29/09/2009

Le Nouvel Obs et les suicidés du travail

Depuis 15 ans, j’ai occupé des positions diverses dans une dizaine d’entreprises petites, moyennes ou grandes, à travers trois continents. Un seul point commun à toutes ces expériences professionnelles : le test du dimanche soir. Le dimanche après-midi venu, si un malaise général commence à se manifester par un sentiment dépressif, pour culminer vers 21h par des tentatives d’abrutissement par l’alcool ou la télé ou les deux, c’est qu’il y a un sérieux problème dans mon travail. Ce problème se traduit simplement par l’horreur prospective que j’éprouve à retourner au boulot. Et ce test-là, s’il s’avère positif, s’est toujours soldé par le même résultat : départ volontaire. Contrairement à Richard Nixon, « I am a quiter ».

Et c’est peut-être chez moi une forme subtile d’instinct de survie. Parce que même si mon parcours professionnel en a souvent pâti, j’éprouve encore aujourd’hui les mêmes ambitions professionnelles qu’autrefois, les mêmes déceptions aussi parfois, mais toujours les mêmes frissons. Et je suis presque euphorique de constater, le dimanche venu, que mes occupations actuelles ne provoquent plus les mêmes dépressions qui m’ont tant miné parfois. Voilà pourquoi les suicides en série qui ont lieu depuis un an et demi chez France Télécom m’attristent et me choquent tant : ces malheureux individus n’ont-ils donc jamais écouté la voix du dimanche soir ? Et si oui, pourquoi l’ont-ils si méticuleusement tue ?

Le Nouvel Obs m’apprend qu’un vingt-quatrième employé de France Télécom a mis fin à ses jours en un an et demi, tout près d’ici, en Haute-Savoie. Un homme de 51 ans, un salarié lambda, un contribuable, un papa, un brave type qui soudain n’en peut plus et qui, malgré les vingt-trois suicides précédents au sein de son entreprise, décide que la pression qu’il subit au travail ne peut se résoudre que par la mort. L’article du Nouvel Obs rapporte les propos du patron de la SNCF, Guillaume Pépy, qui déclare sentencieusement que « ça inspire une leçon, c'est que plus on transforme, plus il faut mettre les gens et l'humain au centre de la transformation ». Et là, j’ai presque envie de rire, s’il n’en fallait pas pleurer.

Parce que ça fait quand même une bonne quinzaine d’années maintenant qu’on nous serine la même chanson : le capital humain d’une entreprise, les ressources humaines, la psychologie du travail, l’équilibre travail/vie privée, le coach professionnel, le plan de carrière, etc. Qui semblent au fond n’être que les pitoyables cache-misère d’un monde professionnel où, de toute évidence, ne compte même pas le profit comme voudraient le croire certains, mais le formatage. En effet, un nombre incalculable d’entreprises, passée une certaine taille, se mettent à appliquer des systèmes organisationnels complètement débiles, chronophages et dispendieux, dans le seul but de satisfaire aux plans quinquennaux de sa direction, comme la crise vient de nous le démontrer avec une aveuglante clarté.

Ainsi la plupart des multinationales ont intégré un système d’embauche qui rend la candidature spontanée rigoureusement impossible, vous obligeant à passer par des sites web protégés et farcis de disclaimers divers, interdisant le contact direct, et privilégiant par-dessus tout une approche administrative, inhumaine et formidablement lente. On semble avoir importé le pire du communisme – l’administration à outrance – et rejeté tout à la fois le meilleur du capitalisme – la flexibilité et le dynamisme, pour créer un système où seul importe le format, exactement comme dans une chaîne de montage. Et pour faire passer cette pilule plus qu’amère, on saupoudre tout ça de séminaires de motivation, de salaires à bonus, de voitures de fonction, en espérant qu’entre deux déprimes, on y trouvera son compte. Mais au vingt-quatrième suicidé, il serait peut-être le moment de tout foutre en l’air.

