29/06/2009

Financial Times et Bernard Madoff

Rien que ce matin, j’ai reçu par email deux offres pour augmenter la taille d’une partie de mon corps qui n’est pas mon oreille gauche, pour ceux qui se demanderaient. Ce type d’email viral porte toujours un titre très subtil, une sorte de clin d’œil salace virtuel. Le plus drôle de cette histoire, évidemment, est qu’il est impossible, aujourd’hui encore, d’augmenter la taille d’un pénis. En dépit de ce fait clinique indépassable, on continue de proposer des tonnes de potions, d’appareils incongrus qui font penser à des croisements de tensiomètres et de vibromasseurs, et si on persiste à en proposer, c’est donc qu’on en achète. Tant est grand et irrationnel le désir qu’ont les mâles d’avoir entre les jambes une batte de baseball, que certains, par dépit, remplaceront par une voiture de sport ou un poste de Vice-président des acquisitions chez Nestlé.

Il n’existe qu’un seul désir dont la violence pousse les hommes à des idioties comparables, c’est évidemment la cupidité. Bernard Madoff a été condamné aujourd’hui à 150 ans de prison pour la fraude la plus spectaculaire de tous les temps et qui fait passer le fameux « Ponzi scheme » pour un jeu d’enfants. L’histoire est pourtant loin d’être terminée et le Financial Times rappelle que seuls 1'341 comptes Madoff ont été identifiés pour un total de 13 milliards de dollars. On est encore très loin des 65 milliards de fraude déclarés. Mais pour Madoff qui a plaidé coupable et qui se sera épargné une enquête infâmante, la fin de l’histoire est déjà écrite : en prison jusqu’à sa mort pas forcément très lointaine étant donné qu’il a déjà 71 ans.

Avec sa parfaite connaissance de l’âme humaine et pour entretenir son propre mythe, Madoff ne recevait que très rarement ses clients et les faisait patienter des mois ou des années avant de condescendre à les arroser de pognon. Il était parvenu à cette situation idéale où le serviteur se fait prier par son maître tant il sait se rendre indispensable. Et l’une des pierres angulaires de ce dispositif était cette vieille vérité que, parmi ses victimes potentielles, les plus gogos de tous les gogos sont ceux qui sont déjà riches et qui, par définition, n’auraient jamais eu besoin de lui.

Un type qui a sué sang et eau pour mettre de côté 10'000 francs ne se lancera pas dans des combines, même prisées comme l’étaient celle de Madoff jusqu’en novembre 2008. Il préférera choisir sept ou huit placements différents, appellera tous les jours son banquier et se fera un sang d’encre en pensant à ses enfants et à ce qu’ils hériteront, peut-être, si tout va bien. Mais le type qui a déjà un ou deux millions, celui-là a acquis le goût du luxe, le pouvoir qu’il confère sur son entourage, et les joujoux qui y sont attachés. Il en voudra plus, toujours plus. Mais sans patienter pendant des années. Madoff est la réponse idéale, à la fois parce qu’il promettait des retours faramineux, mais aussi parce qu’il conférait un statut social. On était client Madoff comme on était membre du Yacht Club.

Madoff était bien plus qu’un escroc. C’était un dealer de rêves. Il avait compris où se trouvaient, et comment fonctionnaient les plus évidentes faiblesses de ses concitoyens, et fasciné par son propre don, il n’a pas su en faire bon usage. Imaginez que vous découvrez le moyen de mettre toutes les très jolies femmes dans votre lit, et de vous faire prier pour le faire. Il faut une force de caractère hors du commun pour y résister, puis pour décider de transformer ce don en quelque chose de positif. Madoff n’aura fait que suivre sa pente naturelle, maudit par une disposition psychologique hors du commun et incapable d’y résister. La violence de sa condamnation trahit surtout la fureur de toute une classe blême de rage d’avoir vu son insatiable cupidité ainsi exposée dans tous les médias.

20:13 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (43)

Commentaires

Comme d'habitude excellente analyse, je ne sympathise pas avec les pigeons de Madoff probablement ont-il fait pareil ??

Un simple trader aurait vus cela en moins de 10 min.

Écrit par : 100blagues | 29/06/2009

@JC Simonin: je ne comprends pas très bien ce que le mot "Juif" ajoute à votre commentaire. A moins que je le comprenne très bien, auquel cas je devrais inverser le vers d'Aragon pour constater : quelle guerre, la connerie.

Écrit par : david laufer | 30/06/2009

.....et si cela relevait de ce fameux "Nouvel Ordre Mondial" dont certains politiciens osent parler tout en sourdine.....mais dont www.googleswiss.com démontre très bien les mécanismes de ce qui se trame depuis longtemps!
Trop difficile à croire, autant d'années sans que personne ne se rendent compte de rien, ou alors totalement ignorés les avertissements de ceux qui avaient compris en moins de 5mn l'énormité de l'escroquerie!!!!!!

Écrit par : fée clochette | 30/06/2009

Bonjour,


Tombé par hasard sur votre blog, j'ai commencé par lire votre post sur Madoff et puis une dizaine d'autres dont celui concernant le petit voleur de bicyclette (en effet, ne pas confondre la bicyclette, véhicule pratique muni de garde-boue, de phare et de sonnette, avec le vélo, engin sportif dépouillé de tout accessoire de confort).

J'adhère à 90% de ce que vous écrivez, et je suis consterné de voir que la société continue d'aller aussi mal, d'écarter le bon sens et l'humanité de ses facteurs de décision et de se couper délibérément des gens dont elle censée organiser la vie, ne leur laissant d'autre choix qu'une soumission désepérée ou une rebellion sans issue.

