03/05/2009

France Inter et la censure

Il paraît que tout est permis de nos jours parce que plus rien ne choque. C’est vrai, et c’est faux. Dans une société qui tend à adopter ses coutumes non plus d’un village à l’autre mais d’un continent à l’autre, la notion d’interdit social ou religieux devient de plus en plus relative, et difficile à imposer. En revanche, derrière une vaste constellation de notions récentes telles que la dignité humaine ou les droits des minorités, qui sont en eux-mêmes parfaitement défendables, on est parvenu à faire perdurer la notion de censure d’une manière particulièrement perverse. Et c’est normal : la censure est indissociable de l’idée de pouvoir central et de l’exercice de celui-ci.

Il y a quelques années, à Londres, à Earl’s Court, j’avais visité – seul, mon épouse n’étant pas parvenue à accumuler suffisamment de courage pour le faire – l’exposition « Bodies ». Et j’avais été profondément impressionné. Comment ne pas l’être face à un corps qui fut vivant et qui, devant vous, est immobilisé dans une posture de course, entièrement écorché, observable jusqu’à la moindre petite veine. C’était beau, instructif, émouvant, révélateur, choquant, profond, spectaculaire, ainsi tous les ingrédients qui composent ce qu’on appelle l’art me semblaient réunis. Je ressentais donc dans ces salles des émotions comparables à ce qu’on peut ressentir dans n’importe quel grand musée d’art.

Mais on parlait déjà à l’époque de provenance douteuse, de possibles condamnés à mort chinois, de marché sordide. Personnellement et jusqu’à un certain point, la question me semble sans importance, n’en déplaise à un certain Torquemada de carnaval qui nous avait assourdi de ses cris d’orfraie depuis le Valais central. Sans vie, un corps n’a de valeur qu’en tant que quantité de chair, de sang, d’os et de liquides divers. Pour autant qu’on ne le souille pas ou qu’on n’en abuse pas, même s’il s’agissait de mon propre corps ou de celui d’un être aimé, ce qu’on fait d’un corps humain sans vie m’est à peu près aussi important que ce qu’on fait de son chat. Or la mise en situation proposée par l’exposition en question est tout sauf une humiliation ou une souillure. Il n’y a rien là qui porte rire ou à se moquer des êtres exposés. En effet, les visiteurs semblaient frappés d’un mutisme presque complet, évitant les gestes brusques et ne faisant que murmurer leurs commentaires entre eux.

Pourtant, une décision administrative vient de faire fermer cette exposition à Paris. On argue que les preuves de provenance des corps ne sont pas crédibles et qu’un doute subsiste. Invité à s’exprimer sur France Inter, un grossium du comité national d’éthique se félicitait de cette décision et qualifiait l’exposition de honteuse, de scandaleuse, bref, tout un vocabulaire qu’entendirent des Sade, Baudelaire et Wilde en tribunal. Car à une époque pas si lointaine, la censure, bégueule et brutale à la fois, avait un rôle parfois intéressant comme contrainte créative. Pour brocarder les puissants sans finir en prison, combien de détours Molière ne dut-il pas utiliser. Et ces détours ajoutaient à la complexité psychologique comme au style d’une oeuvre.

Pareil en peinture, lorsqu’on voit Rembrandt rendre un verdict ravageur sur la société hollandaise dans son tableau Claudius Civilis, tableau censuré puis presque détruit par son auteur, de rage. Mais cette censure-là disait son nom, elle était visible et, en ce sens, combattable. La nouvelle censure se camoufle, se pare de vertus diverses et grandiloquentes. Mais c’est la même complète cuistrerie, le même désir d’exercer du pouvoir en s’érigeant en arbitre de ce qu’on peut voir ou pas au nom du bien commun et sans aucun doute à l’exact opposé de celui-ci.

15:33 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (53)

Commentaires

En Suisse le prélévement d'organes qui pourraient être utiles à d'autres ne peut se faire qu'avec le consentement préétabli par une carte de donneur. On peut donner son corps à la science. Votre attitude envers l'enveloppe charnelle n'est pas encore vraiment très répandue. Cependant j'ai la faiblesse de croire que si les enfants de votre quartier jouaient au foot avec la tête de votre mère - qu'ils auraient prise sur son cadavre abandonné au ramassage bi-hebdomadaire - vous perdriez un peu de votre flegme...
Ils ont fait don de leur corps à l'art ces heureux élus ? Censure ou petite tentative de résistance face au grand n'importe quoi ?

Écrit par : Géo | 03/05/2009

@Geo: Il me semble que David a bien precise:"Pour autant qu’on ne le souille pas ou qu’on n’en abuse pas". Cela etant, je ne partage pas son flegme et pense, peut-etre est-ce mon education chretienne, que la depouille a une veleur.
Mais au fond, la question que pose David n'est pas la. Il parle ici de censure et de l'enveloppe ethique dont elle se pare aujourd'hui. Et la, je dois dire que je suis en accord total avec lui.
Dans une democratie, on doit tout pouvoir dire. Ensuite, evidemment, il faut assumer la consequence que d'autres personne soient en desaccord et le disent, souvent de maniere tres claire.
Meme si je ne partage pas les vues de David sur cette exposition (a mon avis, il s'agit de pure provocation pour faire parler de lui), je n'en defend pas moins le droit de ce soit-disant artiste de se faire exposer. Si l'on trouve horrible ou de mauvais gout cette exposition, personne ne nous oblige a y aller.
La liberte d'expression ne peut etre que totale. Si l'on accepte de censurer cette exposition, demain l'on acceptera de censurer le blaspheme. Et apres cela, toutes les avenues sont ouvertes.
Je me rappelle de neo-nazis Americains qui avaient ete defendus par des avocats Juifs. Inutile de dire que ces avocats ne partageaient pas les vues de leurs clients. Mais pour eux, la liberte d'expression etait un bien si precieux qu'on ne pouvait pas le diminuer a cause des idees d'une bande d'abrutis. Au contraire, il faut utiliser les armes de la liberte d'expression pour tenter de demonter les idees que l'on juge fausse ou malsaine.
Utiliser la censure est un aveux de faiblesse, un aveux que la liberte et la democratie sont si fragiles qu'un seul petit bonhomme aux creations d'un gout douteux est a meme de de les mettre a bas.
Je suis d'avis au contraire que la democratie et la liberte sont fortes, sont des armes imbattables et qu'elles peuvent resister a toutes les attaques.
"Pas de liberte pour les liberticides" n'a aucun sens. Or, c'est ce a quoi mene cette censure et que denonce, je crois comprendre, et a juste titre David dans son blog.

