27/07/2009

Savannah Morning News et Troy Davis

Troy Anthony Davis est un Américain noir de 41 ans qui est dans le couloir mort depuis 1991 dans une prison de l’Etat de Géorgie, après avoir été accusé puis condamné pour le meurtre d’un policier, sur le parking d’un restaurant de la ville de Savannah en 1989. Le récit du meurtre, d’une violence animale sinistre, est un prodige de confusion factuelle. Il faisait nuit, tout s’est passé très vite, on a entendu des choses, bref, on n’est sûr que d’une chose, c’est que rien n’est sûr. En plus, depuis 1991, sept des neufs témoins initiaux ont officiellement déclaré avoir fait leur déposition sous pression et ne reconnaissent plus Davis comme le coupable. Un des deux derniers témoins qui ne change pas d’avis, présent sur les lieux du meurtre, est désormais désigné par la défense comme suspect numéro un.

 

Ces manœuvres ont eu un succès certain, puisque l’exécution de Davis a déjà été repoussée trois fois. Entre temps, le cas de Davis a attiré l’attention des médias mais aussi des personnalités. Desmond Tutu, Jimmy Carter ou Benoît XVI, mais aussi le Conseil de l’Europe, ont fait des déclarations officielles demandant le réexamen de l’affaire, en arguant qu’il est inconstitutionnel d’exécuter un innocent. En dépit de ces faits troublants, la machine de la justice américaine est en train de prouver, une fois de plus, sa remarquable inertie puisque Davis n’a pour l’instant droit qu’à des sursis successifs et temporaires, mais pas encore à un nouveau procès. Cette inertie institutionnelle et morale est démontrée avec une précision hors du commun dans un article du District Attorney (juge d’instruction) Spencer Lawton, en charge de l’affaire depuis 17 ans et récemment parti à la retraite et par conséquent libéré de son devoir de réserve.

 

Rédigé sur un ton calme dans un numéro de Savannah Morning News de juin dernier, le morceau de Lawton est une tentative de régler son compte à la défense. Notamment lorsqu’il suggère ouvertement que les sept rétractions de témoins ont été payées ou forcées, ce qu’absolument aucun élément ne peut suggérer. Lawton exprime ainsi dans son article toute la fatale ambiguïté d’un système qui permet la peine capitale. Tout simplement parce que la peine de mort est un acte sans retour. Et qu’une fois qu’on a tout fait pour y envoyer un accusé, admettre qu’on peut s’être trompé équivaut à admettre qu’on est prêt à tuer des innocents. La première phrase de cet article résume fort bien cet état d’esprit, mélange de principes érigés en religion et d’aveuglement volontaire : « Beaucoup de gens se disent choqués qu’on puisse exécuter un innocent. Je connais ce sentiment, et je le comprends. Pourtant, je ne partage pas ce sentiment, et je voudrais expliquer pourquoi. »

 

Les récits d’erreurs judiciaires sont parmi ceux qui me touchent le plus parce qu’on y touche du doigt le cœur de la relation entre l’individu et l’Etat d’une part, et d’autre part la relation entre la justice et la légalité. Pour beaucoup, la relation entre un individu et l’Etat doit être semblable à celle qui existe entre des parents et des enfants : la contradiction y est interdite parce que mère du désordre, de l’anarchie. Quoi qu’on dise, il faut s’y tenir, parce que c’est l’autorité de l’Etat et de ses représentants qui est en jeu, et que cette autorité est beaucoup plus importante dans la cohésion nationale que la vérité. Ceux qui pensent ainsi pensent aussi souvent que la respect de la loi est plus important que le respect de la justice, parce le premier est le produit d’un consensus social écrit et que le second fait appel à des qualités et à des valeurs individuelles, détachées de tout socle social et politique.

 

A ce jour j’ignore tout à fait si Davis est innocent ou coupable. Mais je suis absolument certain que Davis mérite un nouveau procès, et que la peine de mort est une abomination. Une de mes chansons préférées est « Hurricane » de Bob Dylan, un long récit souligné par un violon entêtant qui raconte les mésaventures de Rubin Carter, qui connut dans les années soixante un destin semblable à celui de Davis et qui a finalement été libéré après vingt ans de prison. J’aime Bob Dylan, comme j’aime Joan Baez et Neil Young et Joni Mitchell et cette époque du folksong américain engagé. C’est bourré de pathos, de beaux sentiments, et c’est souvent excessif. Et pourtant, et pourtant, quarante ans plus tard, ça ressort comme du diamant et « Hurricane » sonne toujours aussi juste. Probablement parce que le système est toujours aussi faux.

