur d’opinion de service.

Écrit par : Inma Abbet | 08/02/2009

D'abord :"Ce système ne protège pas du tout mon enfant", puis un peu plus loin : "[Mon fils] est bien entouré, l’hôpital est tout prêt, les gens de la garderie sont gentils et notre pédiatre est excellent." N'y a-t-il pas là une contradiction, David ? Si le jeune Laufer est si bien entouré par un si excellent pédiatre et du personnel de garderie si dévoué, n'est-ce pas que le système le protège en vérité ?

Écrit par : stéphane staszrwicz | 09/02/2009

Mais cette Patricia Jolly fait allusion à quelle loi qui interdirait de vivre avec ses enfants dans les bois si les conditions ne mettent pas en danger la santé d’autrui. ?
J’ai connu il y a 2 ou 3 décennies à l’époque des hippies dans le Midi de la France plusieurs couples qui vivaient de façon un peu précaire avec leurs enfants tout en leurs assurant l’instruction de base et pourtant les gendarmes faisaient leur ronde hebdomadaire dans le village sans qu’ils ne retrouvent à redire sur le comportement de ces couples. J’ai d’ailleurs retrouvé certains de ces enfants issus de ce monde des hippies qui ont fait un parcours universitaire tout à fait louable . C’était aussi l’époque des communautés de Lanzo Dévasta où tous les couples étaient mélangés et où on ne savait pas qui était le père des enfants ! Je ne fais pas l’apologie de ce genre de vie mais cela a bien existé dans les années 1970 avec la libération du sexe, on en est partiellement revenu, de toute façon c’était marginal mais aucun enfant de ces couples de farfelus n’allait à l’école et personne ne trouvait matière à s’offusquer.
Et combien de couples de marins qui partant pour des horizons lointains sur leurs frêles esquifs comme dirait Victor Hugo, sont revenus avec leurs chérubins aux têtes bien pleines sans que la maréchaussée ne froncent les sourcils et n’arrête ces délinquants ! En France on a parfaitement le droit d’instruire ses enfants en dehors de l’école, je suppose qu’il faut justifier d’un certain degré d’instruction.
A mon avis on doit essentiellement reprocher à ce Xavier Fortin d’avoir subtilisé les enfants à leur mère avec aucun droit de visite ce qui est formellement interdit par la loi seul la justice est en droit de décider qui garde les enfants. On n’a pas le droit de voler les enfants à son partenaire.
Je n’ai pas lu l’article de Patricia Jolly mais à ce qu’on dit David Laufer ce doit être une sacrée conformiste !

Louis Hervé

Écrit par : hervé | 09/02/2009

" L’amour que me procure mon fils suffit la plupart du temps à me faire oublier ces mesquineries."


L’Amour de Dieu

La vie, life, la vida
A tourné le dos à Dalida,
Qui n’avait pu avoir
Assez d’espoir
Pour attendre l’amour et la paix.
Mais la vie n’est pas si avare
Pour ceux qui tendent leur regard
Vers le ciel,
Là où Dieu tend sa main aux pieux
Auxquels il révèle
Le chemin de la tranquillité
Qu’ils doivent emprunter
Tous les soirs et tous les matins
En toute simplicité.
Il faut être sage
Pour voir les rivages
Du bonheur divin
Que ressentent les pieux, jeunes et vieux,
Tous les soirs et tous les matins.
A quoi bon penser au regard de l’autre
Quand on suit la voie de Dieu et de l’apôtre?
Dieu aime tous les hommes et toutes les femmes
Qui ont dans leur âme
L’Amour de Dieu.

Écrit par : poètemarocain | 09/02/2009

poètemarocain ? joli mais je ne suis pas certain de comprendre le rapport...?

puis qu'on y est, je vous propose celle-ci:

Dormez, dormez petits oiseaux,
Petits oiseaux chéris,
Petits oiseaux chéris

Le Roi n’a pas sommeil
Et c’est bien fait pour lui.
Il ne dort que d’un oeil,
Et remue dans son lit.

Dormez, dormez petits oiseaux,
Petits oiseaux chéris,
Petits oiseaux chéris

Papa est là qui veille,
Papa qui veille au grain.
Dormez petites merveilles,
Il fera jour demain.

