14/06/2010

France Info et la fin des nations

A Belgrade, remonter la rue Birtchaninova vers 2002 était une expérience édifiante. Devant toutes les ambassades européennes qui bordent cette rue en pente douce, bordée de platanes asphyxiés, on voyait de longues files d'attente. Qu'il pleuve ou qu'il vente, qu'il fasse -20 ou 40 degrés, des milliers de Serbes faisaient le pied de grue dehors pour obtenir un visa pour la Suisse, l'Allemagne, l'Italie, la Suède. Tous ensemble, avec leurs cigarettes, ils souffraient en silence pendant des heures, forcés de se plier à ce protocole délirant avant d'obtenir le sésame. Et pendant ce temps, les criminels, les dealers et les assassins traversaient les frontières avec de faux papiers ou des passeports de complaisance. C'est le triste sort de tout embargo de ne toucher que les innocents et de favoriser ses cibles présumées. Cette vision de la rue Birtchaninova me rappelle l'inanité des frontières physiques, l'expression la plus visible des nations et de leur développement depuis 150 ans.

 

Le vote de ce week end en Belgique a résonné à travers l'Europe comme un coup de tonnerre : les séparatistes flamands menacent désormais l'intégrité d'un pays qui n'est rien moins que le centre administratif d'une Europe occidentale qu'on imagine libérée de l'héritage le plus nocif de la philosophie politique nationaliste. On ne peut pas se représenter de symbole plus aveuglant pour la fin de l'UE qu'une Belgique démembrée de l'intérieur par une population divisée sur des lignes culturelles et linguistiques, prête à sortir ses mousquetons pour jouer “Verdun 2 : le retour”. Et partout depuis hier cette rengaine saturée de Schadenfreude prend une nouvelle ampleur et nous prédit la fin de l'Europe, le retour aux bonnes vieilles nations, aux séparations des peuples en suivant fleuves, monts, rivières ou barrières linguistiques, aux monnaies locales, aux lois locales, à tout ce qui est local et qui s'oppose, forcément, à ce qui ne l'est pas.

 

Quentin Dickinson tenait pourtant sur France Info des propos beaucoup plus mesurés sur ce qui risque de se passer maintenant en Belgique, rappelant que la future coalition des indépendantistes flamands avec les socialistes wallons apportera plus de stabilité que ce pays n'en a connue depuis trois ans. Parmi les personnages interviewés se trouvait un architecte belge de renom, Leo van Broek, qui déclarait en substance : ce vote est l'expression d'une crispation sur une identité nationale, ce qui est compréhensible dans la mesure où les identités nationales sont déjà mortes ; un Bruxellois de 15 ans qui fait du skateboard partage bien plus avec un enfant de 15 ans qui fait du skateboard à Minsk ou à Tokyo qu'avec un autre Bruxellois de 45 ans, et ceci est une nouveauté dans l'histoire ; et puis, souligne van Broek, regardez toutes les oeuvres de science-fiction, toutes évoquent un monde futur sans frontières, avec une seule langue, un seul peuple très divers sur sa forme mais complètement unifié sur son mode de vie ; nous y sommes déjà, dans ce monde global et unifié, termine van Broek, il faut donc une certaine dose de courage pour l'accepter et les Belges, aujourd'hui, sont un peu découragés, ce que je comprends.

 

Il n'y a rien de révolutionnaire dans ces propos, mais leur contexte et la limpidité d'expression de leur auteur les rendaient captivants. Et comme, surtout en Suisse, ce genre de propos suscite une quantité largement majoritaire de critiques souvent violentes, il me semble amusant de m'en faire le défenseur. Plutôt que d'invoquer Orwell, à tort évidemment, il est utile de rappeler que, sur le fond de la chose, van Broek a raison : les identités nationales, et les nations qu'elles représentent, sont effectivement en train de mourir, remplacées depuis 1945 par l'unification de nos modes de vie, par la disparition de centaines de langues locales, par l'urbanisation galopante et l'agriculture intensive, et surtout par la consolidation de la démocratie et la lente disparition de la dictature. Car comment être dictateur sans la protection qu'offre la frontière. Les dizaines de dictateurs du XXe siècle, socialistes, fascistes ou simplement fous, sont parmi les meilleurs illustrateurs des horreurs que permirent la nation. Et si la religion peut s'enorgueillir d'avoir généré une quantité impressionnante de conflits et de génocides, il faut rappeler que, depuis son émergence en force en 1848, aucune forme politique n'a produit autant de conflits dévastateurs, globaux et meurtriers que le modèle national.