Écrit par : Carl Schurmann | 04/05/2009

Sur exactement le même sujet de fond, j'ai fait ce matin le portrait de Dieudonné sur LFM, qui doit normalement être disponible sur podcast dans la journée.

Je voudrais même enfoncer le clou par rapport à ce que dit Carl. La liberté d'expression, et donc l'absence de censure, s'applique SURTOUT à ce qui choque de prime abord, à ce qui dérange. Lorsque des types contestent des épisodes de l'histoire - ou des détails, selon certains - ils remettent en cause la vérité établie et il est très important de savoir ce qu'ils ont à dire. Ils nous obligent à trouver des réponses, à faire des recherches, à accumuler des preuves. A les faire taire de force, on les conforte dans leur certitudes, comme les martyrs chrétiens des premiers siècles. J'ai une théorie selon laquelle le christianisme doit presque tout aux empereurs romains et à leur manie de balancer des vierges chrétiennes aux lions. Voyez l'Inde: elle a immédiatement accepté Jésus et Marie en les intégrant à son panthéon. C'est le plus cinglant échec de l'histoire de l'évangélisation.

Pour l'expo "Bodies", la chose n'est pas anodine. C'est le corps humain et c'est, là encore, un besoin de se voiler la face. On n'avait jamais vu notre propre corps si précisément, et ça déclenche le réflexe atavique de la feuille de vigne. C'est Tartuffe, toujours vivant, toujours puissant.

Écrit par : david laufer | 04/05/2009

Je suis conscient que le sujet de ce billet est la censure. Mais la censure est omniprésente de toute façon. La protection des données personnelles en est une forme parmi d'autres. Et je reconnais qu'il y a pas mal d'hypocrisie à vouloir interdire cette exposition de cadavres plastinés alors qu'on expose des momies dans son musée.
Mais c'est précisèment là que qqch ne joue pas. Les Egyptiens ont mis beaucoup de soins à traiter un corps pour lui assurer je ne sais quel destin post-mortem. Au nom de quoi quelques individus - généralement européens - disposeraient du droit de transgresser cette croyance sous prétexte qu'ils pensent que le corps n'a plus d'importance une fois mort ? Je suis pour ma part incroyant mais j'ai assez travaillé en terres musulmanes pour savoir que je n'ai pas intérêt à critiquer ceux qui croyent sur leur foi...et d'ailleurs je ne m'en sens pas le droit.
On a la même problématique avec la notion d'universalité des droits de l'Homme. Universellement alignés sur les valeurs occidentales...
Ainsi donc toute censure n'est pas mauvaise quant il s'agit de nous protéger. Et se poser la question de protéger les morts est considèré par beaucoup comme le premier geste qui différencie l'homme de la bête...A ne pas traiter à la légère donc.

On pourrait aussi se poser la question du geste artistique. Je vois pour ma part dans cette exposition l'équivalent de la femme à barbe et de l'homme-poisson exposés à la foire...

Écrit par : Géo | 04/05/2009

Très bonne question que celle de l'archéologie. D'accord pour Ramsès II et pas pour Bodies? Pourquoi? En réalité, c'est la proximité dans le temps. Rien d'autre.

Pour ce qui est des bêtes, pas sûr. Certains animaux ont des rites funéraires très précis, i.e. les éléphants. Mais bon, c'est rare, je le concède.

Mais pour la femme à barbe, impossible à recevoir tant que vous n'avez pas vu l'expo. Franchement, c'est décoiffant au-delà du compréhensible.

Écrit par : david laufer | 04/05/2009

Ramsès II a été momifié. Puis son corps a été déposé dans une chambre secrète pour le préserver. Dans le dessein de lui réserver une vie éternelle. Vous n'y croyez pas et moi non plus. Mais quel est notre droit de marcher sur les pieds de ceux qui y croient en sortant cette momie de sa pyramide et de l'exposer au vulgus ? Le droit du plus fort. Point barre.

Écrit par : Géo | 04/05/2009

Molière a un peu bon dos, non?

Lorsqu'il a critiqué indirectement l'Eglise, il a eu un tas d'ennuis. Ses pièces (notamment "Don Juan" et "Tartuffe") ont été interdites de représentation. Or, il en vivait. Autant que je m'en souvienne, il n'a jamais vraiment critiqué le Roi, qui lui donnait aussi de quoi vivre. Fantasmer les auteurs classiques est un peu facile, et d'ailleurs, cela se fait couramment. Mais la censure à laquelle fut soumis Molière, et qui venait principalement de l'Eglise, était la même, en fait, que celle à laquelle fut soumis Baudelaire. Louis XIV était choqué parce qu'il soutenait l'Eglise. Et Molière n'a pas franchement joué avec la censure: il l'a subie. Quand il était libre, c'est qu'il se moquait des bourgeois qui prenaient de l'importance dans l'entourage du Roi. Le Roi en était content, parce qu'il les méprisait. Parmi ces bourgeois, il pouvait y avoir des sortes de fonctionnaires, des prélats, des intellectuels patentés, des professeurs, des médecins, des artistes officiels, mais étaient-ils vraiment puissants? Cela revient seulement à se moquer des gens qui passent à la télévision. Seuls étaient vraiment puissants les prélats, justement. Et ce ne fut pas un jeu très gai, pour Molière.