Lorsque je bossais à Londres, j’étais arrivé un lundi matin et comme d’habitude j’avais pris l’ascenseur. En face de moi, un avocat plus jeune que moi s’est mis à sangloter doucement, sans bruit. Je lui ai demandé si je pouvais faire quoi que ce soit, mais il m’a regardé avec une tristesse résignée et m’a répondu : « Oh, ça va, j’ai l’habitude, c’est comme ça presque tous les matins. » Car ce garçon de trente ans, brillant et plutôt sympathique, que la pression de son travail et son salaire de 150'000 francs étaient en train de plonger dans une misère morale complète, était entouré d’êtres relativement semblables dans leur détresse. Il restait donc immobile, incapable de se décider à reprendre sa liberté et à fuir son malheur. Et je continue à ce jour de lire dans la presse anglaise que tel avocat ou banquier brillant et trentenaire a sauté d’un train, a fait feu dans la foule avant de retourner l’arme contre lui, a avalé des médicaments, etc. Nous avons lentement transformé nos entreprises en un cauchemar social et personnel généralisé. Et je me demande si ce cauchemar prendra bientôt fin.

16:25 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (19)

Commentaires

"Et je me demande si ce cauchemar prendra bientôt fin."

Ca continuera jusqu'à ce que les bien-pensants auront des solutions pour régler tous les problèmes du monde à leur manière.

Ca s'arrêtera certainement quand on acceptera l'erreur et que la perfection des chiffres, de la manière de faire ne sera plus la priorité.



"Ainsi la plupart des multinationales ont intégré un système d’embauche qui rend la candidature spontanée rigoureusement impossible, vous obligeant à passer par des sites web protégés et farcis de disclaimers divers, interdisant le contact direct, et privilégiant par-dessus tout une approche administrative, inhumaine et formidablement lente"

Ceci est le résultat d'avoir voulu supprimer la discrimination, le copinage et l'évolution de carrière (et oui il faut mieux prendre des "experts" que de prendre un gars du service qui y travail depuis des années).

On veut tout faire si bien, pour ne pas perturber la vision idéaliste de certains. On pait aujourd'hui le retour de manivelles des "intellectuels" qui pensent pour le bien d'eux même.

Écrit par : DdDnews | 29/09/2009

Le monde du travail fonctionne de plus en plus comme des sectes. Le but n'est pas de faire des adeptes d'une croyance quelconque avec demande d'argents et de faveurs du gourou et de ses représentants mais bien d'arriver au même résultat en vendant un produit déifié, forcément le meilleur sur le marché, qui rendra le monde heureux et vous par la même occasion. Le système pyramidal est le plus antidémocratique des systèmes mais c'est aussi celui qui produit des rois, des dictateurs, des gourous, des...salauds qui profitent d'écraser tout et tous sous leur grande majesté si divine... Bien à vous et merci de ce billet.

Écrit par : pachakmac | 29/09/2009

Merci de ce billet que j'attendais!
Je vois ce cauchemar ici, comme je l'avais vu en Afrique du Sud. Et qui n'a pas changé depuis 1994! Pour que le système qui crée les "surplus people" change, c'est nécessaire d'en prendre conscience d'abord. Ce que vous écrivez nous aide à devenir conscient, au-delà , en plus profond, et en élargissant ce qu'en rapporte la presse. Et fortifier le courage. Le mien au moins.

Écrit par : cmj | 29/09/2009

"Et c’est peut-être chez moi une forme subtile d’instinct de survie. Parce que même si mon parcours professionnel en a souvent pâti, j’éprouve encore aujourd’hui les mêmes ambitions professionnelles qu’autrefois, les mêmes déceptions aussi parfois, mais toujours les mêmes frissons"

La première réflexion qui me vient à l'esprit est 'Vous aussi?!', et la première et grande erreur que tout ceux qui ont été confrontés à ces situations est de croire qu'ils sont les seuls à la subir, que le voisin se débrouille toujours mieux. J'ai fini par comprendre que le voisin (ou la voisine, dans mon cas) était juste meilleure comédienne que je ne le suis. Bien que j'aime beaucoup votre article , j'ai envie de vous contredire lorsque vous liez les suicides au travail à son organisation. Tout cela est vrai, la perte de souplesse et de dynamisme dans le recrutement, la burocratisation des rapports au travail, mais il y a aussi autre chose, une deuxième grande erreur qui consiste, à mon avis, à croire que le travail est un lieu d'épanouissement, que la carrière apporte du bonheur et surtout du sens.