Dormez, dormez petits oiseaux

Le Roi n’a pas sommeil
Car il a peur la nuit
A cause des perce-oreilles
Et des chauves-souris.

c'est la berceuse du "Roi et l'Oiseau"

Écrit par : Un lecteur | 13/02/2009

Mais qu'est ce que ces poèmes ont à voir avec ce qu'a écrit Laufer.? Etrange!

louis Hervé

Écrit par : hervé | 14/02/2009

Comme un enfant aux yeux de lumiere
Qui voit passer au loin les oiseaux
Comme I'oiseau bleu survolant la terre
Vois comme le monde
le monde est beau

Beau le bateau dansant sur les vogues
Ivre de vie
d'amour et de vent
Belle la chanson naissante des vogues
Abandonnee au sable blanc

Blanc I'innocent
le sang du poete
Qui en chantant invente I'amour
Pour que la vie habille de fete
Et que la nuit se change en jour

Jour d'une vie ou I'aube se Ieve
Pour reveiller la ville aux yeux lourds
Qu' les matins effeuillent les reves
Pour nous donner un monde d'amour

L'amour c'est toi
I'amour c'est moi

L'oiseau c'est toi
I'enfant c'est moi.

Moi je ne suis qu'une fille de I'ombre
Qui voit briller I'etoile du soir
Toi mon etoile qui tisse ma ronde
Viens allumer mon soleil noir

Noire la misere
les hommes et la guerre
Qui croient tenir les reves du temps
Pays d'amour n'a pas de frontiere
Pour ceux qui ont un coeur d'enfant

Comme un enfant aux yeux de lumiere
Qui voit passer au loin les oiseaux
Comme I'oiseau bleu survolant la terre
Nous trouverons ce monde d'amour

L'amour c'est toi
I'amour c'est moi
. . .
L'oiseau c'est toi
I'enfant c'est moi

L'oiseau c'est toi
I'enfant c'est moi.

Écrit par : poètejordanien | 27/02/2009

Bonjour
alors voila, je suis une jeune fille de 18 ans et je viens de lire votre discours sur l'affaire fortin et je suis tout a fait d accort avec votre point de vue. Il se trouve que je connais les garçons fortins, ainsi que leur père car j'ai habité chez eux pendant 6 mois. Ce sont mes amis. Je suis l'affaire depuis qu'ils ont été retrouvé. Je souhaite que les gens de lois voient plus loin que leurs bout de papiers et se rendent comte de l'injustice qui se produit. Je le soutiens car il a tout donné pour ses enfants. Et ceux ci lui ont sont reconnaissant. Il ont appris les vraies valeurs de la vie.Je n'arrive pas très bien a m'exprimer, mais je veux juste faire comprendre que ce système est vraiment pourrie et que si "la Loi", comme ils disent, faisait bien son boulot, c'est la mère qui devrait être poursuivit.Voila merci

Écrit par : Laure | 12/03/2009

Merci pour votre message, DL.

Écrit par : david laufer | 12/03/2009

Laure@ Ne vous contentez pas de cette première intervention. Donnez-nous de leurs nouvelles, cela nous intéresse. Merci d'avance...

Écrit par : Géo | 12/03/2009

C'est vrai que la loi, qui change tout le temps, prend trop d'importance, puisqu'a cause de faits ou mefaits de certains, on refait des lois et on interdit tout de plus en plus.
Ce fait divers m'a un peu secouee, car moi aussi, j'ai ete dans la position des deux garcons.
Une histoire que je n'ai jamais racontee en public (le web) : ma mere en 1959 a kidnappe ses trois enfants, deux garcons et une fille, et nous a emmenes dans son pays d'origine, notre pere nous a retrouve trois mois apres, nous a re-kidnappe dans l'autre sens, puis la loi a donne les deux garcons au pere et la fille (moi) a la mere. Mon pere, ayant peur de me voir disparaitre a tout jamais de sa vie, m'a cachee avec sa propre mere pendant sept ans, dans un autre pays (meme chose qu'avec Fortin, noms d'emprunts, scolarite privee, mensonges et chanboulements). On ne m'a jamais retrouvee, ni Interpol ni les flics qui suivaient mon pere a chaque deplacement, puis au bout de ces sept ans de recherches eprouvantes, ma mere a decide d'arreter les frais, alors comme si de rien n'etait, un beau jour je suis rentree en France, et j'ai pu revoir ma mere et mes deux freres.
Et on se moque de moi dans la famille si je rouspete un peu quand je clame la betise des adultes et ma position de victime dans cette belle histoire d'amour. Tout va bien, j'ai une sacree personnalite, mais je n'ai jamais voulu me marier ni avoir d'enfants!