Mais ici, il ne s'agit pas de ce qui est représenté, mais de la matière même dont on s'est servi pour le représenter. La même chose en reproduction plastique n'aurait gêné personne, je pense. Or, l'expression représente. Mais la vérité est aussi que quand on ne sait pas représenter de manière intéressante, on utilise du matériau illicite pour donner quand même quelque chose à voir. Un corps est quand même bien la propriété de celui qui l'a porté et de ses héritiers. Cela fait un peu snuff-movie, cette exposition.

Écrit par : Rémi Mogenet | 04/05/2009

Que certains parmi vous soient choqués à l'idée de cette exposition se comprend. Mais que vous vous prononciez d'une façon tellement définitive sans même l'avoir visitée, c'est tout aussi choquant.

Écrit par : david laufer | 04/05/2009

Mais le fait d'avoir vu l'exposition n'a rien à voir avec l'idée qu'un corps sans vie n'est qu'un amas d'éléments qui appartiennent à tout le monde. A ce compte-là, toute valeur sentimentale donnée à un objet le rend impropre à la propriété privée, et donc le met à disposition de tout le monde. Un vélo qui ne marche plus devrait automatiquement être mis à la décharge publique: on n'aurait pas le droit de le conserver. Or, il est évident que si les corps ne viennent pas de gens qui en ont fait don à la science, ils sont illégalement dans l'exposition. Qu'on pense qu'un corps sans vie a perdu tout intérêt objectif ne donne aucun droit. Certains sont attachés à leur corps même après leur mort, et c'est leur droit qui prévaut. Cela dit, une exposition avec des corps donnés librement par les volontés conscientes qui les ont habités ne poserait pas de problème juridique, puisque ceux qui ne veulent pas aller les voir en pensant que c'est sacrilège n'y seraient pas obligés. Mais y a-t-il beaucoup de vivants qui accepteraient un tel sort à leur corps, je ne sais pas. L'individu vivant préfère laisser le souvenir de lui-même en tant que vivant, je pense. Mais lier la censure avec la décision de justice qui clairement fait valoir le flou de la provenance des corps, cela me paraît tiré par les cheveux.

Écrit par : Rémi Mogenet | 04/05/2009

(Il est un peu choquant aussi d'appeler quelqu'un "Torquamada du Valais" parce qu'il est choqué par cette exposition de cadavres, je pense; mais je ne sais pas de qui il s'agit.)

Écrit par : Rémi Mogenet | 04/05/2009

Bonjour,
d'abord, je n'ai pas visité cette exposition mais j'en ai vu des images à la télévision, ce qui ne m'a donné aucune envie d'aller la voir. Contrairement à vous, les images que j'ai vues ne m'ont pas semblé ni belles ni impressionnantes, d'ailleurs pour en rester seulement à la télévision, certaines séries de fiction montrent, à l'aide d'effets spéciaux très réalistes, le corps humain vu de l'intérieur au cours d'une autopsie, par exemple, et personne ne s'en offusque. Votre évocation de l'atavisme de la feuille de vigne ne tient pas. Ensuite, dire que l'acceptation ou le rejet de telle ou telle exposition dépend de la proximité temporelle n'a pas de sens non plus quand on regarde cela :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Catacombes_capucines_de_Palerme

Le coeur du problème, dans l'exposition 'Bodies' n'est pas la censure à cause d'une supposée pudeur que vous méprisez, mais l'absence de consentement. M. Mogenet a raison en disant qu'un corps est la propriété de celui qui l'a porté et de ses héritiers. Pour cette exposition, ce n'était pas clair, on a parlé de corps volés ou des gens qui n'auraient jamais consenti à cela (les preuves de la provenance des corps ne seraient pas crédibles), et l'interdire a le même sens qu'interdire la publication d'un livre (ou, pire encore, la correspondance personnelle de quelqu'un de célèbre)pour lequel les ayant droit n'ont pas accordé leur permission. Les anciens palermitains, eux, savaient qu'ils allaient être conservés de cette façon après leur mort et ils l'acceptaient tout en laissant des instructions précises, cela faisait partie de leur culture. Vous pouvez penser qu'une présentation 'artistique' d'un corps peut être quelque chose de plus beau et de plus respectueux qu'une tombe anonyme. Mais c'était à ces gens d'en décider, à eux lorsqu'ils étaient en vie ou à leurs descendants.

Écrit par : Inma Abbet | 04/05/2009

Scipion@ Je ne suis pas fixé sur l'égyptologie. Parlons des tombes juives qui ont fait se détourner un autoroute en Israël et demandez-moi pourquoi mes os seront jetés à la poubelle après 20 ans, alors que mes compatriotes musulmans auront évidemment droit à une concession éternelle vu leur religion...

Écrit par : Géo | 04/05/2009

Effectivement l'utilisation de "compatriote" n'est pas particulièrement pertinente. Mais je me réjouis néanmoins de voir la position idéologique des "progressistes" ou prétendus tels...quand apparaîtront les premières contradictions avec la taille finie des carrés musulmans dans nos cimetières. On verra alors si l'enveloppe charnelle continue de n'avoir que peu d'importance...

Écrit par : Géo | 04/05/2009

Si vous vous intéresser a la vrai censure, vous pourrez toujours lire cela :

http://www.acrimed.org/article3126.html

Et avec Val qui débarque, cela en est finit de la liberté de ton sur radio france !

Écrit par : Djinius | 06/05/2009

Djinius@ Toujours aussi pertinent, n'est-ce pas ?
DL@ Les Rosbifs sont en train de déterrer à Fromelles les ossements de leurs soldats ainsi que des Australiens mis en fosse commune par les Allemands suite à une bataille qui aurait fait dans les 5000 morts chez leurs adversaires en 1915 sauf erreur. Ils vont passer tous les ossements aux examens d'ADN pour leur ofrir une tombe individuelle. Et tout le monde a l'air de trouver cela normal...
Si vous allez au point
S 12° 58' 18.22"
E 40° 30' 18.72"
vous vous trouvez en plein cimetière des soldats anglais tués par une sorte de corsaire allemand, aussi vers 1915. C'est aujourd'hui encore le seul endroit propre et bien entretenu de Pemba.