J'ai travaillé il y a une dizaine d'années dans un milieu assez anxiogène. Les problèmes de toute sorte y étaient nombreux, mais, parmi mes collègues, ceux qui s'en sortaient le mieux étaient ceux qui avaient une famille, une vie sociale, des enfants, bref, ceux qui avaient d'autres chats à fouetter et restaient capables de relativiser des problèmes qui paraissaient insurmontables à d'autres. Le travail sert à gagner de l'argent et à rien d'autre, un truc qu'on fait parce qu'on y est obligé et qu'il faut accomplir le mieux possible, ce ne doit pas être en aucun cas un instrument de valorisation personnelle qui ferait plonger l'estime de soi au moindre pépin. La vraie vie est ailleurs, mais lorsque cet ailleurs consiste en une soirée solitaire, ou accompagné d'autres gens solitaires, d'une attente angoissée du lendemain, toutes les améliorations cosmétiques ne changeront en rien le nombre de dépressions et de suicides.

PS Je connais un autre test, celui du réveil. Si vous n'avez plus besoin de réveil le matin parce que vous vous réveillez toutes les demi-heures, comme une étrange sentinelle guettant on ne sait quel danger, il est temps de partir.

Écrit par : Inma Abbet | 29/09/2009

"de tous ceux"

Écrit par : Inma Abbet | 29/09/2009

@Inma : Je voulais surtout insister sur l'organisation, même si je serai le premier à reconnaître qu'il n'y a pas de cause unique à un problème si grave. Pourtant ce que vous soulignez, à mon sens, est plus éternel et pas vraiment symptomatique d'un problème actuel. Bien sûr, beaucoup s'imaginent trouver dans l'Entreprise le bonheur que la vie ne leur a pas offert et ils s'en trouvent rapidement très déçus, comme un mari trompé qui réalise que la personne en qui il avait placé toutes ses éspérances l'a trahi. Mais le mal des entreprises de notre temps, à mon avis, c'est la taille. C'est aussi ce que je tente de montrer dans mon billet précédent. La taille critique, voilà une expression plus que jamais actuelle. Les entreprises, passée une certaine taille, tendent automatiquement à fonctionner d'une façon irrationnelle et inhumaine, exactement comme les empires d'autrefois. C'est dans ces organisations inhumaines et le plus souvent idiotes que beaucoup d'hommes et de femmes de notre temps perdent leur temps, puis leurs espoirs, puis leur vie.

Écrit par : david laufer | 29/09/2009

@Scipion : une pareille balle dans le pied mérite qu'on s'y arrête. Vous dites donc que le taux de suicide à la SNCF, chez Nestlé, chez UBS est en gros identique à celui enregistré chez France Telecom. Votre remarque veut nous faire croire que les journalistes, pour une raison x, ne rapportent que les suicides qui ont lieu chez France Telecom, et choisissent par conséquent de taire tous les autres. C'est un classique de la conspirationnite, et c'est en plus assez nauséabond, dans le sens où vous suggérez qu'il n'y a au fond aucune relation entre 24 suicides et une seule entreprise, sinon le hasard. Bref, vous vous trompez sans style.

Écrit par : david laufer | 30/09/2009

@ David Laufer,

C'est peut-être la fréquance rapprochée des derniers suicides qui ont retenu l'attention des médias. Si celà est bien le cas.

D.J

Écrit par : D.J | 30/09/2009

Mais DJ, TOUT est dans la fréquence. Vous imaginez qu'on en fasse un tel fromage si ces 24 suicides avaient eu lieu en 20 ans ? Tout dans cette histoire est exceptionnel, et en même temps, cette histoire révèle un mal bien plus profond et général, comme je tente de le démontrer. Mais réduire cet épisode à une construction médiatique, c'est vraiment le dernier niveau de la réflexion. Il faut dire ça en tenant un demi de bière, le pied bien assis sur la barre de métal.

Écrit par : david laufer | 30/09/2009

Merci pour ces explications. Je reconnais que vos arguments dépassent le propos de comptoir et retire ma vindicte.

Toutefois, vous suggérez que ce qui se passe chez France Telecom est somme toute anodin, conforme aux statistiques, etc. Vous connaissez la phrase de Staline : un mort, c'est une tragédie, mille mort, c'est une statistique. Or de toute évidence, ce qui se passe chez FT n'est pas anodin ni identique à ce qui se passe dans toutes les entreprises de cette taille en France et ailleurs. C'est un phénomène extrême, et par conséquent révélateur. Que l'on taise se ce qui se passe dans un ministère m'étonne peu, surtout aujourd'hui, mais il est certain que si Nestlé ou UBS enregistraient le même taux de suicides, on en ferait de gros fromages. Et à ce que je sache, ça n'est pas le cas. D'où l'exceptionnalité de FT.