En effet, quand quelque chose ne tourne pas rond, et c'est manifestement le cas dans beaucoup de domaines, l'ordre de marche devrait être le suivant :
1 - Détecter la panne
2 - L'analyser, en trouver la cause et le remède
3 - Le faire savoir à tout le monde
4 - Faire la modification qui écarte définitivement tout risque de nouvelle panne
5 - Mettre à jour le mode d'emploi

Or, il semble que notre société et ses dirigeants sont incapables d'aller plus loin que le 1° pas. La seconde étape est reportée à la saint-glinglin pour ne pas "stigmatiser" telle ou telle catégorie de profiteurs. La troisième étape risquerait de provoquer une panique généralisée et l'effondrement des marchés boursiers, qui n'ont pas besoin de cela. Quant à la 4° et la 5°, cela relève de l'utopie.

Donc ce n'est pas d'un manque de talents dont souffre notre société (je crois en posséder quelques uns et pourtant je suis sans emploi et consterné par la grossièreté des soit-disant "offreurs d'emploi" qui n'ont même pas la politesse de répondre aux candidatures qu'ils ont suscitées par leurs annonces), mais bien d'une volonté délibérée de persister dans une voie tordue, dépourvue de bon sens, d'humanité et d'efficacité, qui dessert l'intérêt général mais assure privilèges et impunité à quelques uns.

Que faire ? Et comment-vivre dans un tel monde ?

Par rapport à l'affaire Madoff, je fais remarquer aux autres commentateurs qu'il y a parmi les victimes des épargnants qui n'avaient pas choisi Madoff mais avaient confié leur argent à des fonds apparemment de père de famille à rendement modeste sans savoir que ceux-ci replaçaient leur épargne chez Madoff pour empocher la différence. En effet, l'écart entre les rémunérations courantes et celles offertes par Madoff encourageait un effet de cascade, même à 3 ou 4 niveaux, car il y avait de gras à se partager sans rien faire. Ces banques et institutions véreuses ayant fait faillite avec Madoff, les épargnants ont tout perdu et aux USA l'Etat ne se sent pas obligé de garantir. Un peu de compassion donc pour les victimes de Madoff car tous n'étaient de cupides joueurs supposés avertis des risques mais entêtés dans leur manie.

Écrit par : Patrick FOSSIER | 30/06/2009

@Fossier: vous avez raison de rappeler que certaines victimes de Madoff échappent au portrait que j'en fais, et que, dans leur cas, la sympathie est parfaitement nécessaire mais pas suffisante pour rembourser une vie de travail.

Écrit par : david laufer | 30/06/2009

Madoff aurait mieux fait d'assassiner Stern.Pour avoir ôté une vie,au lieu d'escoquer( on dit que la vie vaut plus que tout les milliards du monde ),il serait déjà dehors à 80 ballais.

D.J

Écrit par : D.J | 30/06/2009

Le plus étonnant dans cette affaire Madoff est la banalité du fait à part l’envergure que le système madoff a pris. Car quoi, dans les faits divers combien de fois on a lu dans les journaux des affaires de ce genre où beaucoup de gens se laissent et se laisseront avoir par les système de finance utilisant le moyen de la cavalerie financière, les nouveaux préteurs assurant le taux de rendement merveilleux promis aux préteurs précédant et c’est là où git l’extraordinaire du problème que tant de gens par croyance naïve s’imaginent qu’il est possible de bénéficier de placement au-delà des rémunérations appliquées habituellement comme s’ils venaient de découvrir seuls au monde un trésor d’Ali Baba au pays des merveilles et le plus fantastique c’est que des banquiers rompus aux arcanes de la finance, de vrais professionnels se soient fait si joliment bernés. On rejoint là un problème philosophique dont le thème pourrait être : est-ce que toutes les croyance sont possibles dans un monde pourtant régi par la cohérence de la pensée.
D’ailleurs la croyance si répandue du merveilleux parmi les hommes fait et fera toujours les beaux jours des escrocs en tout genre.
Madoff a 70 ans mais attention s’il fait un centenaire il pourra encore mijoter longtemps en prison le pauvre homme et aux Etats-Unis on ne relâche personne, les peaux de vaches !


Louis HERVE

Écrit par : hervé | 30/06/2009

C'est pour ma part ce que j'ai toujours dit. Un grand nombre de personne joue à un jeu qu'ils ne connaissent pas et surtout que personne ne controle vraiment et après s'étonne de perdre. Pire, ils tentent de remettre leur cupidité sur la faute de quelqu'un... Il faut être cretins pour mettre toutes ces économie dans un seul placement. Pourtant il y'a un proverbe si facile à retenir qui permet d'emp^cher ce genre de perte: Un ne met jamais tous ces oeufs dans le même panier...

Écrit par : DdDnews | 01/07/2009

« Fuis-moi, je te suis, suis-moi, je te fuis » L’application de ce grand principe de séduction (ou de manipulation) tient effectivement au rêve qu’on fait miroiter au bout du chemin, mais aussi à la capacité à temporiser, et rien n’est plus délicat. Un peu comme dans ‘Raison et Sentiments’ : si la prudence conduit Elinor à se montrer indifférente à celui qu’elle aime, au-delà d’un certain temps d’attente son attitude est perçue comme étant vraiment indifférente. C’est ce qui me paraît surprenant dans cette histoire de sous. Elle s’étend sur plusieurs décennies, c’est beaucoup pour une combine ou un réseau de combines, et cela implique la maîtrise de l’art de temporiser ou d’endormir les soupçons, et aussi beaucoup de chance ; une escroquerie aussi longue dans le temps sans un faux pas me paraît impossible sans une certaine dose de complaisance chez beaucoup des soi-disant pigeons. Je ne crois pas qu’il faille chercher une quelconque morale à propos de la décadence du capitalisme ou un truc de ce genre (le genre de plat réchauffé à ressortir à chaque crise). Il s’agit d’un schéma ‘boule de neige’, vieux comme le monde ou comme le roman picaresque.