Déduisez-en ce que vous voulez...

Écrit par : Géo | 06/05/2009

Geo@ Merci pour cette info proprement hallucinante. On n'a pas fini d'avoir des idées de génie en haut lieu. A rapprocher, selon moi, de ce que j'évoquais il y a quelques semaines à propos d'Auschwitz et de Klarsfeld.

Écrit par : david laufer | 06/05/2009

"Il me paraît certain que si tous les visiteurs ne sont pas forcément amateurs de snuff-movies, tous les amateurs de snuff-movies s'y seront précipités, et c'est ce qui me gêne !"

"Il me paraît certain que si tous les noirs ne sont pas forcément des dealers de coke à la place bel-air, tous les dealers de coke à la place bel-air sont noir, et c'est ce qui me gêne !"

"Il me paraît certain que si tous les gens qui votent à droite ne sont pas forcément des néo-nazis, tous les néo-nazis votent à droite, et c'est ce qui me gêne !"

Scipion, toujours à prendre de mauvais raccourcis et à étendre les défauts de sous-groupes pour dénigrer le groupe entier...

Écrit par : arn_o | 07/05/2009

"toujours à prendre de mauvais raccourcis et à étendre les défauts de sous-groupes pour dénigrer le groupe entier..."

Et considérer chaque être humain comme un cas à part et vouloir le traiter comme tel, cela vous parait pertinent ? Quels problèmes va-t-on résoudre de cette manière ? Va t-on faire un vaccin contre la méningite adapté à une seule personne, puis reprendre toutes les études pour l'adapter à la personne n°2 ?

"Il me paraît certain que si tous les noirs ne sont pas forcément des dealers de coke à la place bel-air, tous les dealers de coke à la place bel-air sont noir, et c'est ce qui me gêne !"

Visiblement, vous, cela ne vous dérange pas. Et c'est ça, le problème !

Écrit par : Géo | 07/05/2009

Géo,

Tu as lu l'article d'acrimed que je cite ? Il parle pourtant bien de censure aussi ! Mais bon, quand on est con, on est con !

Écrit par : Djinius | 07/05/2009

Pourquoi aller chercher si loin?
La censure se retrouve chaque jour sur ce site.
Aujourd'hui encore un bloggeur a simplement "liquidé" mon commentaire musclé parce qu'il n'était pas écrit à la gloire de ses artères!... Et pourtant, bien qu'en veine, je n'avais pas disséqué sa prose jusqu'à l'os!

Écrit par : Père Siffleur | 07/05/2009

Djinn (mauvais)@ Pas très en forme aujourd'hui. On vous a connu capable de faire mieux que traiter simplement les autres de con. Mais peut-être n'était-ce qu'une illusion...

Écrit par : Géo | 07/05/2009

Mais Géo... En guise de réponse à ma remarque, vous utilisez la plus pernicieuse des rhétoriques dont je me permet d'expliquer ici le schéma: Je critique un point et au lieu de vous y intéresser, vous me propulsez aussitôt dans son extrême opposé. Qui parle de "considérer chaque être humain comme un cas à part et vouloir le traiter comme tel" ? D'où sortez vous cette phrase et cette idée ? Vous inventez des propos, vous me les collez sur le dos pour aussitôt me les reprochez. C'est quand même un peu poussé non ?

Plutôt que d'être aussi manichéen, pourquoi ne pas opter pour une solution "balancée"... Est ce que "Traiter les problème des sous-groupes dans leur ensemble, sans pour autant généralisé à des groupes entiers" ne vous semble pas une idée plus raisonnée ?

Je dénonce ces généralisations qui ne sont que source de tension et de haine sans résoudre aucun problème. Car si cela pouvait être une solution, les blogueurs de 24heures devraient interdire les commentaires... pour faire taire les quelques cons qui y campent.

Écrit par : arn_o | 07/05/2009

Djinius, l'article d'acrimed est intéressant. Je suis un partisan de la liberté d'expression mais là il me semble que les explications de France Inter sont valables... C'est une émission, ils ont une interview à mener, ils doivent traiter divers sujets et ils ont un temps bien déterminé pour le faire. Si un auditeur part dans les fraises, c'est normal de le virer. Si un mec débarque dans le studio radio, pousse tout le monde et sort une liste de questions, faut il le laisser parler au nom de la liberté d'expression ??? Cet article semble confondre l'anarchie d'expression et la liberté d'expression. C'est mal comprendre l'idée de "liberté" d'expression que de croire qu'on peut dire n'importe quoi, sur n'importe quel sujet, n'importe quand et à n'importe qui...

D'ailleurs, dans la même idée de liberté d'expression sans anarchie d'expression, je ne serais pas offusqué sur le moderateur effaçais nos derniers commentaires tant ils ne commentent rien du tout et sont complètement hors sujet...

Écrit par : arn_o | 07/05/2009

D'ailleurs je me sens mal poli de ne pas commenter cet article...

J'ai pu visiter l'exposition Bodies qui par chance était à Prague en même temps que moi. J'ai été fasciné par certains éléments, dérangé par d'autres mais profondément intéressé par le tout.

Cet exposition a tourné dans beaucoup de lieu sans problème. Preuve en est que la censure n'est pas si violente.

Maintenant la polémique autour de la provenance des corps est tout de même légitime. On interdirait de même une exposition de tableaux volés non ? Certes ça fait la joie de tous les coincés moralisateurs mais je ne crois pas qu'il s'agisse là d'une "censure camouflée". Cette censure existe parfois... mais pas là.