Écrit par : david laufer | 01/10/2009

Il faut tout de même relativiser les malheurs de nos contemporains. D’accord tout n’est pas rose mais si l’on compare notre situation à ceux du 19ème siècle qui croupissaient dans la fange du misérabilisme des grandes villes comme Londres ou Paris qu’a si bien décrit Dickens ou Zola on peut s’estimé nantis en comparaison. Les postiers sont peut être harcelés dans leur travail mais si on les compare aux époques où la majorité des hommes étaient quasiment des clochards qui ne se suicidaient pas pour autant, on peut considérer notre époque comme bénie des Dieux
Et attention autant que cela paraisse incroyable , cynique, étrange, c’est qu’en matière de suicide il existe aussi une composante mode. Tous ceux qui sont sur les rangs pour se suicider le feront plus volontiers s’ils se sentent impliqués dans une habitude d’un groupe auquel ils appartiennent et où l’on se suicide plus volontiers qu’ailleurs.
Par exemple dans une garnison de l’est de la France des soldats se suicidaient en se pendant au même clou planté dans une poutre d’une écurie d’un régiment de cavalerie et bien les suicides se sont arrêter quand un adjudant a eu l’idée d’arracher le clou de la poutre. !
Autre exemple un peu plus connu au Moyen Age. Dans une douce ville de France des jeunes filles avaient pris l’habitude de se suicider les unes après les autres, tout c’est arrêté le jour où le Bourgmestre de la ville eut l’idée de déclarer que la prochaine jeune fille qui se suiciderait serait promenée toute nue sur le dos d’un cheval !
Avec les gens des PTT je ne serais pas étonné qu’il n’y ait pas une composante imitation comme facteur expliquant en partie ces genres de suicides en série.

Louis HERVE

Écrit par : hervé | 01/10/2009

Bien gentil de partir quand on en a marre. Mais cela a un prix : adieu veaux, vaches,couvée, en l'occurrence femmes et enfants. L'instinct de nidification a horreur du nomadisme. Il vous restera en lieu et place une pension alimentaire à payer, qu'il vaudra mieux cacher à votre nouvelle conquête le cas échéant...
Si ces gens se suicident, c'est simplement parce qu'ils sont pris entre le marteau-entreprise et l'enclume-sa chère épouse, qui dans les faits ne se comporte sûrement pas mieux que le pire des dir RH...
Si les hommes ne finissent pas par piger qu'ils doivent fuir le mariage comme la pire des pestes, méritent-ils notre pitié ?

Écrit par : Géo | 02/10/2009

Taille de l'entreprise et mauvais fonctionnement conséquent, manque de vie en dehors du travail, esprit d'imitation, méfaits du mariage... Il me semble que la seule conclusion qu'on peut en tirer en lisant ces commentaires est que les causes du suicide sont toujours multiples, et j'ajouterais aussi une petite réflexion sur le formatage, qui ne concerne pas seulement le recrutement, mais tous les aspects de la vie. Derrière le formatage, il y a la dépersonnalisation, c'est-à-dire la perte de l'identité. Une entreprise trop grande n'a plus d'identité et se résume à une série de mécanismes qui peuvent changer du jour au lendemain.*
C'est l'anonymat et la dissolution du pouvoir dans la procédure et la surveillance de tout le monde par tout le monde. Tout cela devient difficilement représentable pour l'employé qui se voit visé de manière parfois sournoise sans pouvoir saisir qui fait quoi. A qui la faute? A qui s'en plaindre? Dans les entreprises étatiques ce problème est d'autant plus grave que certains postes à responsabilités sont occupés par des incompétents notoires impossibles à déloger et que le quotidien de certains employés est fait de petites délations, rumeurs et harcelements divers. Sinon, le formatage et la perte de l'identité ont lieu également dans d'autres domaines. Vous êtes marié à 20 ans (Oh, déjà? Quelle horreur!) Vous n'êtes pas marié à 30 (Ah, pas encore marié/en couple? Quelle horreur!). S'affranchir de tous ces carcans demande beaucoup de courage, mais aussi une ouverture d'esprit qu'une éducation niaise et égalitariste tend à étouffer.