12:49 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (21)

Commentaires

Il y a la justice, les lois et il y a ceux qui les appliquent, et là est le très grand problème. In dubio pro reo est un principe essentiel du droit pénal des démocraties occidentales, même chez les tordus anglo-saxons. Ce principe n'a visiblement pas été respecté dans le cas dont vous parlez, quel que soit l'opinion que l'on puisse avoir sur la peine de mort. Mais chez nous, les juges paraissent prêts à pas mal d'acrobaties sur le même thème. Si on a acquitté un prof canadien accusé d'avoir tué sa femme à Crans-Montana et jeté son corps au bas de la route Aigle- Le Sépey, après avoir pris soin de détruire son odontogramme chez son dentiste (eh oui...)*, le cas du meurtre des deux vieilles dames de Vevey ainsi que la disparition de la fille de l'une d'elles parait très douteux. D'autant plus qu'une boulangère jure avoir vu ces dames à une heure qui rend complétement incohérent le scénario de l'accusation.

* Il a épousé sa jeune maîtresse peu après et vit tranquille au Canada, merci pour lui...

Écrit par : Géo | 27/07/2009

J'ai ete definitivement convaincu de la faussete de la peine de mort en lisant le dernier jour d'un condamne de Hugo.
Ce n'est pas tellement la cruaute du chatiment ni les souffrances qu'elle engendre (tres souvent bien moindre a celles des victimes) qui m'a convaincu, mais plutot le raisonnement suivant:
La Justice, pour etre rellement juste doit etre omnisicente. Par definition, donc, seul Dieu (si on est croyant) peut donner la justice.
Un individu, lorsqu'il regle ses comptes parle souvent de justice mais il s'agit en fait de vengeance.
Dans le cas de l'Etat, il ne peut etre ni entierement juste, puisque represente par des hommes, et ne peut se permettre de venger un individu.
Le role de l'etat, en fait, est de proteger la societe, ni plus, ni moins.
Alors certes, les cas d'executes recidivistes sont rares, mais cela est tout aussi vrai avec les peines de prison a vie.
Je peux comprendre et meme approuver la mere qui tue le meurtrier de son enfant. Mais je ne m'y trompre guere, il ne s'agit pas de justice.
Je ne permettrais pas ici, humble mortel, de juger les actes de Dieu, pour autant qu'il y en ait un et qu'Il fasse regner sa justice.
Mais je ne pourrais jamais accepter que l'etat, cense etre impartial, mais egalement imparfait, se permette d'oter la vie a un individu. Lui oter sa liberte, sans doute, mais pas la vie. Il n'existe aucune justification a cela.

Mais admettons meme que l'etat puisse donner la mort, n'oublions jamais que Dieu lui-meme, dans ma Bible, auquelle se referrent si souvent les plus ardent defenseurs dde la peine capitale, declare prefere laisser cent coupables impunis que de punir un innocent.
La justice Americaine serait-elle plus sure d'elle-meme que Dieu lui-meme?

Écrit par : Carl Schurmann | 28/07/2009

Carl Schurmann@ J'espère que toutes ces fautes de français sont dues au fait que vous avez appris cette langue sur la planète Mars. Sinon, cela frise l'inculture, voire l'indécence.
Cela dit, la conception du droit pénal est f(idéologie) de celui qui la dit. Si vous prenez l'actuel prof de droit pénal à Lausanne, le sinistre* André Kuhn, il vous dira que le seul objectif du droit pénal est de rééduquer les criminels. Quand j'étais à l'uni en droit à Lausanne, il était enseigné que
l' Etat devait prendre en charge le désir de vengeance des victimes. Ce n'est qu'une question de position politique. Les gens de gauche sont fascinés par les criminels et tombent en adoration devant leurs exploits. Voyez le cas Mesrine : quand il été tué, personne ne s'en est offusqué, bien au contraire. A l'époque, j'étais militant d'extrême gauche (chez les maos, pas les trotsks...) à Lausanne et je peux témoigner que personne dans ce milieu n'a bronché : Marx haïssait les lumpen, dois-je vous le rappeler ? Aujourd'hui, ce Mesrine passe pour un héros chez les antifas. La seule vraie question est : ces antifas, avec leurs appuis chez les nazillons écolos (bien connus des lecteurs des blogs TdG et 24 heures), ce ne serait pas par hasard les nouveaux Nazis, avec des appuis dans la bourgeoisie, comme le sinistre André Kuhn*?
* sinistre = gauchiste