Écrit par : arn_o | 07/05/2009

Oui c’est une honte qu’en France on ait interdit cette exposition de corps humains plastifiés.
En fait il s’agit d’une décision de justice et non de politique. C’est finalement un ou deux juges qui ont décidé qu’il en était ainsi. Les juges en général en France sont très tributaire des idées à la mode et ne sont pas pour le moins du monde impartiaux. Pourquoi pendant qu’ils en sont, n’interdisent-ils pas l’exposition du musée anatomique de l’hôpital Saint Louis à Paris on l’on voit aussi des écorchés ?!
Non ce qui est très irritant c’est cette faiblesse humaine des juges qui jugent en fonctions des idées des aprioris du moment. Souvenez-vous de l’affaire Outreau. L’idée du moment était : les enfants ne mentent pas, leur paroles est sacrée, entre une assertion d’adulte et d’enfant c’est toujours celle de l’enfant qui primait et le juge imbécile qui avait cette affaire en main fort de cette certitude du moment, a envoyé en prison pleins d’innocents pendant des années !
En ce qui concerne l’affaire qui nous préoccupe l’idée du moment est que ces corps sont chinois que l’on soupçonne la dictature chinoise d’exécuter un grand nombre de délinquants parait-il pour revendre des organes frais ce qui est parait-il serait un commerce juteux ? C’est peut être possible mais cela peut aussi être une rumeur du moment que les juges s’empressent goulument d’adopter parce que à la mode du moment est de penser qu’il y a un rapport entre ces chinois plastifiés et la facilité avec laquelle on loge vite une balle dans la nuque pour pas grand-chose chez les chinois donc origine douteuse voir ignominieuse.
Les juges sont des humains comme les autres (80% de cons en moyenne) tributaires de la pensée correcte du moment.
Une des expression les plus stupide que l’on entend souvent : »J’ai confiance dans la justice de mon pays » mais c’est le contraire qu’il faut dire.
Dommage j’étais près à aller voir cette exposition. Tout devient interdit dans ce pays et la censure cette manie d’un autre temps remontre sont vilain nez.

Louis Hervé

Écrit par : hervé | 07/05/2009

Monsieur Lauffer,

... Et là, vous en dites quoi?

http://www.24heures.ch/actu/culture/cadavres-copulants-exposition-fait-scandale-berlin-2009-05-07

Écrit par : Père Siffleur | 07/05/2009

A Père Siffleur. Moi j'en dis que ceux qui ne veulent pas aller voir de vilaines choses s'abstiennent. Mais que l'on foute la paix aux citoyens adultes avec toutes ces tendances à l'interdiction. De toutes façons c'est interdit aux moins de 16 ans.
On voit assez de copulation à la télé. sans que plus personne ne s'en offusque désormais alors quand il s'agit d'écorchés plastifiés et statiques quelle belle affaire! De toutes façons certaines tribus d'Amazonie copulent devant les enfants parce que cet acte est naturel, les animaux font de même notamment les bonobos.

louis Hervé

Écrit par : hervé | 07/05/2009

@PS: je peux reprendre les propos d'Hervé à peu près entièrement. Sauf que je n'ai pas vu cette expo de Berlin. Et je retiens tout de même que le seul des commentateurs de ce blog qui a, comme moi, vu l'expo "Bodies" en tire presque exactement les mêmes impressions que moi. Pour cela, il lui a fallu la voir, cette expo. N'est-ce pas une condition absolument sine qua non, avant de brandir la morale, l'hygiène, le sacré, la dignité, ou tous ces arguments qui, devant la réalité, finissent généralement pas faire pschitt, comme disait le grand gominé ?

Écrit par : david laufer | 07/05/2009

Vous constaterez que j'ai posé une question et que je n'ai pas pris position, n'ayant ni vu "Bodies", ni l'expo de Berlin.

Mais j'ai vu le film "Soleil Vert" de Richard Fleischer. À ce stade de la discussion, il est possible de dire que l'idée d'utiliser des être humains pour en nourrir d'autres est à creuser. Il est vrai que dans le film, il y a une étape supplémentaire, le meurtre de la "nourriture". La provenance des cadavres utilisés pour les deux expos étant elle aussi controversée selon une des versions la différence n'est plus très importante.

Les seules vraies questions qu'il est nécessaire de poser sont les suivantes:
- Est-ce que je suis prêt à donner mon corps pour une telle manifestation "artistique"?
- Est-ce que je suis prêt à aller voir une exposition où le cadavre d'un être cher copule avec un autre?
Si les deux réponses sont oui, plus de problème. Encore qu'il soit nécessaire de s'assurer que la traçabilité de la marchandise soit totale.
Si au moins une des réponses est non, je ne comprends pas que l'on puisse cautionner une telle exposition simplement parce que les cadavres sont des inconnus pour moi, mais qui ne le seront jamais pour tout le monde.

Écrit par : Père Siffleur | 08/05/2009

Hervé, je partage entièrement votre avis.

Écrit par : DdDnews | 08/05/2009

PS@: vous avez une façon de répondre aux questions sans les poser qui est remarquable, de vous prononcer tout en affirmant que vous ne vous prononcez pas qui est ébouriffante. "Les seules deux vraies questions"... Je peux vous en citer d'autres, des questions essentielles:
- que savez-vous de la provenance des cadavres de l'exposition Bodies?
- comment expliquez-vous que cette expo ait, presque partout dans le monde, passé les tests des censeurs et autres guignols?
- vous n'avez pas vu Bodies, MAIS vous avez vu Soilent Green, laissant à supposer que l'un remplace l'autre. Diriez-vous que vous n'êtes pas allé en Irak MAIS que vous avez regardé le téléjournal de la TSR, ou que vous n'avez pas lu Karl Marx MAIS que vous avez entendu un discours de Georges Marchais?