Écrit par : inma abbet | 01/07/2009

@dlaufer: Va pour le portrait de Madoff, mais je n'en pense pas autant de celui de la société. Ma conclusion: il ne faut pas "aimer" son banquier, sinon on prend de mauvaises décisions, comme quelquefois en amour (ou souvent c'est selon), puisque c'est le conbat des pulsions contre la raison, toujours. Quand il perd votre argent, il faut en trouver un autre. Mais voilà Madoff de retour, il n'a jamais perdu pendant 20 ans !

Écrit par : Victor Devaud | 01/07/2009

Y en à mare de l'anti sémitisme. C'est vraiment une manie occidentale qui date de 2000 ans. Parce que des juifs ont tué un juif il faut maudire pour l'éternité les juifs et ceci est d'autant plus idiot que les chrétiens adorent un juif et en même temps il faut maudire tous les autres . C'est absolument absurde comme tout ce qui a trait aux religions. Résultats on a enmerdé ces gens là, on les a massacré dans les différents pogroms au cours des siècles passés qu’ ils ont voulu et c'est bien leur droit créer un pays et montrer qu'ils savaient se défendre. Finalement nous les chrétiens on est responsable de tout ce qui ce passe au moyen orient puisque qu’on les a pratiquement contraint à partir et on continue à faire de l'antisémitisme de plus bel. Sont-ils plus intelligents que la moyenne, il suffit de regarder le nombre de prix Nobel de physique c'est flagrant et là on ne peut pas dire qu'ils se soutiennent. Ou on est bon en physique ou on est nul, on ne tergiverse pas dans ce domaine. Et je passe les autres domaines trop longs à développer.
Il parait que les pogroms durant les deux derniers millénaires aurait créé une sélection naturelle les plus malins ayant réussi à sauver leur peau, auraient forcément à la longue transmis cette capacité de s'esquiver et forcément d’être plus malin que les autres. C'est une théorie réductionniste qui aurait le mérite d'être étudiée.

Louis HERVE

Écrit par : hervé | 01/07/2009

"Et l’une des pierres angulaires de ce dispositif était cette vieille vérité que, parmi ses victimes potentielles, les plus gogos de tous les gogos sont ceux qui sont déjà riches et qui, par définition, n’auraient jamais eu besoin de lui."

"bien plus qu’un escroc. C’était un dealer de rêves. Il avait compris où se trouvaient, et comment fonctionnaient les plus évidentes faiblesses de ses concitoyens, et fasciné par son propre don, il n’a pas su en faire bon usage. Imaginez que vous découvrez le moyen de mettre toutes les très jolies femmes dans votre lit, et de vous faire prier pour le faire"

Vous êtes sûr que ce n'est pas de Picasso dont vous parlez, là ?

Et pour Hervé, Simonin et vous DL : une connaissance, très cultivée et très connaisseuse, à propos de l'affaire des fonds juifs en déshérence : "les banques suisses ? suisses ? mais elles sont en mains de qui, les banques suisses ? Et si c'était un réglement de comptes entre les 7 tribus d'Israël ?"

Cela vous a déjà traversé l'esprit, malgré le tabou que cela représente (chacun sait que tous les juifs sont des saints, bien sûr. Surtout Madoff...)

Écrit par : Géo | 02/07/2009

Dire déjà que tous les juifs sont tous des saints par dérision c'est de toute évidence faire un amalgame. Il faut dire certains juifs ne sont pas honnêtes et on doit trouver la même proportion dans le reste de la population européenne.
Je ne vois vraiment pas pourquoi d'honorables familles juives seraient tous des malhonnêtes du fait d’être juif. Je ne vois pas en quoi Marcel Dassault, Yves Montant, Gilbert Bécaud , Simone Signoret , Einstein , Niel Bohr, Mendelssohn seraient plus malhonnêtes parce que juifs attention aux amalgames c'est absolument redoutable de perversité , générant le mépris et donc la haine. On peut faire des amalgames idiots pour n'importe quelle communauté. Par exemple j'ai entendu plusieurs fois que tous les suisses sont des délateurs ce qui est sans doute complètement idiot. Mais il parait que lorsque l'on se pointe dans un village suisse à l'hôtel on est automatiquement repéré par le voisinage qui prévient la police. . Tout ça est sans doute complètement idiot et je n'invente rien.
Vous croyez que ça vous fait plaisir d'entendre cette stupidité Geo et bien voilà c'est un amalgame dégueulasse sans fondement. Peut être que certains suisses sont comme cela, ce n'est pas une raison pour dire que tous les suisses sont des délateurs. Mais je vais vous consoler,
On dit bien que des français sont trop légers et les allemands trop balourds etc.... Tout ça n'a pas de sens. Et pourtant ça traine dans toutes les têtes c’est indéfectiblement ancré dans certaines caboches. Certains a priori sont indécrotables

Madoff est une crapule mais on n’a pas besoin d'être juif pour être une crapule. J'ai connu un jésuite défroqué qui est devenu une sacrée crapule. Il a réussi même à escroquer le Crédit Lyonnais après mes parents. !

Louis HERVE

Écrit par : hervé | 02/07/2009

@Geo : je vous cite un passage de Karl Hess, grand anarchiste américain, tiré du livre "Petit traité du bonheur - et de la résistance fiscale" que je viens de traduire et qui sera publié aux éditions Xenia cet automne, livre dont je vous recommande la lecture qui est aussi hilarante que libératrice:

Question : Soutenez-vous la position pro-arabe défendue par beaucoup de groupes du New Left aujourd’hui ?

Hess : Je ne la soutiens pas et ne la comprends pas non plus, à part pour noter que le destin tragique des Juifs est d’être haïs par tout le monde successivement. Je n’ai jamais rien vu de pareil.

Question : Les gauchistes américains se défendraient en disant qu’ils ne sont pas antisémites, mais seulement anti-Israël.