 

De 1848 à aujourd'hui il n'y a que 150 ans environ et il est frappant de voir à quel point le modèle de la nation aura été court en dépit, ou probablement à cause de son intensité. Prenons une vieille et grande nation comme la France. Combien de ses régions y sont intégrées presque par hasard, non sans tensions de nos jours encore : la Savoie, l'Alsace, la Lorraine, la Catalogne, la Bretagne, la Bourgogne même, un duché si puissant qu'il menaçait le royaume tout entier jusqu'à la fin du XVe siècle. On peut faire le même constat avec la totalité des vieilles nations comme avec les plus récentes. Parce que la nation, comme l'explique notamment Shlomo Sand dans “Comment le peuple juif fut inventé” fut le produit de l'idéologie nationaliste, et non l'inverse. Un remarquable exemple de l'arbitraire de la création des nations fut donné par Churchill qui se vantait d'avoir créé la Jordanie en dix minutes sur une carte. Et il y a dans cet épisode une des clés de compréhension de l'idéologie nationaliste, née avec le développement de la marine et de la cartographie modernes qui soudain offraient aux hommes une vue en 2D de leur pays, leur donnant l'occasion d'y dessiner des frontières comme le ferait un demi-dieu.

 

Que l'on vive aujourd'hui sans réelles différences de Tokyo à Moscou en passant par Paris et Sao Polo n'échappe à personne. Même nourriture, même musique, mêmes soucis de pollution, même transports engorgés. Les traditions locales, les fêtes des saints ou les carnavals, qui sont sensés représenter les bastions de nos identités locales, nos traditions, ne sont très souvent, comme la sordide St Martin de Vevey, plus qu'une occasion de vendre de la bière, des chapeaux, des saucisses, le tout noyé dans de la musique pop et encadrés par les forces de sécurité. De l'autre côté du spectre, il serait abusif, pour le moins, de soutenir que les exemples que nous avons de gouvernance mondiale sont convaincants malgré leurs défauts. Ni l'UE, ni les Nations Unies ne sont des modèles de société pour l'après-nation dans lequel nous entrons maintenant. Et quel que soit le modèle qui s'imposera après les nations, le vote des Belges indique aussi que le futur n'est pas pour tout de suite et que les crispations que nous traversons un peu partout sont plus que des nids-de-poule dans le ruban magnifique qui nous mène vers demain.

 

Il demeure que le nationalisme européen sera l'Alpha et l'Omega des nations. En tant que philosophie romantique née sur les débris de la Révolution française, il a façonné l'Europe moderne et les conflits qui, venant d'elle, ont bouleversé le monde entier. En tant qu'expression d'une crispation, ou du refus de dire adieu au monde prospère, calme et aisément compréhensible d'après 1945, au monde d'hier dirait Zweig, il affaiblit toute la société de l'intérieur, en Belgique, en Suisse ou en France et ne rend que plus inéluctable la déchéance de ces pays et leur soumission future à d'autres puissances et d'autres modèles. Il serait alors judicieux de tenter de façonner plus activement notre avenir au lieu, comme la femme de Lot dans la Bible, de nous transformer en statues de sel, immobiles et stériles parce que nous n'aurons pas résisté à notre nostalgie, si compréhensible fût-elle.

15:31 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (12)

Commentaires

Bien que formé à des principes économiques rationnels, j'ai parfois le sentiment qu'il existe dans nos sociétés des mouvements successifs d'expansion-contraction, semblables à ce qui ce passe dans le corps humain au plan de la respiration ou du coeur.