Je conçois fort bien qu'on s'exprime, a priori, par le biais de valeurs personnelles, de référents divers, sur un sujet lointain et peu connu. Nous le faisons tous, tous les jours. Je parle du Mexique, où je ne suis allé finalement qu'une seule fois pendant six semaines, il y a dix ans. Je parle d'Israël, où je ne suis allé que deux fois, il y a huit ans. Je parle de port d'armes, et n'en possède pas. Je parle de tant de choses sur lesquelles je n'ai au fond pas grand chose de plus que des opinions fondées sur une certaine vision du monde. S'exprimer est une chose. Mais condamner, et violemment en plus, voilà un sport que j'ai abondamment pratiqué de l'âge de 13 à 19 ans. Et puis je me suis pris les pieds dans le tapis de ma propre ignorance, une bonne fois pour toutes. Ainsi je persiste à ne pas comprendre et à trouver tout simplement indigne d'un débat que l'on s'adonne à ce type de condamnations. Dès qu'un journaliste patenté s'y met il se fait immédiatement, et à raison, traiter de crétin facho. Mais qu'un commentateur anonyme le commette dans les marges d'un blog, et tout d'un coup, ça s'appelle de la liberté d'expression.

Une fois encore, je n'ai jamais censuré quoi que ce soit sur ce blog, pas même des commentaires qui parfois sont soit hors sujet, soit insultants. La liberté d'expression qui nous est offerte ici par Edi... pardon, Tamedia, est parfaitement remarquable et ne durera certainement pas très longtemps. Un jour ou l'autre, je le sens, on nous collera un "médiateur". C'est donc à nous, usagers quotidiens et sans badges, de faire en sorte que ces blogs ne tombent pas, par frustration devant l'évidente carences des médias payants, dans l'invective, l'approximation affabulante, bref, dans la connerie. Si la liberté d'expression ne nous sert qu'à nous insulter mutuellement, à exprimer des avis infondés, à beugler sans discernement sur tout ce qui lève un peu la tête, alors déroulons un tapis rouge et préparons la fanfare pour l'arrivée imminente du médiateur.

Yours truly,
D

Écrit par : david laufer | 08/05/2009

Mais quel est le problème avec les photos? Elles ne sont pas fidèles? L'impression de banalité et de ridicule est, l'absence de sens de l'ensemble, sont, à mon avis, des raisons qui me poussent à ne pas perdre mon temps avec de telles exhibitions. Franchement, cela ne m'impressionne pas plus que cela, et je ne peux pas inventer des émotions aue je ne ressens nullement. Avant de lire les échanges sur ce blog, je pensais que la seule motivation pour aller voir ces trucs était la curiosité morbide (et sachez que je ne condamne pas du tout la curiosité, morbide ou pas, car elle est nécessaire à toute connaissance). Maintenant, je crois qu'il y a autre chose bien plus désagréable : un certain snobisme. Il suffit qu'une "oeuvre" contienne des images de violence et/ou de sexe explicites pour qu'elle ne soit plus criticable aux yeux de certains spectateurs, qui semblent avoir très peur d'être accusés de "passéisme" ou de collusion avec on ne sait plus quelle morale traditionnelle, ou de défendre la censure. Ce qui me fait bien rire, ce qu'en focalisant le débat sur la censure, vous ne m'encouragez pas à voir l'exposition, bien au contraire. Parce que là, je soupçonne qu'il ne s'agit que d'une énième trivialité qui a besoin de provocation pour exister et pour avoir du succès. Sans plus.

Écrit par : Inma Abbet | 08/05/2009

Allons, David, ne soyez pas si naïf ; il est constant que l'on parle toujours de ce que l'on ignore, qu'on l'exalte ou qu'on l'anathémise, et plus l'on grimpe dans la hiérarchie du monde culturel, plus on se doit d'en acquérir l'habitude. Si l'on se prend les pieds dans un tapis au passage, ce n'est pas par ignorance, mais parce qu'on a manqué du talent qu'il faut pour bien jouer le jeu commun. Il y a de codes qui s'apprennent, inconsciemment comme toujours, pour bien discourir sans connaître, pour franchir sans avoir l'air l'abîme de nos lacunes et stupéfier en ce faisant l'auditoire dominé. Seuls les ignorants sociologiques, c'est-à-dire ceux-là dont la condition est manifeste parce qu'elle est imposée, s'imaginent dans leur candeur qu'il faut savoir de quoi l'on parle pour bien parler, et ceux-là seuls m'accuseront de faire des paradoxes.

Écrit par : stéphane staszrwicz | 08/05/2009

@Stéphane. Dans 'Alte Meister', Thomas Bernhard se moque de la dévotion absolue envers l'oeuvre d'art (littéraire, philosophique, picturale) qui fait que la première visite des écoliers d'un musée soit souvent la dernière. L'un des personnages de la pièce, dont je conseille la lecture, dit à un moment qu'il suffit de lire quelques pages de Goethe pour comprendre tout Goethe (ou d'un autre auteur, je n'ai pas en tête la citation exacte, mais l'idée). Ces mots m'avaient fait beaucoup réfléchir à l'époque, parce que j'ignorais où classer par exemple, dans l'échelle de la connaissance qu'on pouvoir avoir d'une oeuvre, les livres à moitié lus. A partir d'un certain moment, j'ai fini par comprendre qu'il faudrait faire l'économie de beaucoup de livres et de tableaux que je n'aurais jamais ni le temps ni l'envie de lire ou de regarder. Alors l'impression esthétique produite par un échantillon est devenue un critère de choix. Un style rébarbatif? Un nombrilisme omniprésent? Une vulgarité gratuite et incluse seulement pour accroître l'audience? L'incapacité d'une oeuvre à déclencher la moindre émotion (chez moi)? Tout cela fera que je repose le bouquin sur l'étagère, ou que je trouve inutile de me déplacer pour admirer un objet exposé. Tout ce que je dis est tellement évident et banal... Et pourtant nous continuons à évoquer la censure, et la morale, et le fait d'être choqué ou pas. Et l'indifférence? N'est-elle pas une motivation suffisamment puissante?

Écrit par : Inma Abbet | 08/05/2009

Ce qui est choquant dans cette exposition de cadavres, à part la question de leur provenance, est que « l’artiste » se fait fort de répondre un peu plus aux grandes questions que se pose l’homme : qui suis-je, où-vais-je ? Qu’adviendra-t-il après ma mort? Et celui-ci de se targuer d'une approche philosophico-scientifico-métaphysique de son « œuvre ».