Hess : Cela n’a aucun sens non plus. Bien sûr qu’Israël est un client de l’Amérique, comme tout le monde, y compris la Chine et l’Union Soviétique. Et bien qu’Israël ait un peu étendu ses frontières, je pense qu’il existe d’assez bonnes raisons pour soutenir qu’elle l’a fait dans un mouvement d’autodéfense. Mais ce que je ne m’explique pas, c’est pourquoi le New Left a soudainement développé ce vaste enthousiasme pour les Arabes.

Question : Quel remède prescririez-vous pour la crise au Moyen-Orient ?

Hess : Je crois que l’Etat juif devrait être situé ailleurs, par exemple au Texas ou dans le comté d’Orange . Actuellement ces espaces ne sont pas utilisés pour grand chose. Après une patiente observation, lorsque quelque chose se passe n’importe où dans le monde que les gens civilisés qualifient généralement de bon, si sept personnes sont liées à cet événement, trois personnes et demi se révèlent être juives. Cela se passe avec une régularité si extraordinaire que j’en conclus que la culture juive doit être carrément balèze. Donc un Etat juif situé dans une région politiquement hospitalière deviendrait certainement d’un grand bénéfice pour toute l’humanité. Mais un État juif dans le Moyen-Orient risque fort de demeurer un obstacle pour la paix dans le monde pour plusieurs générations encore. Comme compromis réaliste, il semblerait pourtant raisonnable de reconnaître à la fois un Etat palestinien et Israël.

Écrit par : david laufer | 03/07/2009

Se demander pourquoi les Juifs sont plus nombreux dans tel ou tel profession c'est comme se demander pourquoi tant d'écrivains de langue anglaise sont originaires d''Irlande. A mon avis, l'antisémitisme relève, comme toutes les théories conspirationnistes, à la fois de la paresse intellectuelle et de cette loi de la perception qu'on apprenait à l'école, la loi de la fermeture, il me semble, où lon cherche des yeux à reconnaître à tout prix un dessin où il n'y a qu'une suite de taches, comme s'il nous était nécessaire de structurer un ensemble qui, au départ est hasardeux, pour que tout se tienne, pour ainsi dire. Si je parle de paresse intellectuelle, c'est parce qu'une recherche simple nous apprend que, jusqu'à une époque récente, et dans presque toute l'Europe, les Juifs étaient exclus de toute une série de métiers, et que les voies classiques de la propriété terrienne, de l'armée et de la prêtrise leur étaient interdites. Il restait le commerce ou les professions libérales, et il se peut que beaucoup de familles à travers des siècles aient tout misé sur l'éducation de leurs meilleurs éléments comme option de réussite et que cela soit devenu une tradition dont on devrait plutôt s'inspirer.

Écrit par : inma abbet | 03/07/2009

Dans votre premier commentaire vous avez écrit "le Juif Bernard Madoff" avec ce drôle de J majuscule. David Laufer vous demande ce que ça ajoute de préciser que Madoff est juif. S'en suit votre coup de gueule, attitude intellectuelle qui semble vous avoir déja posé quelque souci avec les Enfants de l'Holocauste. Et puis soudain vous nous apprenez que la religion n'a plus d'importance et que vous vous sentez accusé d'antisémitisme dès que vous employé le mot juif. Si "la religion n'a plus la place qu'elle avait" pourquoi vous entêtez-vous à précisier "le juif B.M.", qu'est-ce que ça ajoute??
Monsieur Simonin, c'est d'un manque coupable de probité intellectuelle que vous devriez être accusé en plus de votre antisémitisme larvé. Relisez aussi l'excellent commentaire ci-dessus d'Imna Abbet "se demander pourquoi...etc" et détendez-vous.

Écrit par : luap surprend ses frères | 03/07/2009

A Inma Abbet. Vous écrivez "Il restait le commerce ou les professions libérales, et il se peut que beaucoup de familles à travers des siècles aient tout misé sur l'éducation de leurs meilleurs éléments comme option de réussite et que cela soit devenu une tradition dont on devrait plutôt s'inspirer."
La tradition n'explique pas comment ce fait-il que la plus part des grands physiciens du 19ème et 20ème siècle aient été surtout des juifs. La tradition ne peut pas expliquer ce phénomène; Vous oubliez aussi de dire que non seulement on les excluaient de beaucoup de métiers mais on les excluaient aussi tout bonnement de la vie par les nombreux pogroms tout au long de ces deux millénaires qui nous ont précédé. Je crois que le dernier pogrom qui a eu lieu en Europe s'est passé dans un village en Pologne quand les gens ont appris qu'une partie des juifs rescapés des camps se réinstallaient dans leur village d'origine en 1945!!!

louis herve

Écrit par : hervé | 03/07/2009

@Hervé : je ne prétends pas raconter toute l’histoire de l’antisémitisme ou des persécutions contre les Juifs, ce serait trop long et il y a des livres d’histoire pour cela. En revanche, des problèmes comme celui que vous posez, à savoir le grand nombre de physiciens juifs, sont liés, à mon avis, à des questions d’éducation qui traversent les religions et l’histoire. Elles concernent tout le monde. Un exemple qui est, lui, bien chrétien, est celui de l’éducation de Blaise Pascal. On a, au départ, un homme, Etienne Pascal, qui s’occupe lui-même de la formation de ses enfants, ce qui était rare à l’époque, et qui leur fait partager sa passion des sciences. A l’arrivée on obtient deux filles très douées, Gilberte et Jacqueline (celle-ci réussit même, à treize ans (!) à obtenir de Richelieu la grâce de son père alors en disgrâce), et un inventeur et génie des mathématiques et de la philosophie, Blaise. Je pense que si l’intelligence des trois enfants avait été moins stimulée les résultats n’auraient peut-être pas été si brillants… Lorsque les gens sont poussés à l’excellence depuis leur enfance parce qu’ils vivent dans des familles où la culture est respectée, où l’on compte sur le savoir pour améliorer son statut social ou simplement pour survivre, les résultats de leur éducation seront sensiblement meilleurs pour tous, tandis que les réellement doués auront plus de facilités pour sortir du lot. Et lorsque la poursuite de cette excellence traverse les générations je crois bien qu'on peut parler de tradition.