Écrit par : langaloo | 19/03/2009

bonjour a tous,
Je suis le fils ainée de Catherine Martin.

Je suis, comme vous vous en douter de très prés les évènements.J'ai crée une adresse mail pour mes deux frères: "mediafevrier@gmail.com" et également une boite pour ma mère "catherinemartin83@gmail.com".
Ces boites mails vous permettent de communiquer avec ma famille ;comprenez que si vous souhaitez passer un message directement avec les un ou les autres,votre réflexion est la bienvenue.
La courtoisie et le respect sont de circonstance.

Cela permettra ,(je l'espère) l'amélioration du dialogue et la compréhension générale.

Merçi
cordialement
Nicolas MARTIN

Écrit par : nicolas | 11/04/2009

Mr David Laufer, la loi vaut pour les mères COMME pour les pères. Ou visiblement moins pour les pères, si l'on en croit ses sentences.
Ainsi la loi met en prison pour le même délit la maman d'Elise et trouve en Mr André une victime loquace. Elle libère un Fortin, pas un "mauvais père" parce qu'il a "évité le mac do aux enfants" (on hallucine) en oubliant qu'en dehors d'une éducation "Ardéchienne" il leur a appris le mensonge et le négation de celle qui leur a donné la vie. Sans cette mère, c'est à ses chiens qu'il donnait des noms cheyennes). Pas un mot de reconnaissance pour elle, pas un remords, et de son coté la mère ne porte pas plainte contre le père, pour ces 11 ans de souffrance, et cela POUR SES ENFANTS. Notons encore qu'aujourd'hui Mr André MAINTIENT sa plainte contre la mère d'Elise.

La loi condamne aussi les mères quand elle se casse avec un enfant de 3 ans abusé sexuellement et qui désigne le père. La loi oblige une mère a laissé au "présumé" agresseur, cet enfant au nom des DROITS du pére. La loi la condamne dans le même temps que fortin (le 10 avril 2009): MARYSE L a été jugée COUPABLE, le 10 avril 2009 par le Tribunal de Grande Instance de Versailles pour non-représentation d'enfant. Condamnée à 18 mois avec sursis, 3 ans de mise à l'épreuve avec obligation de soins et à verser à la partie civile 7542,55 euros de préjudice matériel plus 10000 euros de préjudice morale. (Signez la pétition de soutien http://ecvf.online.fr/spip.php?article308)

Je ne sais pas si c'est du "conformisme" que de s'étonner qu'une personne qui prive les enfants d'une vie "normale", de leur mère, et qui s'affranchit de tout remords, passe pour un héros, mais si le "PQ" est utilisé pour évoquer l'opinion (qui n'est pas la vôtre visiblement) de Patricia Jolly, c'est bien Fortin qui est responsable de la merde qui est dessus.
Quant à la loi, elle semble visiblement traiter les unes et les autres de manière inégale.

Mesdames, filles, femmes, mères, levez vous et regroupez vous, le pouvoir des hommes séparés et réunis en associations lobbyistes, fait fort de vous transformer en ventre porteur. Les faits d'actualité (Affaire DEVAUX délégué sos papa qui prémédite l'élimination de la mère, affaire André, soutenu par les mêmes) doit vous alerter sur l'urgence d'une mobilisation pour que les droits des mères valent AU MOINS ceux des pères.

Cordialement
Lucie , membre d'SOS les MAMANS
www.soslesmamans.com

Écrit par : Lucie | 11/06/2009

Les commentaires sont fermés.