Écrit par : Géo | 28/07/2009

Ne trouvez-vous pas que certaines causes sont plombées par ceux qui les défendent ? L’exemple que vous donnez est parfaitement scandaleux, celui du professeur qui recrée la société idéale ex-cathedra, bien à l’abri des agissements de ses protégés, dont il a une image fantasmée. C’est un peu comme les écologistes professionnels se déplaçant habituellement en avion et se livrant à toute sorte de gaspillages alors qu’ils tentent de culpabiliser le reste du monde sur des attitudes bien plus anodines. Je pense que si l’on veut lutter contre la peine de mort, il vaut mieux signaler les failles du système.

J’ai lu qu’une organisation américaine avait réussi à prouver, en une quinzaine d’années, l’innocence de plus de 200 condamnés, à l’aide de tests ADN. Parmi eux, 15 avaient été condamnés à mort. Ces initiatives ne sont pas dangereuses pour le reste de la société, car elles privilégient la preuve en face des témoignages approximatifs et des émotions du jury, elles ne feront donc pas libérer des coupables, mais corrigeront les erreurs d’un système incompétent, pour autant que le condamné n’ait pas été exécuté. Cela m’amène à la question suivante : quelle serait la peine qui devrait être infligée à un Etat qui a tué un innocent ? Et aussi, quelle serait la peine qui devrait être infligée à un Etat qui, en libérant un assassin/violeur/agresseur, a provoqué la récidive, donc la mort d’un ou plusieurs innocents ? Si ces questions ne peuvent pas être répondues, c’est parce que la relation individu/Etat/système judiciaire est toujours inégale et que le fait d’être hostile à la peine de mort, ou favorable au maintien en détention des individus dangereux, exprime en réalité le souhait que cette inégalité ne puisse pas se traduire en injustice.

Écrit par : Inma Abbet | 28/07/2009

"Géo@", il semble simplement que Carl Schurmann souffre simplement d'un clavier dépourvu d'accentuation, comme cela existe dans certaines parties du monde.
De plus, la vie sur Mars, si elle a toutefois existé, n'a en tous cas pas atteint une avancée suffisante pour enseigner le français.

Pour rester dans le sujet, ayant eu l'opportunité de correspondre avec M. Davis dans un cadre scolaire, la question de son innocence ou non, à lui, ne lui importait plus réellement il y a déja cinq ans de cela.
C'est bien plus le "délai de traitement" et l'attente qui lui font dire "I'm already dead".

Avant de spéculer métaphysiquement et d'invoquer dieu, il faudrait peut-être simplement s'intéresser aux conditions de détention, comme Mesrine l'a fait d'ailleurs.

Écrit par : Un autre Laufer, plus jeune | 28/07/2009

Laufer junior@ Vous ne faites que confirmer ce que j'ai écrit. Les gauchistes sont fascinés par les criminels. Ils s'intéressent à leurs conditions de détention, tombent amoureux, les demandent en mariage etc.. etc...

Écrit par : Géo | 28/07/2009

@Lauferli: merci de votre commentaire. Vous confirmez ce que je pensais. A savoir qu'après trois sursis, Davis a probablement perdu tout désir de continuer à vivre. Le dernier sursis est intervenu deux heures avant l'exécution, ce qui peut détruire un homme, comme l'a démontré Dostoïevski à qui c'est arrivé, et qui ne s'en est jamais remis. La procédure judiciaire possède donc en elle-même des pouvoirs peut-être tout aussi destructeurs que le poison ou la chaise électrique. Et la tenue d'un nouveau procès, même couronné de succès, serait pour lui surtout une nouvelle épreuve. Mais s'il s'en sortait, comme il est encore jeune, il aurait tout de même suffisamment de temps pour espérer se reconstruire. Et puis, son cas a le mérite énorme de focaliser l'attention sur les vices d'un système qui mérite d'être sérieusement revisité. Alors, revenez souvent nous voir, vous êtes le bienvenu, et pas seulement par la grâce de votre très auguste patronyme.