Écrit par : inma abbet | 03/07/2009

Simonin@ encore une fois, pleinement d'accord avec vous. "Juif" est devenu une protection pour les criminels bancaires, qui ne supportent pas la concurrence. Concurrence suisse ? personne n'en sait rien. Ce qu'il y a de sûr, c'est que la banque anglaise ou américaine ne l'est que de nom. J'aurais tendance à penser que les Juifs tiennent toutes les banques du monde, pour les raisons que Inma Abbet a expliquées...

Écrit par : Géo | 03/07/2009

A Inma Abbet@ Je ne crois pas que les traditions familiales influencent le quotient intellectuel des individus certes elles améliorent toujours l'individu qu'il soit doué ou non mais cela ne suffit sans doute pas, loin s'en faut. Vous avez des fratries où l'éducation est la même pour tous et où l'on voit que certains réussissent très bien et d'autres frères ou sœurs restent en rade. On connait tous cela par notre expérience.
Vous avez des individus d'origine très modeste qui ont fait des carrières fulgurantes tel Altrad syrien né en plein désert par une mère répudiée n'ayant eu aucune formation sérieuse et qui arrivé à Montpellier ne connaissant pas le français a fini quelques années plus tard docteur en informatique et maintenant à la tête d'une des plus importante multi nationale de France. Pour lui la tradition c'était zero.Les traditions familiales n'influencent pas le patrimoine génétique et atteindre un haut niveau en physique au point de décrocher un prix Nobel ne dépend pas de l'éducation mais du quotient intellectuel. A mon avis les juifs sont statistiquement plus intelligents que la moyenne pour les raisons que j'évoque plus haut.

Louis HERVE

Écrit par : hervé | 03/07/2009

Toujours est-il que quand le sinistre J. Edgar Hoover voulut faire expulser Charlie Chaplin des USA en mettant en avant sa judéité, celui-ci répondit: "Juif? Je n'ai pas cet honneur".

Écrit par : Bonne Nuit | 04/07/2009

Petite explication sur ce qui s'est passé sur ce blog, explication hélas unilatérale, mais comme disait Guns'n'Roses : What we've got here is a failure to communicate. J'ai effacé les commentaires de JC Simonin, et effacerai tous ceux qu'il décidera de poster sur ce blog. Pour faire bonne mesure, j'ai également effacé tous ceux dans lesquels je lui répondais, croyant encore pouvoir discuter. Ce qui s'est, à l'exercice, révélé parfaitement illusoire. J'ai donc rencontré les limites de ce qu'on appelle la liberté d'expression, moi qui en suis le plus ardent défenseur. J'avais prévenu dans quelques commentaires précédents que je ne censurerais rien, à moins que les propos concernés soient gratuitement insultants et haineux. Ce qui définit très exactement les propos que j'ai effacés.

JC Simonin, avec un indéniable talent, usant tout à la fois d'un excès de familiarité, de paternalisme et de formules pompeuses, m'a activement cherché à travers ces commentaires. Et pour le comble de son bonheur d'universelle victime de tous les complots imaginables, il m'a trouvé. Voilà sa pauvre victoire, celle dont il pourra désormais se vanter sur les autres blogs : j'ai parlé, on m'a bâillonné, etc. N'empêche, il m'aura amené aux limites de mon propre système.

Écrit par : david laufer | 04/07/2009

Mais pourriez-vous nous donner ou résumer ce qui ne vous convient pas dans les commentaires de Simonin ? je partage avec lui une envie de ne plus respecter tout ce que veut nous imposer les pensoteurs des médias ; les sujets les plus difficiles restent visiblememnt l'intervention américaine en Irak (la 2ème, bien sûr) (n'est-ce pas, Scipion ?), le conflit israélo-palestinien, la course de l'Iran à l'arme atomique et la future proche intervention américano-israélienne sur les sites de production de cette arme, la guerre économique entre USA et Europe, (et Suisse, n'est-ce pas, DJ ?), l'inefficacité totale de la justice suisse face aux malfaiteurs à cause de l'invasion des bobos tarés dans le domaine du droit pénal (n'est-ce pas, André Kuhn ?). Etc.., etc...
Dans ce contexte, j'ai peine à comprendre ce qui vous dérange dans les interventions de Simonin. moralité : vous auriez dû les garder, et ainsi appliquer vos propres principes...

Écrit par : Géo | 04/07/2009

@Geo: Les interventions de Simonin, dès la toute première, sont empreintes de la plus nauséabonde espèce de mauvaise foi. Celle qui utilise des grands mots, des phrases savantes, des raisonnements complexes, mais qui ne peut en définitive dissimuler des visées profondément violentes, destructrices et mensongères. La question n'est pas de savoir si Simonin est raciste ou pas. En réalité, je pense qu'il n'est ni raciste, ni même antisémite. Seulement profondément vicieux et destructeur d'un point de vue intellectuel. J'ai donc constaté qu'il abusait d'un espace où le thème donné est un scandale financier pour lancer de très, très vieilles rengaines, et ceci dans le but d'ailleurs avoué de faire parler de lui et de susciter non pas la réflexion, mais le scandale. A partir de ce moment, je peux le laisser parler au nom de la liberté d'expression. Mais nous y perdons tous : moi parce que mon article est augmenté d'insultes déguisées en raisonnements, et bon nombre de mes lecteurs qui se voient bien malgré eux entraînés dans une discussion pour ou contre les Juifs, sachant que ce thème n'a absolument aucun sens et n'en a jamais eu. C'est assez dirigiste de ma part, un peu comme lorsque mon fils de deux ans tient absolument à mettre ses deux mains dans une merde de chien sur le quai Perdonnet, et que je l'en empêche avec fermeté. Au nom d'une supposée liberté totale, je pourrais le laisser faire, sachant pertinemment que cela le salira, me salira ensuite et provoquera en définitive un désagrément général et peu instructif. La différence avec un enfant et Simonin étant qu'un enfant n'a aucune malice, et ne fait aucun calcul, du moins pas à cet âge-là. J'espère avoir répondu à votre question, mais n'hésitez pas à me relancer. Pour moi, tout cela est une bien triste affaire et je suis bien disposé à rompre quelques lances. Après tout, c'est mon 90e billet, et une mise au point n'est pas inutile.