Les décennies 50 et suivantes ont vu le monde politique et économique se découper en blocs et en espaces de plus en plus grands, jusqu'à cette apparence de mondialisation tant redoutée par ceux-là mêmes qui voulaient voir tomber les frontières.

Or, la leçon d'événements proches montre que la souplesse des marchés locaux et régionaux permet de rebondir aux conditions globales de façon plus efficace. La proximité devient un must et la communication s'empresse de diffuser la bonne nouvelle comme une révélation.

Qu'en est-il alors des identités géographiques propres aux individus? Ce n'est pas mon domaine, mais, là aussi, je pressens de vieux traumatismes comme il en existe parfois dans les familles, et qui se transmettent d'une génération à l'autre. Pour prendre un cas très ciblé, celui de l'Irlande du Nord, où est véritablement le trauma ? S'agit-il d'un conflit social, religieux, ou d'une lutte de libération coloniale décalée dans le temps et l'espace ?

En ce qui concerne les Européens, les études généalogiques sur de longues périodes montrent d'incessantes migrations, parfois circulaires, parfois rectilignes, de quelques kilomètres ou alors d'un bout à l'autre du continent.
Qu'en reste-t-il chez les descendants et quel héritage pour ceux qui ont à vivre désormais sur le même sol ?

Si, par malheur, je devais répondre cette question, je trouverais l'astuce de dire que pour préserver son esprit et son individu, la meilleure attitude à suivre est de se sentir étranger partout où l'on va. Cela permet de conserver une modestie et une innocence propres à éviter la ruine de l'âme.

Écrit par : Rabbit | 15/06/2010

Entre vos lignes trouverions-nous les termes d'un débat sur... l'identité nationale? En tous les cas si j'adhère volontier à votre vision globale du processus actuel qui fait des nationalismes traditionnels de vieilles lunes, je suis en revanche plus réservé sur votre titre et votre prophétie sur la 'fin des nations' J'en rêve, oui mais je crains que le clivage nord-sud va encore donner l'occasion à bien des nationalismes nouveaux d'émerger. Les enjeux seront certainement différents à ceux de nos guerres du XX° siècle pourtant je pense que ce sera exactement la même dialectique, celle qui instrumentalise les différences pour en faire des différents et dans la foulée d'une bonne gueguerre, prendre le contrôle au lieu de le partager. Pour une fois je vous trouve trop optimiste. Ou alors ai-je mal lu ce que vous entendiez derrière ce titre.

Écrit par : Polo | 15/06/2010

"il affaiblit toute la société de l'intérieur, en Belgique, en Suisse ou en France et ne rend que plus inéluctable la déchéance de ces pays et leur soumission future à d'autres puissances et d'autres modèles"

Quels sont ces modèles et ces puissances que vous appelez de tous vos voeux?

Écrit par : sept | 15/06/2010

L’Europe politique ne serait-elle pas plus facile à créer si les nations se morcelaient en leurs anciennes provinces qui les constituaient naguère comme pourrait le faire la Belgique si les choses évoluaient dans le sens de la scission.
Car rien ne peut laisser prévoir que les hommes politiques actuels ou futurs qui détiennent le pouvoir dans les nations européennes voudront se laisser confisquer leur souveraineté acquise depuis de nombreux siècles , étant les héritiers des personnages de droit divins qu’étaient les rois et qui aujourd’hui encore se considèrent comme étant les détenteurs d’un droit sacré légué par l’expression du peuple lors des élections . Le vrai obstacle à la constitution d’une Europe fédérale c’est cette caste de quelques individus qui se partagent jalousement le pouvoir dans chaque pays d’Europe , cette aristocratie élective qui n’a absolument pas envi de la partager d’une façon ou d’une autre le pouvoir. Oh ! bien sure quelques concessions ont été faites au nom de l’Europe mais se sont des broutilles.
Non une grande occasion a été manquée de faire une fédération européenne c’est en 1945 quand les américains étaient les maitres du monde, les triomphateurs, les seuls à posséder la bombe atomique. Quand l’Allemagne n’était plus rien, que la France se résumait à l’image emblématique de De Gaule, que l’Europe n’était que ruines et cendres, les américains auraient du imposer l’union politique de l’Europe que ça plaise ou non, ils avaient la force intégrale pour eux . Ils auraient pu arguer qu’ils en avaient marre de venir faire casser la gueule à leurs pauvres boys à causes des éternels conflits européens du à leurs éternelles divisions. Mais il aurait sans doute fallut un personnage d’une autre envergure que ce marchand de cravate qu’était Truman. Et aujourd’hui on ne voit pas bien comment la vieille Europe pourrait changer ses habitudes d’indivisions bien que le mode de vie soit à peu prés identique partout , ça ne suffit pas. Beaucoup de gens commencent à prendre l’Europe en grippe, la crise aidant à en faire un bouc émissaire.