Écrit par : david laufer | 28/07/2009

S'il vous plaît, pitié, "la contradiction y est interdite parce que mère du désordre, de l’anarchie", je sais, c'est dans le langage courant, mais pourquoi toujours utiliser là ou "chaos" (entre autres synonymes) conviendrait très bien, un mouvement politique, l'anarchie...
Imaginez: "la contradiction y est interdite parce que mère du désordre, du libéralisme", ou "la contradiction y est interdite parce que mère du désordre, du communisme" ou encore "la contradiction y est interdite parce que mère du désordre, du... radicalisme, de la DC, etc."
Voyez?

Écrit par : Kurt Deroy | 29/07/2009

@Kurt Deroy: Il n'y a là aucune erreur de ma part, mais bien de la vôtre. L'anarchie est un état de désordre généralisé, applicable à n'importe quel type de sujets, la société, la famille, la nature, l'économie, la guerre. Etc. Le mouvement politique qui se réclame de l'anarchie se nomme anarchisme. Les deux sont parfaitement distincts et ne désignent absolument pas la même chose.

Écrit par : david laufer | 29/07/2009

En effet, Anarchie est un mot très ancien, déjà utilisé dès l’Antiquité pour désigner, je cite le Dictionnaire de l’Académie française (1932), ‘ Absence de gouvernement; état d'un peuple qui n'a ni chef, ni autorité, à laquelle on obéisse, ni lois auxquelles il soit soumis. Tomber dans l'anarchie. Sortir de l'anarchie. Un État en proie à l'anarchie. Réprimer, dompter l'anarchie. L'anarchie des esprits, La discorde, la confusion. Fauteur d'anarchie.’ Ainsi, vous pouvez dire que le socialisme conduit à l’anarchie, mais il ne conduit jamais à l’anarchisme, qui tend à réduire de rôle de l’Etat au lieu de le maximiser.

Écrit par : Inma Abbet | 29/07/2009

Teufel! Ce K.D est un obsédé! Je lui l'ai dit dix fois, à cet abruti, j'espère que cette fois tu as compris, Kurt! Bon, ceci écrit, sur le sujeten du billet...

La peine de mort, un sujet de type corrida, voile (nein pas les bateaux) etc.
Teufel, les êtres gouvernés dans un Etat moderne, remettent leur potentiel de violence entre les mains de l'Etat, par le truchement de la police et de l'armée qui sont sensées faire regner l'ordre intérieur pour la première et extérieur pour la seconde.(Principes)
La justice exerce le droit, et la vengeance, que ce soit d'un individu, voire d'un groupe. L'intensité de cette vengeance varie d'un Etat à un autre, selon les moeurs, us et coutumes, étendue du droit d'expression des citoyens. Pour les crimes majeurs, de l'enfermement à vie à la peine de mort.
Dans tous les cas, il s'agit de décisions prises au nom d'un Etat sensé représenter les citoyens, qui se veut garant des lois et du droit. Celui des victimes mais aussi celui des justiciables, puisqu'il est inscrit dans la loi.

L'individu privé par décision de justice de sa liberté, reste un individu qui a des droits. Et ils doivent être respecté.
L'individu privé par décision de justice du reste de sa vie, reste un individu qui à des droits. Et il peut les faire valoir.

La peine de mort à ceci d'ennuyeux qu'elle est définitive. Donc si la justice à été mal rendue... la réparation devient difficile...

Un argument de ceux qui sont pour la peine de mort est son "exemplarité" dissuasive. Il serait intéressant de connaitre le pourcentage de crimes, meurtres commis en "supplément", par des individus qui se sachant condamné ou risquant la condamnation à la peine de mort, n'ont plus rien à perdre, voire vont tout se permettre.
Sans compter ceux dont la simple panique après disons un "crime majeur", mais non-volontaire, déciderons de ne pas se rendre à la police, etc.
Il serait vraiment intéressant de savoir...

Aber, pour être honnête, même si la raison est contre la peine de mort, qui, au récit d'un crime révulsant ou de récidive grave... ou même en lui-même (par rapport à une ou l'injustice) n'a jamais eu même fugacement l'idée de... Teufel! Comme le reste, pas simple...