Écrit par : david laufer | 04/07/2009

"mais n'hésitez pas à me relancer"
Et moi, suis-je aussi partie prenante de cela :
"Les interventions de Simonin, dès la toute première, sont empreintes de la plus nauséabonde espèce de mauvaise foi. Celle qui utilise des grands mots, des phrases savantes, des raisonnements complexes, mais qui ne peut en définitive dissimuler des visées profondément violentes, destructrices et mensongères." ?
Selon certains, à l'évidence...

Dans les interventions de Simonin, je n'ai pas entrevu ce que vous vous prétendez y voir. Comme lui, je pense que l'intervention américaine en Irak était un pur scandale. Dès le 1er jour, j'ai décrit à ma compagne ce qu'il en allait advenir et cela s'est passé EXACTEMENT comme je le lui ai décrit.
Je n'aime pas les racistes mais nous le sommes tous un peu au moins. Quand un Africain vous adresse la parole, la première chose que vous enregistrez, c'est la couleur de sa peau, chose que vous ne feriez jamais avec un "blanc"...
Vous auriez du laisser les commentaires de Simonin, les commenter en retour et laisser le lecteur juger...

Écrit par : Géo | 04/07/2009

@Geo: cela, encore une fois, n'a rien à voir avec le racisme. Ainsi, j'ai failli sucrer les commentaires de Père Siffleur à une époque où son unique plaisir était de m'abreuver de raisonnements spécieux et totalement hors de propos, comme quelqu'un qui verse du détergent dans votre café, par méchant plaisir. Mais PS a eu le bon goût, je le lui reconnais, de ne pas insister, d'aller voir ailleurs et de s'exprimer sur son propre blog. A mesure que j'ai répondu à Simonin, celui-ci s'est enflammé et n'a eu de cesse de revenir à la charge, dans le but évident et avoué d'en arriver où nous sommes aujourd'hui.

Simonin évoque bcp de choses dans ses commentaires, mais la seule qu'il répète inlassablement, c'est la théorie du complot juif. On peut en faire des blogs soi-même, on peut en imprimer des livres entiers, mais après tout, c'est aussi mon droit de ne pas vouloir les voir s'empiler sur mon blog. Il peut très bien revenir, dans la mesure où il s'exprime dans le contexte de l'article et pas totalement hors de propos comme il l'a fait dans ce cas précis. Mon erreur initiale est très grave : c'est de lui avoir accordé de l'importance, de l'avoir fait exister et de lui avoir si patiemment répondu. Il ne s'en est servi que pour des perfidies agrémentées de "Mon cher David", ce que je vous avoue trouver parfaitement insupportable.

Écrit par : david laufer | 04/07/2009

Je me souviens maintenant d'un commentaire posté par un inconnu, il y a un an environ, qui émettait également des commentaires profondément antisémites et d'une violence étonnante. Heureusement, quelqu'un d'autre avait répondu à ma place et le bonhomme ne s'était simplement pas relancé dans le débat. J'ai laissé son commentaire là. C'est probablement ce que j'aurais dû faire dans le cas de Simonin. On ne m'y reprendra plus.

Écrit par : david laufer | 04/07/2009

Attention on utilise desormais l'insulte à toutes les sauces. D'après le petit larousse insulte=outrage en acte ou en paroles et outrage=injure ,offense grave et injure=paroles offensentes la plus part du temps qualificatifs argotiques. je ne me souviens plus très bien ce qu'a écrit notre citoyen Simonin mais a-t-il écrit des maux orduriers ou des écrits d'offense grave? N'a t-il pas plutôt lancé des invéctives que des injures? Louis HERVE

Écrit par : hervé | 04/07/2009

Quant à moi j'interviens de manière anyonyme mais toujours avec bienveillance. Sauf en ce qui regarde Jeremy Clarkson -dans un de vos posts précédents- qui mérite d'être envoyé sur une autre planète sans moyen de retour.
Quels que soient les propos tenus, c'est toujours mieux de rester polis. Il y a la marche et la vaisselle pour se défouler. On peut aussi demander à la personne âgée qui habite en face si elle a besoin d'aide pour ses courses et monter les escaliers quatre à quatre, cela soulage. Mais critiquer les juifs dans un blog, c'est petit.