Écrit par : hervé | 15/06/2010

David, malgré ce que vous défendez comme théorie, j'ai le sentiment que, ô paradoxe, vous avez du problème belge une vision plus francophone que complètement neutre ou impartiale. Car dans les faits, les francophones belges vivent dans le mythe de l'universalité de cette langue nationale qu'est le français, et face à cela, la réalité culturelle qu'est le néerlandais se cabre, pour la simple raison que chaque être humain regarde la culture qui est la sienne comme tout aussi valable que celle des autres. Regarder la réaction flamande comme relevant seule du nationalisme, c'est penser d'emblée, je crois, que le français n'est pas une langue nationale, mais une langue inverselle, alors qu'il s'agit plus exactement, à mes yeux, d'une réaction à un phénomène qui ressortissait dès le départ du nationalisme, et qui le reste: il s'agit d'un reste de réaction contre la perte d'autorité de l'empire créé par Louis XIV!

Mais cet empire français, précisément, n'est pas réellement parvenu à devenir universel: il a été stoppé dans son expansion. L'universalisme spontané peut aussi bien prendre le parti des Flamands: oui, c'est vrai, l'humanité aura plusieurs langues, pourra avoir des langues très diverses selon les lieux, et pourtant une cohérence politique globale, ou restera dans l'incapacité d'effectuer le moindre progrès. Car ce qui se joue, c'est aussi l'acceptation par les Wallons que le français n'est pas forcément supérieur au néerlandais. Or, cette acceptation, par l'ensemble des francophones, est une condition, pour ces francophones, de leur entrée dans un monde réellement mondialisé, dans une cité humaine qui trouvera sa cohérence non contre les langues nationale, ou régionales, mais au-delà. Car il est inexact, au fond, que la politique mérite qu'on lui sacrifie la liberté de la culture, et la liberté de parler la langue qu'on veut, aussi.

Une société globalisée qui nierait la vie culturelle pour prôner l'emploi uniquement technique d'une langue, et qui par conséquent pourrait prôner le français partout pour le droit public (car le français y a des qualités particulières), l'anglais pour le commerce, etc., une telle société n'est pas souhaitable, car une mondialisation qui nie la vie culturelle prise en elle-même n'est pas souhaitable sur le plan humain. Il devient lors prévisible que ceux qui ont vis à vis des langues un sentiment personnel, et qui les regardent comme faisant partie de leur vie culturelle propre, se cabrent et cherchent à protéger cette vie culturelle par des lois.

Car le fait est que même si on regarde partout les mêmes films, localement, les Flamands communiquent bien avec un langage articulé qui est le néerlandais, et non le système de signes des skate-boarders, par exemple. Il ne faut quand même pas exagérer. La poésie, pour ainsi dire, existe encore, et elle se fait toujours dans une langue distincte.

L'Union européenne, si elle cherche à uniformiser culturellement sa population pour une meilleure rentabilité ou une administration plus facile, se heurtera à la réalité humaine, qui s'attache à d'autres choses que les rentrées fiscales ou la valeur ajoutée.