Écrit par : redbaron | 30/07/2009

Redbaron@ Très bien dit. Il faudrait cependant ajouter que certains criminels préfèreraient se voir condamné à mort plutôt que pourrir des dizaines d'années en prison - ou alors que la conscience de leur crime leur pèse trop fort - et qu'à y réfléchir on ne voit pas très bien en quoi la perpète est plus humaine que la peine de mort (étant donné qu'on va tous y passer...).
Et encore que certains crimes sont avérés et qu'il n'y a aucun doute possible sur leur monstruosité : Fourniret- Dutroux - Peyry etc etc

Écrit par : Géo | 30/07/2009

Tout à fait géo. D'ailleurs en France, les condamnés à la prison à vie, avait envoyé une lettre au président Chirac pour réintroduire la peine de mort. Hors les gens qui se disent "c'es trop facile", devient inévitablement de la vengeance. Le but de la justice est d'éviter que protéger la population de groupe d'individu portant atteinte volontairemnt à la vie d'autrui.
SI un criminel enfermé à vie souhaite mettre fin à ses jours, où est le problème? C'est bien interdit de mettre des poissons rouge dans un aquarium de forme RONDE, je vois pas qu'est-ce qu'il y'a de plus humain à enfermer quelque à vie dans une cellule. De toute facon sa vie est foutue.
Par contre on a pas à lui imposé la peine de mort, là je suis d'accord. Et je suis sur que l'on serait surpris de voir le nombre de condamné qui ferait la demande.

Écrit par : DdDnews | 30/07/2009

Il est toujours intéressant de confronter nos valeurs avec celles d'une société qui est celle sur cette planète qui nous est la plus éloignée et étrangère - celle des peuples bantous. Je crois que ce qui choque le plus les Africains dans notre comportement en général- c'est la façon dont nous chouchoutons les grands criminels. Que ce soit à Bobo-Dioulasso ou à Huambo- j'ai assisté au spectacle d'une foule qui poursuivait un gamin de 14 - 15 ans qui avait volé un pain au marché- dans le but avoué de lui passer un collier de feu- une mort atroce. Ou alors la première nuit de Gratien et Micheline à Ouaga -Canadiens retraités venus faire de la coopération senior. Lors de leur première nuit à Ouaga- ils entendent des cris autour de leur maison la nuit. Le lendemain matin- devant chez eux- un cadavre complétement mis en pièces. Les gardiens des maisons alentour ont coincé un voleur et lui ont expliqué le tarif.
A côté de cela on peut calculer que le sadique de Romont- Michel Peyry- condamné pour ses crimes abominables- coule des jours tranquilles- avec plein de jeunes nanas psychologues un peu cinglées et fascinées par les grands criminels qui lui font la cour- dans sa prison à 500 francs/jour- soit entre 5 ou 6 millions de francs dépensés par les contribuables à ce jour...
Je ne suis pas complétement sûr que cela soit juste...
PS. les - remplacent la vigule.

Écrit par : Géo | 30/07/2009

Le sadique de Romont est sorti l^'année passée il me semble, non?

Bon, faut dire que s'abaisser à faire pire que les crminels n'est pas plus intelligent non plus (de ma manière de voir les choses).
Tuer un voleur... C'est un peu faire pire que le voleur.
D'aun autre côté, se poser la question de faire payer aux citoyens des prisons qui coutent plus cher que les degats que des cambrioleur font...
En gros on accepte pas de se faire voler 10'000.- mais on est d'accord de payer 100'000.- pour entretenir ce voleur en prison!?! Ouias...

Après pour les criminels que l'on s'en déabarassent de la facon le plus digne pour tous, pourtquoi pas, après tout une injection permet à tout le monde d'être satisfait (à celui qui a décider de se faire euthanasier plutot que de rester à vie dans une cellule, la famille, et la société qui aura un violent en moins). En Chine, c'est la famille du criminel qui doit payer la balle tirée pour l'execution.