Herb (ex Bonne Nuit)

Écrit par : Herb | 04/07/2009

@hervé : On peut dire le Catholique Benito Mussolini comme d'autres écrivent le Juif Bernard Madoff, c'est juste un amalgame inutile et en définitive très malveillant, surtout quand on le défend avec amertume et je remercie David Laufer de sa démarche courageuse de censeur. La liberté d'expression est effectivement plus importante que tout sur un blog. Pourtant pour interdire la calomnie, l'invéctive gratuite ou l'offense, la transgression d'un ordre jugé inutile, il faut décider d'une ligne rouge qui est parfois très difficile à distinguer, poser cette ligne est ici, me semble-t-il un acte courageux et qui démontre une vraie résponsabilité d'intellectuel (au sens où un Chomsky peut l'entendre)

Écrit par : Takeshi Mori | 04/07/2009

@Takeshi, il me semble que vous faites fausse route, parce que vous ne prenez pas en compte les spécificités du blog par rapport à d’autres moyens de diffusion. Le problème chez M. Simonin n’est pas tant l’étendue de ses délires que le fait qu’il s’approprie le blog de M. Laufer pour les répandre. N’avez-vous jamais regardé l’aspect d’un billet après un certain nombre de commentaires ? Plus personne ne lit le billet et l’espace ‘blog’ devient un terrain de jeu pour des frustrés de tout poil qui ne peuvent pas s’exprimer ailleurs et qui y étalent leurs obsessions personnelles. Il me semble que ce sujet avait déjà été évoqué ici en parlant d’un des blogs du Figaro, où au bout de 400 commentaires, les gens s’entendent parler plus qu’ils ne parlent. Si le blogueur du Figaro permet ou encourage cela c’est son problème et/ou sa stratégie. On parle volontiers de la liberté d’expression, mais il faudrait dire qu’elle n’est pas uniquement l’apanage des commentateurs, mais aussi celle du blogueur, et celui-ci a parfaitement le droit d’orienter ou de fermer une discussion s’il le souhaite sans avoir nullement à se justifier ou à établir des limites claires. Ces libertés demandent aussi une certaine responsabilité de la part de ceux qui envoient des commentaires. Ainsi, il m’est toujours assez pénible d’envoyer des remarques longues ou qui sont clairement hors-sujet dans des blogs autres que le mien. Je me souviens d’un billet dans ce même blog qui avait donné lieu à des débats sur le cinéma intéressants mais totalement à côté du sujet. J’ai fini par enregistrer mon dernier commentaire sur la musique des films et je l’ai envoyé sur le blog de M. Mogenet, où il était plus à sa place. Tout cela pour dire qu’un blog n’est pas forcément un défouloir ou une thérapie de groupe.

Écrit par : inma abbet | 04/07/2009

"Tout cela pour dire qu’un blog n’est pas forcément un défouloir ou une thérapie de groupe."
Cela dépend du blog et du blogueur ! Personne ne va s'allumer sur votre billet consacré aux enluminures de la Bible de Cologne analysés par tel ou tel spécialiste, Inma !
Mais si comme DL vous traitez des sujets tels que l'anti-sémitisme après ce qui s'est passé entre 1933 et 1945 en Europe, il est inévitable de déclencher des débats passionnés. Un blog n'est pas un éditorial, et un blogueur n'est pas un égomane qui a consacré toute son énergie durant toute sa vie pour pouvoir déverser sa seule et unique vérité du haut de la première de son journal (de m...). Voyez Pascal Décaillet, l'archétype de ce que je viens de décrire : il a fini par accepter les commentaires. Voyez l'ineffable primate Dédé la Science qui préfèrerait crever plutôt que lire la moindre critique à sa parole sacrée...

Écrit par : Géo | 04/07/2009

Oui, j'ai déjà dit ailleurs ce que je pensais des variantes "les commentaires sont fermés" ou "les commentaires sont modérés": c'est profondément antipathique, même si beaucoup font un bon usage de la modération, mais attendre toute la journée que mon commentaire soit (ou ne soit pas) en ligne, cela empêche la circulation de l'information et des opinions et je préfère m'abstenir en ce cas. Cependant, je crois que le blogueur doit pouvoir éliminer exceptionnellement des commentaires qui lui paraissent intolérables sans se justifier, et si vous croyez que c'est excessif, imaginez-vous 'de l'autre côté', voyant votre lieu de réflexion, d'habitude fréquenté par des gens civilisés, soudainement envahi par des nunuches qui pondent des tartines interminables et absurdes, ou d'autres individus à l'esprit dérangé. Je pense que vous les tolérériez dans un premier temps en vous disant qu'ils s'enfoncent d'eux-mêmes, mais tôt ou tard vous en auriez assez et un ou deux clics auraient raison de leurs commentaires, même si vous pouviez ensuite le regretter. Cela dépend évidemment de la personnalité et du seuil de tolérance de chacun, et peut-être vous agiriez autrement, mais l'exemple du Figaro et d'autres blogs TDG/24heures ne montrent pas des débats passionnés mais des dialogues de sourds.

Écrit par : inma abbet | 04/07/2009

Ben quoi, où est ce qu'il est passé ce Madoff de malheur noyé dans ce déluge de pensées dérivantes. C'était pourtant le sujet du blog qui a été complètement submergé par d'autres considérations. En prison s'il a un ordinateur il peut très bien être tombé sur le site "24 heures" et nous répondre, nous héler: "Et les gas et les filles où vous allez ? Vous m'oubliez, revenons à nos moutons et à moi. Je ne vous ai sans doute pas piqué de fric alors du calme les enfants, et puis suis juif et alors qu’est ce que ça peut vous foutre"!! ( Je rigole. on a le droit)

Louis HERVE

Écrit par : hervé | 04/07/2009

Et voilà la censure "made in laufer", pourtant il commence son billet en nous décrivant les dérives des spams qui lui proposent d'augmenter la taille de son "pénis"
Mais bordel qu' est ce qu'on en a foutre de votre pénis ou des spams que vous recevez?
M Laufer le début de votre billet c'est juste pour nous prouver que vous avez les idées larges pour écrire en dessous de la ceinture?
Mais alors quelle dégonflée dès que quelqu'un ose ne serait-ce que de dire comme ça en passant que Madof est juif.. c'est peut être pas vrai? ou ça vous dérange qu'on le dise? fermez vos commentaires et cessez de passer pour quelqu'un qui accepte la contradiction.
Ben oui, Madof est juif et certainement aussi beaucoup de sa clientèle... qui n'a pas tout perdu, en tout cas pas ceux qui lui on fourni des capitaux au début.
M Laufer dites moi comment on dépense 75 mrd de dollars en une vie? Et si ceux qui on obtenus pendant des années des intérêts mirobolants étaient justement aussi les juifs de la diaspora qui font et défont les présidents américains? Qui financent ceux spolient et écrasent les palestiniens en Cisjordanie et à Gaza?