Or les photos de ces êtres sont d’un banal consternant, dans des postures qui rivalisent entre le grotesque et le mauvais goût intégral. Même les musées de cire Grevin ou Tussaud auraient proposé de meilleures mises en scène. Il n’y a rien de didactique, de philosophique, ni de métaphysique dans tout cela, seulement le même attrait qui fait s’arrêter les beaufs au bord de l’autoroute pour mieux regarder un accident.

Écrit par : Toulouse | 08/05/2009

Pauvre Monsieur Lauffer et pauvres de nous,

Dès que les arguemnts ne vous plaisent plus, c'est vous qui devenez "facho"!

Mes questions, je les ai posées clairement et si je les ai affublées de l'adjectif "essentielles" c'est qu'effectivement, à mon très humble avis, elles le sont. Les suivantes, elles ne découleront que ces deux premières et pour autant que la réponse ait été oui à toutes les deux, sinon il n'est plus nécessaire de lesposer!

De plus si vous lisez attentivement mon commentaire, vous constaterez que je parle aussi de la provenance de la "marchandise". Elle n'est pas forcément très net. En tout cas à la lumière de ce que les journalistes que j'ai lu (mais je ne les ai pas tous lu) m'ont en dit.

De plus votre diatribe qui dit "...dans l'invective, l'approximation affabulante, bref, dans la connerie" se réfère-t-elle à votre propre commentaire ou au mien? À lire chacun des deux, pour l'invective en tout cas, y'a pas photo, comme dirait un jeune de 13 à 19 ans.

... Et encore: si vous n'étiez pas aussi nombriliste, vous liriez éventuellement ausi la prose des autres internautes qui bloguent sur ce site. Vous auriez alors remarqué que j'y sévis aussi. Là, en cliquant sur "À propos" vous auriez pu constater ma véritable identité... Mais le fait que je ne sois pas un commentateur anonyme ne changerait rien. Je ne suis qu'un citoyen Lambda. Mon vrai patronyme ne vous en dira pas plus long que mon pseudo... Mais un vrai journaliste qui n'est pas un commentateur anonyme, contrôle ses sourses avant d'invectiver !

Et pour finir, puisque vous tenez à des réponses de ma part pour mes deux questions "essentielles", les voici:

1) OUI

2) NON

Mais j'accepte de quiconque quil ait des réponses différentes! À chacun de se déterminer! C'était le seul but de mon commentaire. Mais vous l'avez pris pour une attaque en règle contre vous, le Sublime, l'Unique David Lauffer.
Alors, je fais mon mea culpa à votre Seigneurie.

Si vous avez d'autres questions auxquelles vous tiendriez que je réponde, je reste à votre entière disposition et j'espère que ce dernier commentaire ne vous fera pas "péter les plombs" ainsi que l'a malencontreusement fait mon précédent.

J'ai bien l'honneur ... etc, etc...

Jean-Claude Bouille, Lausanne*** / alias Père Siffleur

*** Pour le numéro de téléphone, je suis dans l'annuaire! Mais si vous deviez me téléphoner, veuillez laisser sonner longtemps! À mon âge, je ne me déplace plus aussi rapidement que lorsque j'avais 13 à 19 ans! J'en profite pour vous remercier de cela! Vous m'avez tellement rajeuni!

Écrit par : Père Siffleur | 10/05/2009

@PS: C'est Laufer, avec un seul f. Le Lauffer à deux f est un installateur sanitaire à Chailly sur Montreux. Je peux aussi vous installer votre plomberie, mais le résultat n'est pas garanti. Sans parler de l'électricité, où mes problèmes personnels de plombs font de moi un danger public.

Allez, bonsoir.
DL

Écrit par : david laufer | 10/05/2009

Vraiment désolé d'avoir pu faire une pareille erreur! je m'en voudrai jusqu'à la fin de mes jours! Faire l'amalgame d'un installateur sanitaire et d'un intellectuel chatouilleux, quelle insupportable erreur!... Surtout pour le sanitaire...

Très bonne nuit! Pour vous démontrer mon repentir et en signe de pénitence, je signerai avec un seul "f", donc:

Persifleur

Écrit par : Persifleur | 10/05/2009

On dira ce qu'on voudra, mais il faut admettre que les capacités du Père Siffleur en matière d'orchidoclastie dépassent les capacités humaines et forcent le respect.
Dans son blog, PS se vante d'avoir fait l'objet de menaces de mort. Il faut le dire tout net : celui qui les a proférées a toute notre sympathie, mais je suggère de lancer une collecte pour l'empaillage de cet e-Père casse-couilles.
Il irait très bien dans la collection de Von Hagens et pour le coup, je ne manquerais pas de la visiter...

Écrit par : Géo | 11/05/2009

a geo le mot orchidoclastie fait-il partie de la langue xyloglotte et quelle est sa signification?

Louis HERVE

Écrit par : hervé | 11/05/2009

Monsieur Géo,

Ouf! Enfin! Vous voilà redevenu vous-même!
Cela faisait tellement longtemps que vous étiez patraque, moins incisif, timoré même. Que vous n'étiez plus dans votre assiette (ou auge?).
Mais puisque vous voilà redevenu vous-même et que vous parlez de cela... Allez! Un peu de courage, morbleu!... N'ayez crainte, dites le! Les menaces étaient de vous! Souvenez-vous... Avec votre FASS!... L'ancien, celui que vous gardez précieusement dans votre antre... Au cas où...

Il est normal que vous vous ayez votre propre sympathique! Mais n'exagérez pas! Certains pourraient dirent que vous êtes narcissique.

Par contre un grand merci de votre fidélité à me lire. Cela me va droit au coeur! Et puis, toutes mes félicitations pour "e-Père casse-couilles". Il fallait la trouver cette pointe d'humour là. je suis sinsère, c'est hyper drôle!... Surtout lorsque l'on sait que vous n'en avez pas!