Écrit par : DdDnews | 30/07/2009

"Le sadique de Romont est sorti l'année passée il me semble, non?"
Il a été question de cela mais cela a évidemment été refusé. Nos juges et nos psychiatres sont un peu chenillés ou grésillent du trolley mais ils ne sont pas complétement cons. Vous vous imaginez ce mec déambuler tranquillement dans les rues de Romont :
"oui bonjour c'est moi que j'ai violé 5 ou 6 jeunes. Puis je leur ai défoncé le crâne avec un marteau et je les ai arrosé d'essence pour les carboniser. Et maintenant trop cool je bois une bière sur la terrasse...
Je me ferais bien le petit minet là-bas. Je crois que je vais aller m'acheter un marteau..."

"Bon, faut dire que s'abaisser à faire pire que les crminels n'est pas plus intelligent non plus (de ma manière de voir les choses)."
Personne ne vous a demandé de voir les choses de cette manière. C'était une manière de signaler aux multicultureux que s'ils souffrent de cette maladie (le multiculturalisme) c'est juste parce qu'ils sont eux incultes.

Écrit par : Géo | 30/07/2009

Merci pour la précision Géo, je n'avais pas eu vent de cette info ;-)

VOus avez parfaitement raison, c'était juste histoire de partager mon avis (même si on ne me l'avais pas demandé ;-) )

Écrit par : DdDnews | 30/07/2009

@Géo,si un condamné à perpete demande son exécution, c'est différent. On entre un peu dans le domaine "Exit", c'est là encore un autre problème éthique, donc problèmatique (teufel! je ne peux m'en empêcher!)... De là à réintroduire la peine de mort en France... Il arrive aussi des cas comme celui biographique si je ne me trompe, présenté dans le film "Bird man from Alcatraz", ou condamné et seul dans sa cellule, le personnage joué par Burt Lancaster, recueille un oiseau blessé, et finira par devenir un spécialiste en la matière...

Mais je ne suis point sourd à vos arguments, ni dans ce commentaire, ni les suivants... (le collier de feu, c'est un pneu remplit d'esence autour du cou, berk! Teufel! C'est bien ça? Utilisé aussi en Afrique du sud pour les "traitres" dans la lutte anti-apartheid)
Bien à vous Géo,DdDnews...unt alles anderen
Nachste

Écrit par : redbaron | 31/07/2009

Bien a vous aussi redbaron! Merci ;-)

Écrit par : DdDnews | 31/07/2009

"De là à réintroduire la peine de mort en France..."
Redbaron@ Je ne milite pas pour la réhabilitation de la peine de mort. Je me contente d'indiquer quelques arguments dans la colonne "avantages"...
Le débat actuel serait plutôt le caractère punitif des condamnations mis en cause par les autorités judiciaires. Un grand criminel est considéré comme un malade qu'il s'agit de soigner et rééduquer. Lors de la suppression de la peine de mort pour les grands criminels- le débat était un peu "prison à vie" contre "peine de mort supprimée". Puis la prison à vie est devenu négociable et se transforme en 20 ans au maximum. Puis 20 ans se traduit dans les faits par les deux tiers de la peine en cas de bonne conduite- ce qui est toujours le cas...

Vous pouvez donc commettre en Suisse les crimes les plus atroces- bouchoyer des enfants après les avoir sauvagement violés- torturer à mort des mères de famille pour le plaisir- bref tout ce que vous pouvez imaginer- vous ne risquez en Suisse que quelques années de prison tout confort- avec télé draps propres et bouffe convenable- charmantes psychologues qui viennent vous flatter votre ego de grand psychopathe etc...SI des gens comme André Kuhn - l'actuel prof de droit pénal à Lausanne- ou Eric Cottier procureur du canton de Vaud et grand admirateur de Kuhn arrivent à leurs fins- c'est-à-dire à imposer cette idéologie visant à innocenter les criminels (et donc à criminaliser les victimes- vraisemblablement de sales bourgeois qui font rien qu'à vivre tranquillement alors que les petits enfants africains meurent de faim...).

Écrit par : Géo | 31/07/2009

@Géo,jaa, J'avais bien compris, c'était une réflexion personelle, ne sous-entendant pas de militance de votre part. Comme je l'ai écris je ne suis point sourd à vos arguments. J'ai aussi compris que vous parlez de grands criminels, de crimes de sang, de tortionnaires qui sont dénoncés comme tels s'ils sont au service d'un Etat.
Quant à l'application des peines, je le dis, ou re-dis, c'est pas simple, vraiment pas... Teufel!
Nachste Géo

Écrit par : redbaron | 01/08/2009

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