Écrit par : broutard | 04/07/2009

Je suis sidéré. J'avais cru que j'étais viré de ce savant aréopage et voilà que je reçois trois mails. Ce blog débloque, il me poursuit sans relâche. Et tout cela pour un J majuscule, c'est terrifiant. Mo0n coeur palpite, mon sang est de glace, mon estomac se détraque, mes mains tremblent. Seigneur, débarrassez-moi de ce blog afin que je retrouve ma sérénité. Monsieur Laufer, venez m'aider au pas de course !

Écrit par : J.C. Simonin | 04/07/2009

@Hervé, si le sujet vous intéresse, pourquoi à votre avis, les ‘chaînes de Ponzi’ et autres boules de neige fonctionnent toujours ? Si les données de base pour que la chaîne démarre sont en effet le désir+le temps+la chance, je me demande si la chaîne ne pourrait pas être interrompue par les victimes elles-mêmes si elles se méfiaient un peu plus au départ et se renseignaient plus précisément, mais il me semble qu’une partie du problème se trouve dans le fait qu’une certaine opacité dans tout ce qui concerne l’argent est perçue par de nombreuses personnes comme quelque chose de normal. Cette opacité semble assez répandue, tout comme les chaînes de Ponzi, qui ont été réalisées dans des pays aussi différents que la Colombie ou le Japon. En cherchant sur le web j’ai trouvé cette citation d’un roman d’Andrea Camilleri qui résume assez bien un schéma ‘boule de neige’ : « Mettons que tu me confies un million pour le faire fructifier. Moi, au bout de six mois, je te donne deux cent mille lires d'intérêt, soit vingt pour cent. C'est un taux très élevé et le bruit se répand. Arrive un autre ami à toi qui me confie son million. À la fin du deuxième semestre, moi je te donne encore deux cent mille lires et autant à ton ami. À ce point, je décide de disparaître. Et je me suis gagné un million quatre-cent-mille lires. »

Écrit par : inma abbet | 05/07/2009

@David Laufer, Teufel, j'interromps ce débat pour une minime précision... "What we got here is a failure to communicate", si elle est effectivement en introduction du titre "Civil War" (hum, et sic)des G'n'r's, et tirée du film "Luke la main froide"(titre v.f, "Cool hand Luke",v.o)... et dans ce film, elle est d'ailleurs prononcée par le chef des matons de la prison... qui est joué par... Strother Martin, Teufel! Unt pour relancer le débat, là ou il en était jetzt, cet acteur américain au nom franzozisch et né dans l'Indiana! Ce qui veut tout dire... Cielcroisakrement!

Écrit par : redbaron | 05/07/2009

@imna abbet, la disinction que vous opérez sur les mobiles du bloggeur à exercer la censure me semblent effectivement assez juste; si je vous comprends bien, l'espace de réflexion du bloggeur est un champs qu'il définit comme il l'entend et sa censure n'a d'autre finalité que de donner à ce pré la forme qu'il souhaite. Quand je remercie DL de censurer des propos inadmissibles, nocifs en particulier par leur perversion intellectuelle, commentaires qui, comme vous le remarquez, devraient 's'enfoncent d'eux-mêmes', je ne comprends pas bien en quoi cette démarche m'amène sur une fausse route. Vous imaginez que les fâcheux peuvent répandre leurs idées par appropriation de blog mais de la résponsabilité à déterminer ce qui doit être jugé comme fâcheux, vous vous défaussez peut-être un peu rapidement, sinon vous en tous cas le bloggeur que vous décrivez.
D'ailleur david laufer aurait sans doute réagi s'il avait vu dans mes propos une autre forme d'appropriation de ses intentions. Il est certaine situation où le fin distingo que vous m'expliquez ne me semble pas nécessaire. Mais je le crois élégant et cela ajoute beaucoup. Sans doute même davantage ici que mes applaudissements compassés de bien-pensant devant le censeur!

Écrit par : Takeshi Mori | 05/07/2009

@broutard: le fait que Madoff soir juif ne change rien à l'affaire. Ce n'est pas la religion qui fait qu'on est honnête ou non. Tout comme le fait que vous soyez chrétien n'explique pas que vous soyez un crétin. Quand vous aurez enfin compris et reconnu ce fait, vous aurez fait un grand pas en avant.
Quant-à-simonin, il porte bien son nom.

Écrit par : Julien | 05/07/2009

@ MR.PATRICK fOSSIER

"confier leur argent a des fonds de pere de famille a rendement modeste"
veuilliez preciser svp. j'ai de la peine a croire que l'on confie son argent a des banques a un taux inferieur a la moyenne juste pour le plaisir.

je confirme que le comentaire est pertinent et juste

bonne journee a tous.

Écrit par : 100blagues | 05/07/2009

"je confirme que le commentaire est pertinent et juste"

il est evident que je fais reference a celui de Mr.D.Laufer, et non a mon observation merci.

Écrit par : 100blagues | 05/07/2009

En papotant hier avec un ami américain sur le cas Madoff, il me faisait remarquer que si Madoff était français, aucun juge parisien n'aurait pu le condamner. En effet, me disait-il, quelle différence entre son système et celui de la retraite par répartition en France ? - Madoff prenait l'argent des uns pour rembourser les autres, jusqu'au jour ou le système a atteint ses limites ! -L'état prend l'argent des actifs (captifs) pour payer les retraités, jusqu'au jour ou le chômage aidant, il n'y aura plus suffisamment d'argent pour payer tous les retraités. N'est-ce pas une similitude troublante et qui devrait faire un peu réfléchir La première dame du parti socialiste ?

Écrit par : clown | 08/06/2010

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