Écrit par : Père Siffleur | 11/05/2009

Vous savez quoi, PS, vous commencez à me faire pitié. Je ne m'étais pas rendu compte que vous étiez tombé si bas. Toutes mes excuses, on ne m'y prendra plus.

Écrit par : Géo | 12/05/2009

Je ne pensais pas que quelques bonhommes écorchés et plastifiés allaient entrainer une telle prise d'arme entre bloggeurs je suppose pour la plus part suisses!
Est-ce le combat entre les titans et les cyclopes ou une dispute d’élèves dissipés d’une cour de récréation de l’école primaire.?
Dans une discussion ce sont les arguments cohérents avancés dans le prétoire qui sont dignes d’intérêt et non les attaques personnelles !

Louis HERVE

Écrit par : hervé | 12/05/2009

Monsieur Louis HERVE,

Relisez attentivement le tout depuis le début! Vous constaterez alors qui est celui qui a débuté les "hostilités", qui a fait la première gaffe (gaffe avec deux "f", contrairement à Laufer qui n'en a qu'un!). Cela vous permettra également de déterminer si il est suisse ou non.
Personellement, je ne vois (Genevois) pas ce que la nationalité des "belligérants" viens faire dans le règlement de cette dispute de cours de récréation d'école primaire?
Où seriez-vous pour une séparation par nationalité au niveau scolaire pour les enfants dès le plus jeune âge?

Écrit par : Père Siffleur | 13/05/2009

A mon avis, dire qu'il faut avoir vu l'exposition pour avoir un argument valable sur le bien fondé de sa démarche est un peu absurde, car si ce qu'on en sait a priori, et ce qui en est dit publiquement, paraît immoral, on n'ira pas la voir. Le problème est que cela n'a rien à voir. Personne n'a jamais dit qu'il était impossible de faire un bon tableau sur de la peau humaine. Mais la peau appartient bien à celui qui l'a portée, et un chef-d'oeuvre n'empêchera pas le propriétaire de la peau ou ses ayants-droits de la récupérer et de la mettre dans une tombe, si le désire. L'art n'est pas au-dessus des lois, ni la science. Il faut d'abord demander à modifier les lois. Or, cela dépend aussi du sentiment du peuple en général, car les lois émanent bien d'un sentiment moral.

0n peut bien sûr estimer qu'accorder de l'importance à un corps sans vie est de la pure superstition, et n'est pas fondé au sein d'un système moral digne de ce nom, évolué, intelligent. Mais ce n'est qu'une opinion personnelle. Le droit français suit le sentiment général, en réalité. Et je pense que la plupart des gens, en France, trouvent choquant que les condamnés à mort n'aient plus aucun droit sur leur dépouille, ou, le cas échéant, leurs héritiers. Qu'un Etat puisse s'emparer absolument de la personne humaine choque, parce que tout le monde pressent, à juste titre, que l'humanité est en soi plus que l'Etat ou la communauté des Etats qui la dirigent.

On ne peut pas faire de l'art avec tout: l'art n'a rien d'omnipotent. Ou de souverain, même.

Écrit par : Rémi Mogenet | 13/05/2009

Erratum : S'ilS le désireNT.

Écrit par : Rémi Mogenet | 13/05/2009

(On n'a pas le droit non plus de peindre sur des murs dont on n'est pas propriétaire, soit dit en passant: et à ce compte-là, il faudrait interdire d'effacer les tags illicites dès qu'ils sont intéressants ou agréables à regarder. Or, ils peuvent l'être: qui le nie? Mais le propriétaire des murs a le droit d'en faire ce qu'il veut, contrairement à tous les autres!)

Écrit par : Rémi Mogenet | 13/05/2009

Non,non je n'ai eu aucune intention d'émettre un jugement péjoratif en disant que les bloggeurs lutteurs étaient des suisses sous entendu les autres hors Suisse sont des anges! Non c'est une simple constatation gratuite. Laufeur en allemand je crois que cela veut dire coureur du verbe laufen mais je sais par ses écrits que Laufer est suisse et moi je suis terrien!

louis

Écrit par : hervé | 13/05/2009

Alors, Hervé, on a compris orchidoclastie ? Pensez-vous que orchidoblastie eût été plus correct ?

Écrit par : Géo | 13/05/2009

non Geo j'ai rien compris. Jouez pas à cache cache, dites moi ce que cela veut dire. Je sais qu'il y a une nouvelle langue emberlificotée qui s'appelle langue xyloglotte le mot en fait-il partie en tous les cas je ne l'ai pas trouvé dans le dictionnaire même sur une espèce de dictionnaire d'internet qui ne s'encombre pas de scrupule pour les néologismes!

Louis HERVE

Écrit par : hervé | 13/05/2009

Allez, vous n'avez qu'a regarder cette page, parmi beaucoup d'autres, car il y a environ 400 références pour ce mot sur google. C'est juste un néologisme que quelqu'un a créé pour s'amuser. Il y avait pas mal de ce genre dans 'Le Pendule de Foucault', si vous vous en souvenez.

http://www.cledut.net/xylo.htm#O

Bonne soirée
Inma

Écrit par : Inma Abbet | 13/05/2009

non orchidoclastie n'y est pas oui c'est plutôt une farce ce mot.
merci tout de même pour la réponse.

Louis HERVE

Écrit par : hervé | 13/05/2009

Hervé@ un très grand nombre de mots sccientifiques ont été formé à partir du grec. Vous-même utilisez un néologisme de ce genre "xyloglottie" pour langue de bois. Avec un peu de bonne volonté vous auriez facilement trouvé l'origine étymologique de "orchidée" ou de "orchite". Personne ne vous empêchait non plus de vous demander ce qu'était un "iconoclaste" non ?
Et la réponse était donnée quelques lignes plus bas de toute façon...
Bien à vous.

Écrit par : Géo | 14/05/2009

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