*S'il y a parmi vous des amateurs de BD. Quelqu'un connaît le titre d'une bande dessinée belge où il est question d'un chômeur qui trouve enfin un emploi qui consiste à introduire des chiffres dans une base de données? Les choses se compliquent lorsqu'au fil du temps il ne sait toujours pas et ne peut expliquer à ses amis ce que sa boîte fabrique et à quoi sert au juste son travail. J'ai lu cela il y a longtemps et je n'arrive pas à me souvenir du titre...

Écrit par : Inma Abbet | 03/10/2009

J'ai fini par trouver le titre : il s'agit d'une des histoires de "S.O.S Bonheur", de Griffo/Van Hamme, vision anti-utopique d'une société 'idéale', où un Etat Providence contrôle toutes les actions et tous les comportements humains.

Écrit par : Inma Abbet | 04/10/2009

je suis retraité de la S.N.C.F depuis le début de l'année. Avec la réforme des retraites j'aurais pu rester, ce qui aurait été avantageux sur le plan financier, je m'explique: je travaillais à l'entretient des voies et je gagnais correctement ma vie, de plus prolonger ma carrière de quelques années m'aurait procuré financièrement parlant une meilleure retraite !
pourtant la mentalité ambiante était déplorable, chacun pour soi, sans égard pour les gens plus âgés, situation alourdie par des chantier programmé de nuit de plus en plus souvent, et de moins en moins de personnel pour travailler. J'avais l'impression que si je continuais dans ces conditions là j'allais mourir au travail!
Mais je crois que cette situation n'est pas propre à la SNCF ou France Télécom, non! c'est plus général, les mentalités ont évolués, ou plutôt se sont dégradés!
Le problème c'est qu'on est pas au bout de nos difficultés ! Du moins pour ceux qui ne sont pas proche de la retraite!

Écrit par : Daniel | 15/10/2009

La souffrance au travail à la Mairie de Paris est une réalité, harcèlement moral et suicides un bilan catastrophique, là aussi ceux qui osent se plaindre endurent le plus souvent des représailles de leur hiérarchie (menaces, déplacements d’offices, sanctions déguisées), certains représentants syndicaux d’un syndicat maison sont complices et acheter par de petites promotions pour étouffer ces affaires.
Un syndicat demande une médecine indépendante.

Écrit par : Philippe | 23/11/2009

Merci à Daniel et Philippe pour ces témoignages. Intéressant aussi qu'on parle de trois entités - FT, SNCF et Mairie de Paris - toutes publiques, ou récemment privatisées. Pur hasard ou mauvaise gestion causée par un défaut profond d'organisation ?

Écrit par : david laufer | 23/11/2009

Encore un suicide à la Mairie de Paris, une femme qui a rédigé un courrier dénonçant ces conditions de travail!!!

Écrit par : Gérard | 23/06/2010

SUICIDE A LA MAIRIE DE PARIS.

Honte, que de honte, encore un suicide au mois de juin 2010, suite à des conditions de travail déplorables.
Les fonctionnaires de la Mairie de Paris n'ont jamais été aussi mal traités.
Des conseils de disciplines staliniens soumis à l’arbitraire des contingences politiques de la Ville, au profit de certaines CAP.
l'injustice, le harcèlement moral, le prosélytisme, la discrimination, les suicides existent pourtant bien à la Mairie de Paris, Et peut-être même plus qu'ailleurs... Le harcèlement devient pour certains petits chefs une véritable méthode de management sans foi ni loi. La situation est également favorisée par le contexte social de la municipalité en place, L’administration, et l’élu, savent bien que l’agent fera tout pour garder son emploi. Et que les collègues témoins fermeront les yeux sur des injustices manifestes de peur de perdre leur propre poste ou de passer en conseil de discipline.
A la Mairie de Paris, les agents sont protégés du licenciement par le statut du fonctionnaire. Il reste donc la solution de « faire craquer et détruire » l’indésirable ou de faire rentrer dans le rang le responsable syndical qui dénonce ces pratiques.
Voilà l'image de la gauche a paris.

Écrit par : Michel | 09/09/2010

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