Écrit par : Rémi Mogenet | 16/06/2010

Ce qui me fascine littéralement, c'est que vous écrivez ce billet en habitant la Suisse, pays qui a l'immense avantage d'être petit et où, par conséquent, on a le luxe de facilement passer d'un état à un autre. Etat au sens strict comme au sens large. Il est difficile d'imaginer que vous n'ayez pas vu que les Valaisans sont différents des Vaudois, qui sont différents des Fribourgeois, eux-mêmes n'ayant rien à voir avec les Jurassiens, les Neuchâtelois ou les Genevois. Et pourtant, à vous croire, tous ces gens partagent non seulement la (presque) même nourriture mais le même passeport suisse. Et je n'ai pas parlé des Suisse-allemands, ni des Tessinois ou des Grisons. Vous avez donc sous les yeux, à condition de bien vouloir les ouvrir, la démonstration que ce monsieur architecte belge est un peu à côté de ses chaussures.
Dans tout système bi- ou multipolaire, ramener le curseur sur un des pôles revient à créer un déséquilibre invivable. Vous avez évoqué les excès du tout nationalisme; ils sont tellement connus que, bref, passons...
Comment alors ne pas voir alors les risques qu'il y auraient à vouloir nier toute culture locale ? Et comment ne pas voir que si un jeune cap-verdien a plus de points communs avec un jeune kosovar qu'avec des adultes de Martigny, cela n'est peut-être pas forcèment pour le bien général ?

Écrit par : Géo | 16/06/2010

La "fin des nations", ça sonne aussi un peu faux à l'heure du Mondial de foot... ou peut-être y'a-t-il dans cette liesse bien des éléments pour comprendre qu'en définitive l'enjeu de cette culture nationale est dérisoire.

Et puis comme R.Mogenet, je vous suis mal avec votre exemple du skate-boarder global. Les sous-cultures occidentales téchnologiques ne globalisent pas, la tv ne mondialise rien au contraire, elle éclate le groupe. Hélas seule, à mon sens, la grande pauvreté aujourd'hui permet ce mouvement de réelle globalisation. Et c'est là que se trouve le défi: permettre l'émergence d'un humain mondial résponsable et heureux...

Écrit par : Polo | 16/06/2010

Au risque de paraître un rien pédant, je constate, en feuilletant mes archives, que j'ai répondu à pas mal d'oppositions et de questions contenues dans les commentaires ci-dessus il y a deux ans déjà :

http://dlaufer.blog.24heures.ch/archive/2008/06/26/l-a-times-et-la-fin-des-etats.html

Écrit par : david laufer | 16/06/2010

Déjà 2 ans que le "temps" passe vite! Mais le débat était plus soutenu. On était plus bavard à l'époque cela voudrait dire qu'une certaine lassitude s'installe?!

Écrit par : hervé | 17/06/2010

Celui qui feuillette ses archives projette déjà de publier ses mémoires ?

Écrit par : Rabbit | 17/06/2010

A D. Laufer@ "De 1848 à aujourd'hui il n'y a que 150 ans environ et il est frappant de voir à quel point le modèle de la nation aura été court en dépit, ou probablement à cause de son intensité"

J'ai oublié d'ajouter qu'en dépit d'une certaine inertie dans les débats, je vous suggère tout de même de m'expliquer comment vous voyez la disparition des états nations aussi rapidement alors que tant d'ambitieux enragés s'accrochent aux us et ors des palais où l'on nous gouverne ou le château comme dirait Kafka.
Je suis plus pessimiste, je me demande s'il ne faudra pas de nouveau des circonstances similaires à 1945 pour définitivement écraser le morcellement ancestral de cette Europe si feroce.

Écrit par : hervé | 17/06/2010

C'est vrai qu'une bonne guerre permettrait de vider ce trop plein de testostérone qui monte à la tête, mais c'est malheureusement les femmes et les enfants qui en pâtissent.

A part ça, il faut observer que la Chine a échappé à la déliquescence dans laquelle elle s'enfonçait dans la première moitié du XXe siècle, par deux guerres, deux révolutions, un système totalitaire et une famine. Maintenant, tout va mieux.

Écrit par : Rabbit | 17/06/2010

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